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Aliments naturels

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[:fr]Aliments[:]

[:fr]1 Rôles des aliments

Les aliments sont des substances introduites dans le corps et destinées :

  • à donner les matériaux nécessaires à la croissance, à remplacer les parties usées naturellement ou réparer les tissus lésés accidentellement, à produire les sécrétions endocrines ou exocrines ;
  • à fournir, grâce à la réaction de respiration, l’énergie indispensable à la survie de l’organisme (chaleur, mouvements, énergie nécessaire au métabolisme) ;
  • à former des substances de réserve.

Les aliments constituent donc le principal apport d’énergie pour le corps. Une fois digérés dans le tube digestif, ils sont assimilés dans le sang et conduits aux cellules qui en ont besoin. Là, les produits de la digestion pénètrent dans les cellules et sont finalement décomposés par l’oxygène (amené des poumons par le sang): c’est le phénomène de respiration. Cette réaction fournit de l’énergie, mais aussi des déchets évacués par le sang: de l’eau et du dioxyde de carbone, finalement rejetés par les poumons.

Tous les aliments ne produisent pas la même quantité d’énergie. Mais il est possible de mesurer la valeur énergétique des aliments. L’unité de travail donnant la valeur énergétique d’une certaine masse d’un aliment est la Calorie (avec un « C » majuscule!), aussi appelée kilocalorie, car elle vaut 1000 calories (avec un « c » minuscule!). On utilise aussi le joule, et son multiple le kilojoule.

1 cal = 4,18 J donc 1 Cal = 1 kcal = 1000 cal = 4180 J = 4,18 kJ

Chaque gramme de sucre consommé apporte à l’organisme une énergie d’environ 17kJ = 4kcal, chaque gramme de lipide en apporte 38kJ = 9kcal.

Le tableau suivant donne une idée approximative des besoins énergétiques dépensés lors de certaines activités ou dans divers états de repos apparent.

Type d’activité

Nombre de kcal dépensées par heure

Nombre de kJ dépensés par heure

dormir

70

290

se reposer

80

330

rester assis

100

420

activité intellectuelle en position assise

105

440

station debout

110

460

marche (3 km/h)

170

710

vélo (9 km/h)

190

790

base-ball

280

1170

marche (6,6 km/h)

290

1210

aviron

300

1250

ping-pong

345

1440

escalade d’une pente de 3% (5,6 km/h)

370

1550

volley-ball (attaque)

390

1630

nage papillon (1,6 km/h)

410

1710

course cycliste

415

1730

crawl (1,6 km/h)

420

1760

nage sur le dos (1,6 km/h)

500

2090

marche avec chaussures de ski (4 km/h)

520

2170

ski de fond (9 km/h)

540

2260

escalade d’une pente de 8,6% (5,6 km/h)

560

2340

escalade d’une pente de 10% (5,6 km/h)

580

2420

escrime

630

2630

crawl (2,6 km/h)

700

2930

nage sur le dos (2,6 km/h)

800

3340

aviron (17,7 km/h)

970

4050

football

1000

4180

aviron (18,2 km/h)

1130

4720

course (18,4 km/h)

1300

5430

aviron (20,1 km/h)

1500

6270

crawl (3,5 km/h)

1600

6690

nage sur le dos (3,5 km/h)

2000

8360

course (23,8 km/h)

2880

12040

course (25,4 km/h)

3910

16340

course (27,7 km/h)

4740

19810

course (28,9 km/h)

7790

32560

2 Composition des aliments

Les aliments renferment un grand nombre de constituants chimiques organiques. Ils sont principalement formés d’atomes de carbone, d’hydrogène, d’oxygène, d’azote, de soufre et de phosphore. Certains d’entre eux sont inutilisables pour l’Homme car ses sucs digestifs sont incapables de les décomposer.

2.1 L’eau

L’eau n’est pas un aliment énergétique, mais elle est indispensable à la vie. Les mammifères sont composés en moyenne de 50 à 70% d’eau (64% pour l’être humain). La teneur en eau varie beaucoup selon l’organe considéré: par exemple, chez l’Homme, la peau contient 70% d’eau, le squelette 22%, le sébum 34%, la sueur 99,5% et le sang 79%. Un fruit sec contient moins de 60% d’eau et une méduse en contient plus de 98%! Une perte de 10% d’eau peut causer de graves dérèglements chez de nombreux organismes. Chez l’Homme, une déshydratation de 12% d’eau est fatale.

De même, la proportion d’eau que contiennent les aliments varie fort en fonction de leur nature.

Quotidiennement, l’organisme humain a besoin d’un apport d’environ 2,5 litres d’eau: il en boit 1 litre, en absorbe un autre avec l’alimentation, et son métabolisme lui en fournit encore 1/2 litre. Bien sûr, chaque jour, une quantité comparable d’eau sort de l’organisme: la respiration produit 0,3 litre, l’exhalation 0,5 litre, la transpiration 0,3 litre, la miction 1,3 litre et la défécation 0,1litre. Il s’agit bien sûr là de valeurs moyennes et les quantités varient selon l’alimentation, l’activité et l’environnement.

2.2 Les glucides

Les glucides regroupent les sucres et autres hydrates de carbone. Ce sont des substances surtout utilisées pour l’énergie qu’elles renferment. Toutes n’ont pas un goût sucré.

Les sucres simples ou oses sont solubles dans l’eau et ont un goût nettement sucré; ils sont chimiquement décelés par la réaction de Fehling en réagissant à chaud avec une solution basique de sel de cuivre pour former un précipité rouge-orange d’oxyde de cuivre:

  • le glucose, dont sa forme naturelle principale est le dextrose, est le sucre présent dans notre sang et dans la sève et les fruits des plantes;
  • le fructose (=lévulose ) se trouve dans les fruits et le miel;
  • le galactose est un des constituant de sucre présent dans le lait.

Les osides sont des glucides constitués par l’association chimique de plusieurs oses.

Certains osides sont formés par l’union de deux sucres simples; la solubilité des ces sucres doubles peut s’atténuer, de même que leur réaction avec la liqueur de Fehling, qui est nulle avec le saccharose:

  • le lactose du lait est formé par l’association du glucose et du galactose;
  • le saccharose (=sucrose), présent dans de nombreuses plantes (dont la betterave, la canne à sucre,…) est le sucre de Tirlemont que nous utilisons quotidiennement dans notre alimentation; il est formé par l’association du glucose et du fructose;
  • le maltose ou sucre du malt est formé par l’association de 2 glucoses.

