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Aromates

Cerfeuil

Famille des Apiaceae

Indications
  • Scrobut
  • Goutte, rhumatisme
  • Lithiase rénale
  • Hépathisme
  • Ictère
  • Engorgements lymphatiques
  • Bronchites, affections pulmonaires chroniques
  • Asthme humide
  • Laryngite
  • Hydropisie, oedème
  • Etats cancéreux
  • Dermatoses, prurits
  • Cancers externes
  • Hémorroïde
  • Blépharite
  • Affections oculaires
  • Soins du visage

[wptab name=’Constituants’]

Vitamines, fer, essence, un principe oestrogène

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Stimulant
  • Dépuratif
  • Diurétique
  • Apéritif
  • Stomachique
  • Cholagogue
  • Laxatif
  • Antiseptique respiratoire, anticancer : Ecole de salerne
  • Anti-ophtalmique
  • Antilaiteux
  • Résolutif

[/wptab]
[wptab name=’Mode d emploi’]

En user largement dans les hors-d’oeuvre, les potages, les salades. Infusion : 1 poignée par litre d’eau. Infuser dix minutes. Trois tasses par jour.

Bouillon aux herbes (constipation opinâtre et oligurie) : 1 poignée de cerfeuil, 1 d’oseille, 1 poirée, 1 de laitue, dans un litre d’eau. Faire cuire et ajouter 2 g de sel de cuisine et un peu de beurre frais. Recommandé pour les diètes hydriques. Calmant de la soif.

Le jus préparé avec cerfeuil, chicorée sauvage, laitue et pissenlit à parties égales sera donné à la dose de 100-120 g contre les coliques hépatiques.

Suc : 60 à 80 g par jour (hydropisie).

Jus de cerfeuil frais : 2 gouttes dans chaque oeil, trois fois par jour, contre les ophtalmies tenaces.

Infusion : 1 poignée par litre d’eau, en compresses dans les affections oculaires, en abulitions pour peaux grasses ou ridées (retarde également l’apparition des rides), en gargarismes contre les ulcérations de la gorge.

En cataplasme: contre les hémorroïdes, sur les plaies cancéreuse. Chez les nourrices, sur les seins, pour faire tarir la lactation.

Contre les contusions, engelures, plaies atones, ulcères.

Feuilles froissées, frottées sur des piqures d’insectes, en calment la douleur et neutralisent les réactions.

 

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Sauge officinale

Toujours utilisée sans désaffection depuis ces temps lointain, la Sauge est un excellent tonique, à la fois des voies digestives et du système nerveux. Elle stimule les fonctions de l’estomac et du foie, came les douleurs et les nausées. Elle est très recommandée contre l’asthénie nerveuse, surtout lorsqu’elle succède à une longue maladie épuisante.
C’est aussi le meilleur anti-sueur connu, qui agit puissamment contre les sueurs des tuberculeux, des rhumatisants, des cachectiques.
C’est donc la plante des convalescents, puisqu’elle combat les sueurs, la faiblesse, le manque d’appétit, les digestions pénibles, la dépression physique et morale.
Son action tonique sur l’utérus la fait utiliser après un accouchement, car elle régularise et fait réapparaître les règles. Elle calme aussi les douleurs qui accompagnent parfois les règles et, par son action régulatrice sur le cycle mensuel, facilite la conception.
On lui reconnaît depuis 1938 une action hypoglycémiante, et le vin de Sauge est très recommandé aux diabétiques.
Excellent cicatrisant, elle est employée avec succès contre les aphtes et les ulcérations de la bouche et des gencives. Le Dr Trousseau a même obtenu de beaux résultats avec le vin de Sauge, additionné de 300 g de miel par litre, pour réduire et fermer les ulcères de jambe.

La Sauge sclarée (Salvia sclarea) a des feuilles très grandes et ridées, des fleurs rosées et répand une odeur forte. On l’appelle encore Orvale, Grande Sauge, Toute-Bonne ou Herbe aux plaies.
Peu utilisée de nos jours, elle était considérée comme stimulante et antispasmodique, et on lui accordait, et on lui accordait à peu près les mêmes vertus qu’à la Sauge officinale. Conseillée aux femmes stériles par Tragus, elle était aussi recommandée dans les affections hystériques. On lui trouvait une activité plus grande que la Sauge officinale sur les ulcères de mauvaise nature, et Cazin la prônait contre le relâchement des tissus et l’engorgement œdémateux des jambes. On l’utilise aux mêmes doses que la Sauge officinale.
On emploie en parfumerie l’essence de Sauge sclarée comme fixateur des parfums.

[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées.

On l’appelle aussi Herbe sacrée, Thé d’Europe, de France ou de Grèce.