D’autres osides, les polyosides, sont formés par la juxtaposition d’un grand nombre de sucres simples, disposés en longues chaînes ; ils ne sont pas solubles dans l’eau et leur réaction avec la liqueur de Fehling est nulle:

  • l’amidon est un polymère de glucose : il compose les farines et fécules, c’est-à-dire les réserves alimentaires des plantes (dans les graines, les tubercules, les rhizomes,…) ; lorsqu’on le mélange à l’eau, il forme un empois colorable en bleu-noir par la solution de Lugol ou IKI; par ébullition, il se fragmente en une partie soluble, l’amylose, et en une partie insoluble, l’amylopectine ; par digestion, il fournit du glucose;
  • le glycogène est un aussi un polymère de glucose et constitue une partie des réserves alimentaires des champignons et des animaux ( et donc de l’Homme ) : il est stocké chez nous dans le foie et les muscles;
  • la cellulose, polymère de glucose que l’Homme ne peut digérer, forme les parois cellulaires végétales et est produite industriellement sous la forme d’ouate de cellulose à partir des poils de la graine du cotonnier ; elle dissout l’eau : c’est le phénomène d’imbibition;
  • l’inuline, polymère de fructose, est la réserve alimentaire de certaines plantes (famille des Asteracées, c’est-à-dire de la marguerite, du pissenlit, du dahlia,…); sa consommation est recommandée aux obèses, car elle est moins énergétique que l’amidon, et aux diabétiques qui ne peuvent plus réguler leur glycémie; le fructose est actuellement produit à partir d’inuline extraite de la chicorée cultivée;
  • la gélose, polymère de galactose, est soluble dans l’eau bouillante et forme les parois cellulaires de certaines algues dont on l’extrait pour produire l’agar-agar (très utilisé comme milieu de culture bactérien en laboratoire);
  • la chitine, polymère d’un dérivé du glucose que l’Homme ne peut digérer, forme les parois cellulaires des champignons et participe à la rigidité de la carapace des insectes et des crustacés.

2.3 Les lipides

Les lipides regroupent les huiles (liquides d’origine végétale) et les graisses (solides d’origine animale) alimentaires. Ce sont des substances de protection et de réserve.

Chimiquement, les lipides sont très différents des hydrocarbures, autres substances d’aspect gras mais issues du pétrole et toxiques (essence, huile de machine à coudre ou de moteur, graisse de chaîne de vélo,…), avec lesquels ils sont miscibles. Par contre, les lipides ne sont pas miscibles à l’eau et ne peuvent former en mélange avec l’eau qu’une émulsion (mayonnaise par exemple).

Les lipides sont formés par la réaction d’un alcool (glycérol = glycérine) avec un acide gras d’origine animale (acide stéarique du gras des mammifères, acide cétoléique des poissons,…) ou végétale.(acide palmitique du palmier, acide arachidique des arachides, acide oléique des oliviers,…).

2.4 Les protéines, protides ou polypeptides

2.4.1 Structure des protéines

Les protéines sont des polymères d’unités simples appelées « acides aminés« . Il existe 20 acides aminés naturels, permettant, par des longueurs et des enchaînements différents, de fabriquer des centaines de protéines différentes. L’Homme est capable de fabriquer certains acides aminés, mais 8 d’entre eux, appelés « acides aminés essentiels », proviennent exclusivement de la digestion des protéines mangées. Certains aliments d’origine animale en contiennent, mais les cérales associées à divers légumes apportent à l’Homme tous les acides aminés essentiels.

2.4.2 Rôles des protéines

Certaines protéines participent à la construction de nos différentes cellules, donc de tout notre corps: la kératine des poils, le collagène des tissus conjonctifs, l’actine et la myosine des muscles,… sont des protéines.

D’autres protéines, les enzymes, catalysent l’ensemble des réactions métaboliques de notre corps, ce qui permet à ces réactions de se produire à des températures compatibles avec la vie.

Certaines protéines véhiculent des informations dans notre corps, au niveau du système nerveux (neuropeptides) ou dans le sang (hormones comme l’insuline ou le glucagon).

2.5 Les sels minéraux

L’organisme humain doit puiser impérativement dans son alimentation 17 éléments chimiques, outre C, H, O que l’on trouve en abondance dans les glucides et lipides et N que l’on trouve, en plus de C, H et O, dans les protides, qui contiennent aussi du S. L’Homme a besoin quotidiennement de:

  • 1 g à 1 mg des éléments Ca, Cl, Fe, Mg, P, K, Na et S,
  • d’environ 0,01 mg de Cr, Co, Cu, F, I, Mn, Mo, Se et Zn.

2.5.1 Le calcium

Le calcium est l’un des éléments minéraux indispensables à l’organisme humain. Il est nécessaire pour la dureté et la solidité des os, pour la contraction musculaire, le bon fonctionnement des nerfs et pour la coagulation sanguine.

L’absorption du calcium ne peut se faire qu’en présence de phosphore et de vitamine D.

Les produits laitiers, surtout les fromages, sont riches en calcium. Mais le calcium des os sert aussi à neutraliser l’acidité du corps que la consommation de protéines et de produits laitiers, entre autres, favorise. Aussi une grande partie du calcium apporté par les laitages est-elle perdue pour combattre cette acidité. Il n’y a donc pas que la consommation abondante d’aliments riches en calcium qui compte pour nous assurer un bon squelette. On a montré que les personnes mangeant beaucoup de fruits et de légumes et consommant des protéines animales et des produits laitiers sans excès avaient un meilleur taux de calcium corporel.

2.5.2 Le phosphore

Le phosphore constitue aussi les os où il se lie au calcium, leur assurant dureté et solidité, et est nécessaire pour construire le noyau de toutes les cellules. Il est indispensable pour une bonne absorption du calcium par notre organisme.

Le phosphore est abondant dans les viandes et les poissons, les fromages et les légumes secs.

2.5.3 Le fluor

Le fluor intervient dans la formation de l’émail dentaire et a une action préventive sur la carie dentaire.

Il est donc utile de se brosser les dents avec un dentifrice fluoré. Dans certaines régions, du fluor est additionné à l’eau de distribution potable.

2.5.4 L’iode

L’iode est nécessaire à la fabrication de la thyroxine, une hormone de croissance fabriquée par la glande thyroïde.

L’iode est d’origine marine et est donc présente dans les produits de la mer, mais aussi dans les embruns marins, emportés sur des dizaines de kilomètres vers l’intérieur des terres. On en trouve aussi beaucoup dans les épinards. On peut facilement remédier à une carence en iode en consommant du sel iodé. Dans certaines régions très continentales du globe, du fait de la carence alimentaire d’iode, se développe le crétinisme, caractérisé par de graves handicaps mentaux et physiques, et causé par un manque de thyroxine: le nanisme et/ou la déformation du squelette sont accompagnés d’une altération du développement du cerveau.

2.5.5 Le fer

Le fer est essentiel pour fabriquer l’hémoglobine, le pigment de nos globules rouges qui transporte l’oxygène à toutes nos cellules.

Il est assez concentré dans les viandes rouges et surtout dans le foie, le boudin noir et les rognons, le jaune d’œuf, le cacao, le sirop de pomme, la levure et certains légumes comme le persil, les pois, les haricots. Les épinards ne sont pas exceptionnellement riches en fer (2,7mg/100g): une erreur de transcription originale dans les premières tables nutritionnistes (on avait noté par erreur 27mg/100g) est à l’origine d’une légende tenace.

Une carence en fer ou carence martiale peut avoir pour conséquence une anémie, soit une diminution du nombre de globules rouges dans le sang et/ou de leur teneur en hémoglobine.

2.5.6 Le magnésium

Le magnésium intervient dans le bon fonctionnement de certaines enzymes.

Ses sources alimentaires sont les céréales complètes, le chocolat, le fruits de mer, les légumes et les fruits secs.

2.5.7 Le sodium, le potassium et le chlore

Le sodium, le potassium et le chlore jouent un rôle important dans le fonctionnement des nerfs et le transfert d’eau entre les cellules et le liquide interstitiel dans lequel elles baignent.

Ces trois éléments sont présents en abondance dans les viandes et, bien sûr, dans le sel de cuisine ou le sel marin. La banane est particulièrement riche en potassium.

Les herbivores, comme les cervidés et les bovidés, ont un grand besoin de sel, car les végétaux qu’ils consomment ne contiennent généralement qu’une faible concentration de chlorure de sodium -le sel de cuisine-. Ces animaux sont attirés par les pierres qu’ils lèchent à cette fin.

2.5.8 Les oligoéléments essentiels

Les oligoéléments essentiels sont les éléments minéraux dont l’organisme a besoin en quantités infimes. Il s’agit, entre autres, du cobalt, indispensable à la synthèse de vitamine B12, du zinc nécessaire pour fabriquer l’insuline, du chrome, du cuivre, du manganèse, du molybdène et du sélénium, ces cinq éléments nécessaire à certaines enzymes et/ou impliquées dans le métabolisme.

2.6 Les vitamines

2.6.1 Définition et généralités

Les vitamines sont des substances organiques que l’Homme ne peut fabriquer, mais dont il a impérativement besoin quotidiennement en très petite quantité, sous peine de souffrir de désordres métaboliques causés par une avitaminose, et pouvant entraîner la mort à long terme. Les vitamines sont produites par les plantes ou certains organismes animaux très simples. L’Homme doit trouver une quantité suffisante de chaque vitamine dans son alimentation ou grâce aux bactériessymbiotiques de sa flore intestinale. Contrairement aux glucides, aux lipides et aux protéines, les vitamines ne fournissent pas d’énergie. Les vitamines sont des molécules fragiles, facilement détruites par la chaleur.

Les vitamines sont désignées par des lettres majuscules, auxquelles on rajoute parfois un nombre : on parlera ainsi des vitamines A, B1, B12, etc. On classe les vitamines en deux grands groupes : les vitamines hydrosolubles (B et C) et les vitamines liposolubles (A, D, E et K). Notons que les vitamines A et D ne sont indispensables qu’aux animaux, les autres étant nécessaires aux organismes animaux et végétaux.

L’absorption intestinale des vitamines liposolubles nécessite la présence de lipides et de sels biliaires, dont le manque peut entraîner une carence vitaminique, lors de troubles digestifs, de diarrhées ou de vomissements répétés. Outre un défaut d’absorption, les avitaminoses proviennent le plus souvent d’un mauvais équilibre alimentaire ou d’un mauvais fonctionnement du foie, qui ne peut plus stocker les vitamines comme il le fait normalement.

2.6.2 Action des différentes vitamines

2.6.2.1 La vitamine A ou Axérophtol

La vitamine A, liposoluble, peut apparaître sous deux formes dans l’alimentation : sous forme d’axérophtol, la vitamine A active, dans les graisses animales, et sous forme de carotène dans les végétaux. Le carotène est une provitamine A, c’est-à-dire un précurseur de la vitamine A, devant subir une transformation au niveau du foie humain pour remplir son rôle de vitamine.

L’axérophtol se trouve dans le beurre, la crème, le fromage, le jaune d’oeuf (ces aliments renfermant aussi du carotène), dans les poissons gras, par exemple le foie et l’huile de foie de morue.

Le carotène est un pigment végétal abondant dans les algues, la tomate, le poivron, la carotte, la laitue, et donc dans les réserves alimentaires synthétisées par les animaux (qui mangent ces plantes) pour leurs petits : jaune d’oeuf et lait, donc les produits laitiers tels que le beurre (plus en été qu’en hiver), la crème et le fromage.

La vitamine A est indispensable à la vue : elle est nécessaire à la synthèse de la rhodopsine, pigment récepteur des bâtonnets, cellules très sensibles (en noir et blanc seulement) de la rétine oculaire. La rhodopsine est en effet composée d’une protéine, l’opsine, et de rétinal, substance très proche du carotène. L’avitaminose A peut donc entraîner une perte de la vision crépusculaire (héméralopie) et même une cécité nocturne, ainsi que des troubles de l’adaptation des yeux aux brusques variations de la luminosité.

La vitamine A est également indispensable pour conserver intactes les muqueuses épithéliales, par exemple la cornée, la surface des organes internes ou même la peau. Une avitaminose A peut entraîner un assèchement de ces enveloppes, avec pour conséquences une opacification de la cornée et une conjonctivite, des dermites, l’apparition de comédons et d’acné, une perte d’éclat des cheveux, une fragilisation des ongles voire des dents et des os, une perte de résistance des organes aux infections et du foie au substances toxiques, etc. L’usage d’huile de foie de morue, très riche en vitamine A, contre l’eczéma nous vient de la médecine populaire lapone.

2.6.2.2 Les vitamines B

Les différentes vitamines B se différencient par leur nature chimique et leur rôle, mais toutes sont hydrosolubles. Très souvent, différentes vitamines B sont présentes dans un même aliment. Lorsqu’on veut prendre de la vitamine B sous forme de médicament, il est d’ailleurs conseillé de choisir un complexe vitaminique B (une combinaison de vitamines B) pour éviter tout déséquilibre.

Les aliments les plus riches en vitamines B sont les téguments (le son) et les germes de céréales, les légumes, la levure de bière, le jaune d’oeuf, le coeur, le foie et les reins (rognons) de mammifères ; les bactéries de la flore intestinale, dont le développement est favorisé par la consommation de yaourt, fabriquent certaines vitamines B (B9, B12).

2.6.2.2.1 La vitamine B1 ou thiamine

La vitamine B1 fut historiquement la première vitamine découverte.

En 1882, le médecin japonais Takaki constata que les marins japonais, nourris au riz blanc (riz débarrassé de son enveloppe) présentaient le béribéri, une maladie caractérisée par une atrophie et une paralysie des muscles, alors que les marins européens, qui mangeaient de la viande et des légumes, n’en étaient pas atteints.

En 1889, en Indonésie, le médecin hollandais Eijkman observa que les poules nourries au riz blanc, décortiqué, mouraient du béribéri, alors que les poules nourries au riz complet n’étaient pas affectées. Une vitamine se trouve donc dans l’enveloppe du grain de riz, et la carence de cette vitamine provoque le béribéri.