Chère aux Provençaux, pour qui la soupe à la Sauge, avec Pomme de terre et Ail, est une véritable panacée, la Sauge a conservé de nos jours son renom d’antan en médecine populaire, et particulièrement en Provence. Nulle plante, peut-être, n’a connu cette célébrité pendant des siècles : son nom latin salvia, d’où vient le mot Sauge, signifie d’ailleurs « plante qui sauve ». Chez les Gaulois, comme aussi chez tous les autres peuples de l’Antiquité, elle était considérée comme une plante merveilleuse capable de guérir toutes les maladies. Les druides l’utilisaient contre les fièvres, la toux, les rhumatismes, contre la paralysie et l’épilepsie, et pour favoriser à la fois la conception et l’accouchement. Ils la jugeaient si efficace qu’ils lui attribuaient jusqu’au pouvoir de ressusciter les morts et ne manquaient pas, par ailleurs, d’en ajouter à l’hydromel et à la cervoise, afin de se mettre en condition prophétique et pour renforcer leurs incantations.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

La Sauge relève délicieusement le goût des légumes, en particulier des Tomates et des Pommes de terre, ainsi que celui du porc frais.
Infusion. 15 à 20 g par litre d’eau bouillante (soit 5 ou 6 feuilles par tasse). Utiliser en guise de thé. Prendre une tasse après chaque repas et, contre les sueurs nocturnes, une tasse au coucher.
Vin. 80 g de plante séchée sur laquelle on verse un litre de vin bouillant (rouge ou blanc, ou mieux, vin de liqueur). Prendre 2 ou 3 cuillerées à soupe après les repas comme tonique. Les diabétiques peuvent prendre 2 verres par jour en guise de boisson.
Ce vin peut aussi se préparer par macération à froid de 100 g de Sauge séchée, mise à macérer 10 jours dans un litre de muscat.
Teinture. Faire macérer 15 jours des feuilles de Sauge tassées dans deux fois leur volume d’alcool à 40°. Presser pour exprimer le jus et filtrer. Prendre une demi à une cuillerée à café dans un peu d’eau sucrée. Cette façon d’administrer le remède est préférable lorsqu’on veut l’employer contre la sudation exagérée.

Externe

Décoction. 100 g par litre, soit dans de l’eau, soit dans du vin. Elle est renommée en lotions contre les dartres, les ulcères et autres maux cutanés, en bains de bouche contre les aphtes, les ulcérations causées par le dentier, les maux de dents.
Bain. Préparé avec une forte poignée de Sauge, il est excellent pour calmer les douleurs rhumatismales.
Une grosse poignée de Sauge macérée dans de l’eau de Cologne familiale donne, au bout de 4 à 6 semaines, une excellente eau de toilette qui adoucit et éclaircit la peau. En ajoutant une cuillerée à soupe dans l’eau des ablutions.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Tonique
  • Apéritive
  • Hypoglycémiante
  • Cicatrisante
  • Antisudorale

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Pour résoudre les problèmes posés par la transpiration des pieds, une solution toute simple : saupoudrer le fond de chaque chaussure avec la valeur d’une petite cuillerée à café de poudre de sauge.
En cas d’hyperidrose des pieds et des mains, on peut en ajouter à des bains de pieds ou de mains.
En friction, elle stimule la croissance des cheveux et tonifie le cuir chevelu.

Intimité

C’est une plante aux vertus féminines, avec une connotation de force et d’activité. La sauge contient des substances ayant une action semblable à celle d’hormones, qui se sont révélées utiles dans de nombreuses pathologies de l’appareil génital, par exemple des dysfonctionnements ovariens, des troubles de la ménopause, des infections vaginales, des syndromes prémenstruels, des aménorrhées, des menstruations irrégulières et la stérilité. C’est une plante dotée d’une activité de maturation, oestrogénique.

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Persil

Dodoens, un des grands botanistes flamands de la Renaissance, signale le Persil dans ses ouvrages comme étant un remède populaire de l’épilepsie, utilisé aussi dans l’asthme et la toux invétérée. Ces propriétés n’ont pas été retenues par la suite.

Les médecins de l’Antiquité, comme Galien et Constantin, puis plus tard Fernel et enfin Cazin ont employé la racine comme diurétique. Ils l’ont préconisée chaque fois qu’il y a œdème (cardiaque ou rénal) et dans les abcès du rein. En même temps qu’elle est diurétique, la racine de Persil est aussi apéritive, comme, d’ailleurs, les quatre autres racines (Ache, Asperge, Fenouil et Fragon) avec lesquelles elle s’unit dans le fameux « sirop des cinq racines ».

La plante entière avec semences contient un liquide huileux, l’apiol, isolé en 1849 par Homolle et Joret, auquel elle doit ses propriétés emménagogues et fébrifuges. Le Persil agit efficacement dans les cas de règles irrégulières, difficiles, douloureuses. Il calme la douleur et rétablit la régularité de la fonction menstruelle.