Déjà en 1860, une expédition entreprit de traverser l’Australie du sud vers le nord, franchissant des régions encore totalement inconnues des Européens. Une étrange maladie frappa tous les membres de l’expédition, et, des quatre explorateurs, un seul survécut. Il semble, à la lueur du journal de voyage et des connaissances actuelles, que les explorateurs moururent de béribéri. En effet, les rations de farine et de bœuf salé diminuant, les explorateurs consommèrent un aliment du terroir reçu des aborigènes: des sporocarpes d’une fougère, ressemblant à des grains de blé et dont ils tiraient de la farine. On sait aujourd’hui que cette farine renferme de grandes quantités d’une enzyme détruisant rapidement la thiamine. Les aborigènes broyaient les sporocarpes mélangés à de l’eau, ce qui élimine la thiaminase, tandis que les explorateurs procédaient à sec.

La thiamine est indispensable au métabolisme énergétique. Une avitaminose B1 altérera l’activité nerveuse, musculaire et cardio-vasculaire.

2.6.2.2.2 La vitamine B9 ou acide folique

L’acide folique intervient dans toute division cellulaire, donc dans l’expansion de tissus, la formation du sang en particulier. L’avitaminose B9 provoque des troubles de l’hématopoïèse, avec comme conséquence une anémie. Elle est aussi à l’origine de 90% des cas de spina bifida.

2.6.2.2.3 La vitamine B12 ou cyanocobalamine

La cyanocobalamine est d’origine animale (foie) et est quasiment absente des aliments végétaux ; elle est par contre synthétisée par les bactéries de la flore intestinale chez la vache si sa nourriture comporte assez de cobalt, élément chimique indispensable à la synthèse de la vitamine B12.

La cyanocobalamine intervient dans la formation des globules rouges (érythropoïèse) et sa carence entraîne une forme d’anémie. On rencontre cette anémie pernicieuse chez les végétaliens, végétariens qui non seulement ne consomment aucune viande, mais en outre excluent de leur alimentation toute nourriture d’origine animale (lait, fromage, oeuf).

2.6.2.3 La vitamine C ou acide ascorbique

La vitamine C, hydrosoluble, est rendue célèbre par la maladie provoquée par son absence dans l’alimentation : le scorbut. Connue depuis l’antiquité, cette affection était fréquente chez les marins privés de fruits et de légumes durant leurs longs voyages.

L’acide ascorbique est effectivement présent dans les fruits frais, plus particulièrement dans les agrumes (orange, citron,…), les légumes frais et la pomme de terre.

L’acide ascorbique est nécessaire pour la fabrication du collagène, fibre protéique à la base de la composition des tissus conjonctifs, donc des os et des dents, mais aussi des tendons musculaires et des parois des vaisseaux sanguins. Le scorbut se caractérise donc par de petites hémorragies et des blessures longues à guérir (le tissu conjonctif intervient dans la réparation des tissus blessés). On a prétendu que la vitamine C était capable de neutraliser certaines substances toxiques ou microbes entrés dans l’organisme : en neutralisant ces substances, la vitamine C serait détruite. Ainsi, l’ingestion massive de vitamine C combattrait parfois efficacement les maladies virales, contre lesquelles la médecine est actuellement démunie.

2.6.2.4 La vitamine D ou calciférol

L’histoire de la vitamine D, liposoluble, est liée à l’étude du rachitisme. Jadis, les enfants des castes nobles en Inde, qui vivaient dans les palais à l’abri du peuple, mais aussi du soleil, développaient cette maladie. Les enfants du peuple, courant au soleil, n’en étaient pas atteints. La vitamine D active est donc issue de la transformation à la lumière solaire d’une provitamine D.

Le calciférol est indispensable pour absorber le calcium et le phosphore au niveau intestinal, les fixer dans les os et assurer ainsi au squelette solidité et bon maintien.

La vitamine D2 ou ergocalciférol est fabriquée à partir de provitamine D2 ou ergostérol, transformée par la lumière solaire au niveau de la peau.

La vitamine D3 ou cholécalciférol, synthétisée à partir de cholestérol, est une vitamine que l’on trouve dans les poissons gras (elle est abondante dans l’huile de foie de morue), le lait et le beurre d’été, le fromage, le jaune d’oeuf ; ceci explique que les Esquimaux, subissant pourtant de longues périodes d’obscurité, ne soient pas atteints de rachitisme. L’usage d’huile de foie de morue, très riche en vitamine A, contre l’arthrite nous vient de la médecine populaire lapone.

2.6.2.5 La vitamine E ou tocophérol

La vitamine E, liposoluble, est présente dans le jaune d’oeuf, le foie, le beurre, les huiles végétales et les germes de blé.

Une carence en tocophérol détermine chez le rat des troubles de la fécondité. Mais elle n’est, chez l’Homme, en aucun cas liée à la reproduction ni à la sexualité. Chez l’Homme, le tocophérol est une substance antioxydante: elle protège, dans notre corps, certaines substances utiles -comme la vitamine A- de l’oxydation, une réaction chimique destructrice. Elle aurait une action protectrice contre le cancer en empêchant la formation, dans l’estomac, de nitrosamines, substances cancérigènes formées à partir des nitrites, eux-mêmes dérivés des nitrates de l’alimentation. La carence en vitamine E étant exceptionnelle, on ne connaît pas chez l’Homme adulte de troubles spécifiques de l’avitaminose E.

2.6.2.6 La vitamine K ou phylloquinone

La vitamine K, liposoluble, se rencontre dans le foie et les légumes verts, mais est principalement synthétisée par les bactéries de la flore intestinale.

La phylloquinone intervient dans le phénomène de coagulation sanguine: la prothrombine est en effet synthétisée par le foie en présence de vitamine K. Une carence en vitamine K entraîne une dangereuse prolongation du temps de coagulation. On utilise d’ailleurs la phylloquinone comme antidote en cas d’ingestion accidentelle d’un anticoagulant très utilisé comme raticide car n’entraînant la mort du rongeur qu’au terme de plusieurs jours: de nature très méfiante vis-à-vis de nouveaux aliments, les rats ne sont donc pas alertés par la mort précoce d’un congénère.

2.6.3 Les complexes vitaminiques

Il existe sur le marché des complexes d’oligo-éléments et de vitamines, dont on conseille la consommation:

  • dans tous les états où l’organisme a des besoins en vitamines et minéraux accrus, par exemple en cas de grossesse, d’allaitement ou de convalescence (maladie, intervention chirurgicale, accident),
  • dans tous les cas réduisant les réserves vitaminiques et minérales (infections, maladies chroniques, régime alimentaire sévère, troubles de l’assimilation),
  • en cas de fatigue ou d’asthénie.

2.6.4 Besoins quotidiens en vitamines

A titre indicatif, le tableau suivant donne les quantités quotidiennes nécessaires de chaque vitamine en fonction de l’âge, du sexe et de l’état

vitamines

[:]

Céleri

Famille des Apiaceae

C’est l’ache cultivée (ache : apium graveolens)

Indications
  • Inappétence
  • Digestions lentes
  • Asthénie, surmenage, convalescences, insuffisance surrénale
  • Nervosisme
  • Déminéralisation (tuberculose)
  • Scrofulose
  • Impuissance
  • Fièvres intermittentes
  • Rhumatismes, goutte
  • Lithiase urinaire, coliques néphrétiques
  • Affections pulmonaires
  • Hépatisme, ictère
  • Obésité pléthore
  • Plaies, ulcères, cancers, angines, engelures

[wptab name=’Constituants’]

Vitamines A, B, C; minéraux et métalloïdes : magnésium, manganèse, fer, iode, cuivre, sodium, potassium, calcium, phosphore; une essence (anhydride sédanonique), choline, tyrosine, acide glutamique, …

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Apéritif
  • Stomachique
  • Tonique nervin et général
  • Stimulant des surrénales
  • Réminéralisant
  • Rafraîchissant
  • Antiscorbutique
  • Dépuratif, régénérateur sanguin
  • Antipaludéen
  • Diurétique
  • Antirhumatismal
  • Draineur pulmonaire et hépatique
  • Antiseptique
  • Amaigrissant
  • Cicatrisant

[/wptab]
[wptab name=’Mode d emploi’]

Cru en salade, votre céleri rémoulade vous attirera des compliments si vous incluez 1/4 de pomme pour 3/4 de céleri. Dans les potages. Jus de céleri en branches : un demi-verre par jour pendant quinze à vingt jours, pour cures intensives (rhumatisme) ; 200 g par jour en trois fois, dans l’intervalle des accès palustres. Bouillon (ou décoction) de feuille : 30 g par litre, ou de rave : 50 g par litre.

Jus (cicatrisant) en lotions ou compresses sur les plaies, ulcères, cancers, en gargarismes et lavages de bouche, contre les-ulcérations de la bouche, angines, extinction de voix.

Contre les engelures, décoction des tiges, ou rave, ou épluchures de rave à 250 g par litre d’eau. Bouillir 1 heure. Bains de pieds de dix minutes aussi chauds que possible, trois fois par jour. Essuyer et protéger de l’air. Nous avons eu l’occasion de constater à plusieurs reprises l’efficacité de ce traitement, ce que m’ont confirmé divers correspondants.

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Artichaut

Famille des Asteraceae

Originaire des Carthages et des régions méditerannéenes, fut développé par les horticulteurs de la jeune Renaissance italienne et introduit en France, par les guerres d’Italie.

Actuellement, ce légume croît dans presque toutes les contrées d’Europe. Les plus gros artichauts proviennent de Bretagne, cette région en produisant environ 90 000 tonnes par an; il existe également des variétés dites de Laon, de Niort, de Provence.

Indications
  • Asthénie, surmenage
  • Croissance
  • Congestion et insuffisance hépatiques, insuffisance rénale, oligurie,lithiase
  • Rhumatisme, goutte, arthritisme
  • Intoxications
  • Infections intestinales

Comme la plupart des légumes cultivés industriellement, les artichauts sont généralement aspergés de toxiques. Lorsqu’il pleut, ces poisons sont entraînés mais en période de sécheresse, on a pu signaler des malaises plus ou moins importants chez les consommateurs. Il sera donc toujours indiqué de laver les artichauts a grande eau avant de les faire cuire, ou de les choisir biologique.

[wptab name=’Constituants’]

3 à 3,15 % de protides, 0,10 à 0,30 % de lipides, 11 à 15,50 % de sucres (constitués en majorité par de l’inuline, donc autorisé aux diabétiques), 82 % d’eau. Manganèse, phosphore, fer, 300 UI de vitamine A, 120 gammas de vitamine B1, 30 gammas de vitamine B2, 10 mg de vitamine C, pour 100 gr, diastases. ( 100 grammes d’artichaut fournissent 50 à 75 calories environ)

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Très digestible, surtout lorqu’il est consommé cru
  • Energétique et constructeur
  • Stimulant
  • Apéritif
  • Tonique hépatique (cholagogue)
  • Tonicardiaque
  • Dépuratif sanguin
  • Antitoxique
  • Diurétique (favorise l’élimination de l’urée, du cholestérol en excès et de l’acide urique)
  • Entrave la sécrétion lactée des nourrices.

[/wptab]
[wptab name=’Mode d emploi’]

  • L’eau de cuisson des arichauts, très riche en sels minéraux, devra être utilisée dans les potages sauf pour les arthritiques, les goutteux et en cas d’affection urinaires (sans doute à cause de sa concentration, car c’est un excellent draineur du foie et de la vésicule biliaire: travaux d’H. Leclerc, J. Brel, L. Tixier, M.Eck, Chabrol).
  • Les jeunes artichauts consommés crus sont indiqués dans les diarrhées chroniques.
  • La racine de l’artichaut est diurétique (en décoction dans du vin blanc) : contre les rhumatismes, goutte, gravelle, hydropisie, également ictère.
  • La feuille d’artichaut (et non la bractée que l’on consomme aux repas), dont les extraits font parties d’innombrables médications pharmaceutiques, possède d’importantes propriétés, notamment des points de vue circulatoire et sanguin, hépatique et rénal (cf. Phytothérapie).

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Haricot vert

Légumineuse (papilianacée)

Indications
  • Convalescences, croissance, surmenage
  • Lithiase rénale
  • Oliguries
  • Albuminurie
  • Rhumatisme, goutte
  • Diabète
  • Carences

A. Brissemoret étudia les propriétés tonicardiaques de l’inosite contenue dans les fils du haricot vert. H. Leclerc prescrivait l’alcoolature à la dose de 70 à 120 gouttes par jour, en quatre fois, dans l’intervalle des cures digitaliques ou de strophantus.

Il y a quelques années, un laboratoire renommé z commercialisé un produit extrait du haricot vert ayant le pouvoir de s’opposer aux chutes de globules blancs si souvent rencontréees en pratique médicale (surtout après l’administration de certains produits toxiques).

[wptab name=’Constituants’]

Vitamines A, B9 (folique), C, inosite surtout dans les « fils », sels minéraux (phosphore, silice, calcium), chlorophylle, hydrates de carbone, oligo-élements (nickel, cuivre, cobalt)

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Reconstituant, stimulant nerveux
  • Diurétique
  • Dépuratif
  • Anti-infectieux
  • Tonique hépatique et du pancréas

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[wptab name=’Mode d’emploi’]

  • Jus des gousses vertes : 1/2 verre par jour

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Savoir choisir ses aliments

Notre alimentation doit être équilibrée, mais que recouvre ce terme ?

Privilégier les produits de saison

En choisissant des produits de saison, cultivés localement, on gagne sur tous les tableaux : de meilleurs prix et une qualité gustative supérieure.

  • En octobre :
    • Les fruits d’arrière-saison – figues, raisons, poire – offrent leurs vitamines, leurs fibres s’ils sont mangés crus, en particulier les pommes : « Elles obligent à bien mastiquer et sont un coupe-faim bourré de fibres. En préparant des compotes maison, on peut cuire les fruits entiers, peau et trognons compris, puis les passer afin de bénéficier de toutes leurs composantes nutritives. »
    • Les légumes : blettes, choux pommés ou frisés, de courges ou potimarrons, avec les traditionnels poireaux et carottes
La cueillette, un goût d’autrefois

La nature est un réservoir inépuisable de plantes comestibles souvent épargnées par la pollution.