Les feuilles de Persil possèdent une extrême richesse en vitamines, en sels minéraux et en oligo-éléments qui mérite d’être signalée. Lucie Randoin et Paul Fournier, d’ailleurs, ont écrit : « Le Persil est réellement un aliment exceptionnel : tonique, antirachitique, antianémique, antiscorbutique, antixérophtalmique, on peut, sans exagération, le considérer comme l’un des plus précieux aliments de sécurité que la nature a mis généreusement à la disposition de l’espèce humaine ».

Les semences, comme les autres semences d’Ombellifères, jouissent de propriétés carminatives et stomachiques. Pour l’usage externe, les feuilles ont des propriétés résolutives, utilisées depuis longtemps en médecine populaire pour dissiper les engorgements laiteux et tarir le lait des nourrices, comme pour calmer les piqûres d’insectes, les irritations cutanées, les contusions et les ecchymoses. C’est également une plante embellissante, renommée pour éclaircir le teint et pour faire disparaître les taches de rousseur.

[wptab name=’Description’]Famille des Ombellifères.

Cette plante potagère bien connue serait originaire de la Sardaigne, et, en effet, on la rencontre à l’état spontané de l’Espagne à la Macédoine, en Algérie et ai Liban.

La médecine utilise la racine, les feuilles, les semences.

Connu des Grecs et des Romains, le Persil était considéré par eux à la fois comme condiment et comme remède. Par contre, l’époque de Charlemagne semble n’avoir considéré le Persil que comme plante culinaire.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction. 50 g de racine par litre à boire dans la journée, comme apéritif et diurétique.

Infusion. 4 à 8 g de semences par litre. Prendre 2 ou 3 tasses par jour comme carminatif.

Suc frais. Prendre 100 g par jour, comme emménagogue, 2 ou 3 jours avant l’arrivée présumée des règles. On peut aussi prendre une infusion de plante sèche à la dose de 30 à 60 g par litre, dont on boit 3 ou 4 tasses par jour.

Externe

Cataplasmes de feuilles fraîches pilées, contre les engorgements des seins et les ecchymoses. Dès qu’on vient d’être piqué par un insecte, frotter l’endroit douloureux avec des feuilles fraîches froissées entre les doigts.

Décoction. 50 g de feuilles de Persil par litre d’eau, qu’on laisse bouillir 10 minutes. Faire des ablutions deux fois par jour avec cette eau, contre les rougeurs des joues et contre les taches de rousseur.

Pour affiner les chevilles, il est recommandé de garder toute la nuit des compresses imbibées de cette décoction et maintenues par une bande Velpeau.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Apéritive
  • Emménagogue
  • Fébrifuge
  • Tonique
  • Antirachitique
  • Antianémique
  • Antiscorbutique
  • Antixérophtalmique

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Esthétique

On peut obtenir une lotion tonique en faisant infuser dans un demi-litre d’eau, pendant une dizaine de minutes, de 10 à 15 grammes de persil. Filtrer, laisser refroidir et appliquer en compresse sur le visage.
On peut atténuer les taches de grossesse en utilisant cette même lotion, à laquelle on ajoutera le jus d’un citron.

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Oseille

Recherchée pour l’acidité agréable qu’elle communique aux aliments (potages, omelettes, épinards), l’Oseille est très rafraîchissante et jouit de propriétés antiscorbutiques et apéritives.

On lit dans L’Ile Mystérieuse, de jules Verne, que les naufragés se réjouissent de la découverte de plants d’Oseille dont le « pouvoir antiscorbutique n’est pas à dédaigner ».

Elle est aussi dépurative à cause de ses vertus légèrement diurétiques et laxatives : ces qualités sont utilisées dans le fameux « bouillon d’herbes » qu’on administre aux alités, aux fiévreux ou après une purgation.

On dit beaucoup de mal de l’Oseille et il est vrai que certaines catégories de malades doivent s’en abstenir. Très riche en acide oxalique, il faut la supprimer du régime des arthritiques, des goutteux, des rhumatisants, de ceux qui « font des calculs ». Son acidité la fait interdire aux dyspeptiques souffrant d’ulcères ou d’hyperchlorhydrie (les jeunes feuilles, toutefois, sont beaucoup moins acides et peuvent leur convenir occasionnellement et en petite quantité).

A l’extérieur, l’Oseille fait mûrir les abcès.

[wptab name=’Description’]Famille des Polygonacéees.

On l’appelle parfois Vinette ou Aigrette, mais aussi Surelle, nom qu’elle partage avec l’Alléluia.

Très commune, l’Oseille croît dans les près à l’état sauvage, mais elle est surtout cultivée dans les jardins.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

En dehors de ses usages culinaires ou sous forme de bouillon d’herbe, on utilise parfois l’Oseille en infusion.
Infusion diurétique et dépurative. 20 à 30 g de feuilles par litre ou 50 g de racines par litre.