Elles sont plus riches en fibres, en vitamine C et antioxydants que leurs homologues cultivés, atteste Linda Louis (fondatrice de www.cuisine-campagne.com et auteur de l’Appel gourmand de la forêt.
Leurs tanins possèdent des propriétés antiseptiques et astringentes. Les mûres, les myrtilles ou les baies de sureau noir sont un condensé de vitamine C et leurs pigments ont un fort pouvoir antioxydant.

Ce sont des aliments anti-vieillissement qui empêchent la prolifération des radicaux libres, mobilisés par le fonctionnement naturel de l’organisme, mais aussi le stress, la pollution, l’abus de tabac et l’alcool. Sans oublier les champignons, composés de 90 % d’eau appréciables pour leur apport en sels minéraux.

Réhabiliter légumineuses et féculents

Les haricots secs, pois cassés, lentilles sont tous des légumineuses riches en protéines et micronutriments qui entretiennent la masse musculaire, au même titre que la viande, mais sans les inconvénients, comme l’excès de graisses saturées. Associez-les en soupe avec d’autres légumes ou en plat complet avec du riz ou d’autres céréales : « un petit salé aux lentilles accompagné de légumes crus, comme un émincé de chou blanc au jus de citron et de légumes cuits à l’huile d’olive et cumin… ».

Les féculents sont pourtant recommandés à raison d’un par repas : pain, céréales, pâtes ou pommes de terre – Les pommes de terre ont l’avantage de contenir de la vitamine C et du magnésium, qui ont un effet rassasiant et antigrignotage.

Des produits d’épicerie, bien sélectionnés

Choisissez de préférence des produits non raffinés, donc moins dénaturés.

  • Optez pour les farines complètes ou semi-complètes bio qui contiennent davantage de fibres, de minéraux, de vitamines et de micronutriments.
  • Préférez le sel de mer, riche en oligo-éléments et en potassium, au sel raffiné qui ne contient pas que du sodium, des résidus chimiques et des anti-agglomérants.
  • Le sucre de canne blond ou roux est moins dénaturé que le sucre blanc.
  • Les huiles de colza non raffinées, riches en oméga 3 et les huiles d’olives « pression à froid » riches en oméga 9 sont bénéfiques pour le cerveau et les fonctions cardiovasculaires

Le miel à l’hôpital : un allié pour la cicatrisation

Un travail sur le pouvoir antibactérien et cicatrisant des miels mené au CHU de Limoges a montré comment les pansements et les soins au miel pouvaient réduire grandement le temps de cicatrisation, sans infection ni effets secondaire. Explications de Ghislaine Pautard, infirmière engagée auprès du Pr Descottes dans de domaine de recherche.

Aujourd’hui, un groupe de recherche1 cherche à comprendre pourquoi le miel aide à la cicatrisation des plaies.

Miel et cicatrisation : 27 ans de travaux au CHU de Limoges

« Nous avons commencé à utiliser le miel dans le service de chirurgie viscérale et transplantations en 1984, sous l’impulsion du Pr Bernard Descottes, chirurgien, chef de service », raconte Ghislaine Pautard. Celui-ci avait lu des travaux réalisés à l’étranger sur les pouvoirs de cicatrisationdu miel. « À l’époque, nous avions peu de produits efficaces pour la cicatrisation », précise l’infirmière. Le Pr Descottes propose à son équipe de faire des recherches bibliographiques sur le sujet et d’observer les effets des pansements au miel sur les patients. L’aventure commence !

« Nous avons d’abord utilisé du miel toutes fleurs, que l’on trouvait dans la région », indique Ghislaine Pautard. « Puis, une thèse en pharmacie, réalisée à la faculté de Limoges, sur le pouvoir antibactérien des miels a montré que les nectars issus de plantes ayant des propriétés antibactériennes, telles la lavande et surtout le thym, avaient une activité antibactérienne encore plus forte », ajoute-t-elle. Les bons résultats sont au rendez-vous ! « Nous avons vite vu que le miel avait un réel intérêt dans la cicatrisation », souligne l’infirmière.

Une étude comparative en double aveugle2 réalisée en 1988 a montré que, sur trois types de plaies, la vitesse de cicatrisation était presque deux fois plus rapide avec le miel qu’avec deux autres dispositifs médicaux reconnus (Biogaze, Débrisan). « De 1984 à aujourd’hui, plus de 3 000 patients ont bénéficié de pansements au miel dans notre service », indique Ghislaine Pautard.

Miel et cicatrisation : en pratique

« Le miel est utilisé dans le service de chirurgie digestive principalement pour la cicatrisation de deuxième intention : plaies non fermées par des points ou des agrafes », précise Ghislaine Pautard. Les pansements sont réalisés avec du miel s’il y a des complications dans la cicatrisation ou si le chirurgien n’a pas souhaité refermer la plaie – c’est parfois le cas par exemple lors d’un rétablissement de continuité digestive.

La technique du pansement au miel est différente selon les divers stades de la cicatrisation. Celle-ci se déroule suivant trois phases : phase de détersion, phase de bourgeonnement et phase d’épithélialisation. « Nous avons observé que le miel accélérait surtout la cicatrisation au stade du bourgeonnement », explique Ghislaine Pautard. Au début des études, le miel utilisé au CHU de Limoges était acheté directement auprès de producteurs sélectionnés et était analysé afin de voir s’il ne contenait pas de bactéries. « Aujourd’hui, il existe du miel en tube stérilisé par rayons Gamma et notre hôpital l’utilise aussi », précise Ghislaine Pautard.

D’autres services utilisent-ils le miel aujourd’hui ? « Des médecins, des soignants nous contactent pour des renseignements ou pour récupérer notre protocole de soin », informe-t-elle. Ces protocoles de soins au miel sont envoyés uniquement aux personnels médicaux.

Miel et cicatrisation : comprendre le pouvoir cicatrisant

Pourquoi le miel a-t-il ce pouvoir cicatrisant ? « On sait déjà que le miel possède des propriétés antibactériennes liées entre autres à son osmolarité et à la production d’eau oxygénée. La glucose-oxydase, enzyme sécrétée par les glandes hypopharyngiennes de l’abeille, transforme le glucose présent dans le nectar en acide gluconique, avec libération d’eau oxygénée », explique Ghislaine Pautard. « Par contre, on ignore encore ce qui se passe au niveau des plaies », poursuit-elle. Un groupe de recherche, composé de chercheurs de la faculté de pharmacie de Limoges, de l’IUT de Bourges et du CHU de Limoges, s’intéresse à la physiologie de la cicatrisation par le miel. Celui-ci n’a pas encore livré tous ses secrets !

Poireau

Le Poireau est connu depuis la haute antiquité. Il devait être particulièrement estimé des Egyptiens, puisque le Papyrus des métiers nous apprend que le roi Chéops, constructeur de la fameuse pyramide, récompensa par 100 bottes de Poireaux un médecin habille qui l’avait soulagé d’une affection urinaire. Les Hébreux l’estimaient pour ses propriétés rafraîchissantes et en font mention dans le livre des Nombres.
Booz le donnait comme fortifiant, confit au vinaigre, à ses moissonneurs, chez les Grecs et les Romains, le Poireau était à la fois un légume estimé et un véritable remède. Hippocrate eut le mérite d’établir le premier les nombreuses vertus du Poireau, « qui augmente la diurèse, augmente le lait des nourrices et guérit la phtisie ». Il le recommande aux dames, car son suc « ouvre les matrices fermées », et, « pris comme aliment, il augmente la fécondité des femmes ».
L’action béchique du Poireau était aussi très recherchée. L’empereur Néron en faisait une cure, à l’exclusion de toute autre nourriture, quelques jours par mois, afin d’avoir la plus belle voix lorsqu’il produisait ses roucoulades, à tel point qu’on le surnommait par dérision le « porrophage ». Au Moyen Age, c’est surtout pour cette qualité que le Poireau était prôné par les médecins, qui voyaient en lui le remède « qui modifie et nettoie la canne et le tuyau du poumon ».
De nos jours, le Poireau est un diurétique très populaire utilisé dans les rétentions d’urine, l’hydropisie, la gravelle et la pierre. On emploie le bouillon de Poireau ou la décoction de graines dans du vin blanc, aussi efficaces l’un que l’autre. Il a une salutaire action sur l’intestin, bien utile en cas de constipation. On le recommande de manière générale aux dyspeptiques, aux pléthoriques, aux goutteux, aux lithiasiques et aux constipés chroniques.
Comme au temps de Néron, il est toujours aussi efficace dans les inflammations aigües et chroniques des voies respiratoires, et son sirop fait merveille dans les extinctions de voix, l’enrouement, la toux, les pharyngites et les trachéites.
Pour l’usage externe, le cataplasme de Poireaux, calmant et maturatif, a été la panacée de nos grands-mères contre les furoncles, les doigts blancs, les ulcères suppurants, les gonflements goutteux et articulaires, les angines.
Appliqué chaud sur le bas-ventre, ce cataplasme est même renommé pour favoriser, l’émission d’urine.
Le suc en lotion embellit le visage, dont il supprime rougeurs et boutons. Il calme les douleurs des piqûres d’insectes.
Enfin le jus de Poireau a la réputation d’arrêter les saignements de nez.

[wptab name=’Description’]Famille des liliacées.

Le Poireau est un de nos légumes les plus populaires. Les botanistes le considèrent comme une variété cultivée et améliorée d’Allium ampeloprasum ou Poireau des vignes.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Le Poireau entre dans le « bouillon de légumes » si apprécié des malades, en compagnie des Carottes, des Navets, des Pommes de terre et de l’Orge mondé. Une autre formule, avec Laitue, Cerfeuil et Oseille, est plus rafraîchissante. Mais le simple bouillon de Poireau, bu comme une tisane, est préférable lorsqu’on recherche un effet diurétique. Boire régulièrement ce bouillon est, paraît-il, une assurance de beauté et un bon moyen d’éviter la vieillesse prématurée de la peau.
En mêlant cette décoction forte et prolongée à son poids de miel, on obtient un sirop très efficace dans les inflammations des voies respiratoires.
Infusions diurétique, 3 g de graines infusées dans un verre de vin blanc bouillant.

Externe

Cataplasmes. Préparés avec des feuilles de Poireau bouillies, ils s’appliquent chauds. Contre les angines, on les fait bouillir dans du vinaigre et on saupoudre de Poivre.
Contre les maux suppurants, on les fait cuire dans du lait.
Lavements laxatifs, à base de décoction de Poireaux. Cette décoction est renommée en eau de rinçage des cheveux bruns : elle leur donne un joli reflet.
L’ancêtre de notre Poireau cultivé, le Poireau des vignes (Allium ampeloprasum), est encore appelé Poireau sauvage, Ail d’Orient. Très commun en Provence, il affectionne les talus et surtout les vignes. Il est très difficile de le déloger du coin qu’il a choisi. Il ressemble plus à l’ail qu’au Poireau, car sa tête renflée porte quelques très petites gousses accrochées. Son goût est bien plus fin que celui du Poireau cultivé et son effet diurétique est prononcé. Les Provençaux, qui sont gens sobres, s’adressent à lui les lendemains de fêtes, afin de se « nettoyer le corps », et prétendent que rien n’est meilleur pour se remettre en forme qu’une belle botte de Poireaux sauvages, assaisonnés d’huile d’olive, et dont on boit le bouillon dans la journée.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Rafraîchissant
  • Fortifiant
  • Béchique
  • Diurétique

[/wptab]
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Pomme de terre

Introduite en Angleterre en 1594 par le corsaire Francis Drake, la Pomme de terre fut longtemps considérée outre-Manche comme un élixir de longue vie, ainsi que nous l’apprend Bacon dans Death and life : « Un quart de ces racines farineuse, mélangé à trois quart de graines, rendra la bière plus propre à prolonger la vie ».
Après sa vulgarisation, les médecins surent bien vite mettre à profit les vertus calmantes des feuilles de Pomme de terre dans les névralgies et les rhumatismes, et les propriétés diurétiques des tubercules contre les lithiases rénales et vésicales. En effet, très riche en potassium, la Pomme de terre est fortement diurétique et peut-être prescrite dans le régime des cardiaques, des brightiques et des néphrétiques avec œdèmes Seiler, pendant la guerre de 1914-1918, en prescrivait 1 Kg par jour aux cardiaques quand il n’y avait plus de digitaline à Vienne. Très pauvre en chlorures, elle est recommandée dans les régimes déchlorurés.
Ses propriétés antiscorbutiques sont renommées depuis bien longtemps et in n’est pas étonnant de la trouver parmi les précieuses provisions de bouche des voyages au long cours. Les travaux modernes ont prouvé, depuis, sa singulière richesse en vitamine C qui fait de la populaire Pomme de terre la reine de nos légumes d’hiver.
En diététique moderne, on la recommande chez les arthritiques, mais aussi chez les obèses et les diabétiques, car, contrairement aux préventions, elle nourrit sans engraisser, à condition de la manger nature, sans les sauces et les fritures dont on a l’habitude de l’imbiber, et d’en prendre une portion normale, cela va de soi. Elle est aussi très utile aux dyspeptiques, dont elle soulage les douleurs gastriques. Point n’est besoin pour autant d’utiliser la recette astucieuse de Dr Gruby, médecin de la fin du siècle dernier doublé d’un humoriste, qui conseillait à ses malades dyspeptiques la simple purée de Pomme de terre, à laquelle il faisait ajouter une douzaine de petits cailloux, afin de les obliger à saliver et à manger lentement. C’est par ce procédé, dit-on, qu’il réussit à guérir Alexandre Dumas de sa dyspepsie chronique.
Quant à Cazin, le grand phytothérapeute calaisien du XIXème siècle, il préconisait contre les catarrhes pulmonaires et les toux sèches une infusion de feuilles de Pomme de terre, avec du Marrube blanc et des bourgeons de Pin.
Très utilisée à l’extérieur, par les médecins de campagne, au siècle dernier, contre les contusions, les eczémas, les brûlures, les panaris, elle continue encore à être employée pour ces usages en médecine familiale.[wptab name=’Description’]

Familles des Solanacées.

La populaire « Parmentière », notre légume national se passe de description. Elle nous est venue du Nouveau Monde et il semble que sa première description ait été faite par Pedro de Cieza, compagnon de Pizarre, qui, lors de la conquête du Pérou vers 1538, fit connaissance de ce tubercule, base de l’alimentation des Incas, sous le nom de « Papas ». Il fit part de ses observations en 4550 et les conquérants Espagnols transportèrent alors la Pomme de terre en e Europe, où celle-ci s’introduisit peu à peu.
Mais la gloire de la première description scientifique revient au botaniste arrageois Charles de Lécluse, dit Clusius, qui reçut en 1588 à Vienne, où il séjournait à l’époque deux tubercules, accompagnés d’un dessin colorié de la pomme de terre. Clusius les goûta, leur trouva « une saveur aussi agréable que celle des Navets ». Et en fit la description détaillée dans son Rariorum plantarum historia, imprimé à Anvers en 1601. Il contribua ensuite à répandre la Pomme de terre en Allemagne.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Les innombrables recettes à base de Pomme de terre sont plus au domaine culinaire que du domaine médical.
Avoir soin d’éliminer les jeunes pousses de Pomme de terre germées, qui contiennent une substance toxique : la solanine.
Décoction. De 30 à 60 g de feuilles par litre d’eau, contre la toux (mais il semble que cette tisane ne soit plus employée actuellement).

Externe

Cataplasme de Pomme de terre râpée crue contre les brûlures ou les coups se soleil. Cuite et chaude, elle peut faire des cataplasmes maturatifs et calmants contre les panaris et les contusions.
La fécule de Pomme de terre, saupoudrée sur la peau, calme les irritations. On peut aussi en confectionner des cataplasmes chauds en préparant une épaisse bouillie que l’on maintient entre deux linges.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Calmante
  • Diurétique
  • Antiscorbutique

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Datte

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Province des Arabes comme chacun sait, le Dattier leur donne surtout ses fruits, très nourrissants, mais l’arbre entier est utile, le bois pour le chauffage, les feuilles pour la vannerie, les pousses comme légume, la sève pour en faire une boisson alcoolisée : le vin de palme. Nous connaissons surtout la Datte, aliment très énergétique qui, sous un petit volume, est recommandé pour cela aux enfants, aux sportifs, aux convalescents.

[wptab name=’Description’] C’est le fruit du Palmier Dattier (Phoenix dactylifera), grand arbre de 15 à 30 m de haut, qui croît surtout dans une contrée de l’Afrique du Nord nommée le Bled el-Djérid, c’est-à-dire le pays des Dattes, la terre des Palmiers.

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[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction. 50 g par litre d’eau, pour favoriser l’expectoration.
Les dattes font partie, avec les Figues, les Jujules et les Raisins secs, du mélange des « quatre fruits pectoraux », très employé contre les maux de gorge.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Nourrissant
  • Énergétique

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Navette et Colza

Très longtemps, la faculté condamna ces huiles et il fallut attendre, pour qu’elles soient admises sans crainte dans l’alimentation, la publication, en 1774, du livre de l’abbé Rozier : Traité de la manière de cultiver la Navette et le Colza et d’en extraire une huile dépouillée de son mauvais goût et de son odeur désagréable.

Colza et Navette furent très cultivés par la suite, surtout dans les pays de l’Est de l’Europe, non seulement à cause de leur pauvreté, mais en partie pour des raisons d’ordre religieux (l’église orthodoxe défend les aliments à base de lait et de beurre en temps de carême). En France, après avoir occupé d’importants espaces, leur culture est en baisse progressive depuis le XIXème siècle.

Au point de vue médicinal, les huiles de Colza et de Navette sont employées depuis longtemps. Lémery au XVIIIème siècle, dans sa Pharmacopée universelle, les considérait comme adoucissantes et résolutives pour l’usage externe. Roques et Cazin, au siècle suivant, rappellent leurs propriétés dans leurs traités, surtout Cazin, médecin du Calaisis. Cazin employait les huiles en lavements contre les vers ou la constipation opiniâtre.

De nos jours, à côté de leurs propriétés laxatives signalées par P. Fournier, ces huiles sont réputées pour prévenir les coliques hépatiques et néphrétiques. Contre la morsure des vipères, l’absorption d’un verre de ces huiles est un vieux remède très populaire encore en usage.

Les graines pulvérisées ont la réputation d’être diurétiques et sudorifiques. Mélangées à du miel, elles sont émollientes et adoucissantes dans les toux et les bronchites.

Pour l’usage externe, les huiles servent encore à guérir les plaies. Après macération de plantes aromatiques diverses, elles sont utilisées en frictions et en massages contre les douleurs.

[wptab name=’Description’]Famille des cruciféracées.

Intermédiaires entre le Navet et le Chou, il est assez difficile de séparer ces deux plantes jumelles, souvent confondues d’ailleurs par les auteurs. Au point de vue botanique, la Navette, proche parente du Navet, d’où elle tire son nom, est le Navet oléifère Brassica napus oleifera. Le Colza est Brassica rapa campestris oleifera.

Il semble que les Romains ignorèrent ces plantes, mais qu’il ne n’en a pas été de même pour les Gaulois. Quoi qu’il en soit, le Colza dut être vraisemblablement cultivé dans le Nord de la France dès le XIIIème ou le XIVème siècle (Colza vient du flamand kodzaat, graine de Chou) et, au Moyen Age, la Navette et le Colza étaient vendus par la corporation des huiliers et celle des apothicaires-épiciers.

On peut rapprocher du Colza et de la Navette la Caméline (Camelina sativa), autre Cruciféracée oléifère cultivée ça et là en Afrique du Nord, en Asie, en Europe (surtout en Allemagne : on appelle aussi la Caméline Sésame d’Allemagne). Son huile n‘est guère appréciée et ses graines sont employées pour relâcher l’intestin en cas de constipation et pour calmer les irritations intestinales. [/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Maintenant raffinées et désodorisées, ces huiles peuvent parfaitement rivaliser avec d’autres pour assaisonner les salades et préparer les fritures. On leur reconnaît la propriété de faire tenir les mayonnaises et de « tourner » plus difficilement.

Poudre de graines. 5 g mélangés dans une tasse de tilleul. Boire 2 tasses par jour comme sudorifique et diurétique. Prendre la même dose, mêlée à du miel, comme pectoral.

Externe

Compresse imbibées d’huile contre brûlures et plaies sans gravité, qui ne tarderont par à cicatriser.

Lavements. Très efficaces contre la constipation, ils soulagent fort bien les coliques venteuses.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Adoucissante
  • Résolutive
  • Vermifuge
  • Laxative
  • Diurétique (graine)
  • Sudorifique (graine)

[/wptab]
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