Externe

Cataplasmes chauds de feuilles d’Oseille cuites, mêlées à leur volume de saindoux ; ils font mûrir rapidement les abcès.
Cette pommade était jadis renommée contre les tumeurs blanches, particulièrement celle du genou.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Antiscorbutique
  • Apéritive
  • Dépurative
  • Diurétique
  • Laxative

[/wptab]
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Origan

Les sommités fleuries de l’Origan sont très renommées contre l’inflammation aigüe et chronique des bronches. Expectorantes, elles sont aussi sédatives de la toux et constituent un excellent traitement des maladies des voies respiratoires, un des plus agréables aussi.

Dioscoride disait déjà de lui qu’il était un des meilleurs remèdes pour ceux qui ont perdu l’appétit. Il est, en effet, un apéritif remarquable, en même temps qu’il facilite la digestion en stimulant les estomacs paresseux et qu’il lute contre la constipation.

Le Dr Leclerc la recommande particulièrement aux estomacs atoniques et dilatés. Il jouit aussi de propriétés stimulantes et même excitantes qui le font recommander aux asthéniés et aux jeunes filles alanguies par leur formation, dont il facilite les règles.

On l’emploie également dans le rhumatisme aigu ou chronique, non seulement sous forme de tisane, mais aussi en applications chaudes sur le membre douloureux. Les sommités fleuries fraîches entrent dans « l’alcoolat vulnéraire » (ou « eau d’arquebusade ») et, sèches, dans les « espèces vulnéraires », tous deux préparés par l’officine.

[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées.

On l’appelle parfois Marjolaine sauvage ou bâtarde.

On rencontre l’Origan dans les régions méridionales montueuses et arides, qu’il affectionne.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 8 à 15 g de sommités fleuries par litre d’eau bouillante. Prendre 2 ou 3 tasses par jour.

Vin. 50 g de sommités par litre de vin doux, genre muscat ou banyuls. Laisser macérer 10 jours. Prendre 3 verres à madère par jour. Ces deux préparations se prennent avant le repas (effet apéritif), pendant ou après ‘effet digestif), entre les repas (effet stimulant et béchique).

Externe

Cataplasme. Contre les rhumatismes et le torticolis : mettre la plante fraîche écrasée dans un linge ; laisser l’ensemble sur un couvercle de casserole contenant de l’eau bouillante. Lorsque le cataplasme est chaud, l’appliquer sur la région douloureuse.

On peut encore chauffer la plante à sec en remuant dans une poêle en fer, mais l’application est moins facile.

Lotion capillaire. On utilise l’essence d’Origan comme excitant de la repousse des cheveux.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Expectorant
  • Sédatif
  • Apéritif
  • Stimulant

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Les propriétés toniques de l’origan peuvent être utilisées efficacement à partir d’une préparation obtenue en faisant infuser pendant dix minutes deux pincées de sommités fleuries dans un demi-litre d’eau bouillante. Cette lotion, préalablement filtrée et refroidie, appliquée sur le visage en compresses froides, donnera un « coup de fouet » qui sera particulièrement apprécié des épidermes fatigués.

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Menthe poivrée

Toutes les espèces de Menthe, qu’elles soient sauvages ou cultivées, jouissent à peu près des mêmes propriétés médicinales.

La Menthe sous son appellation générale était connue et appréciée des Anciens. Les Assyriens-Babyloniens s’en servaient pour combattre la paresse d’estomac et les Hébreux comme stimulant. Dioscoride l’utilisait dans la faiblesse d’estomac. Tous les auteurs s’accordent pour reconnaître à la Menthe des propriétés particulières comme stimulant de l’appareil digestif ; elle a la réputation d’être cordiale, tonique et excitante. Elle est aussi antispasmodique et analgésique. Augmentant la production de bile, elle est, de plus, par le menthol qu’elle contient, un bon antiseptique.

On la recommande dans les digestions pénibles et les vomissements, les douleurs d’estomac et d’intestin, les intoxications gastro-intestinales, l’aérophagie et les ballonnements.

Trousseau la préconisait non seulement contre les vomissements, mais aussi contre les toux quinteuses incoercibles. Mais ses vertus ne sont pas uniquement digestives et antispasmodiques. Si Hippocrate et Aristote la jugeaient anaphrodisiaque, Dioscoride et Mathiolle pensaient le contraire. Le Dr Leclerc comme le Dr d’Heilly, qui lui consacra une thèse, considèrent que la Menthe est un stimulant « fort propre aux jeux de l’amour ».

A l’extérieur, la Menthe est employée à de multiples usages. On l’utilise en compresses contre la migraine et la névralgie faciale, en gargarismes contre la gingivite, la stomatite ou plus simplement la mauvaise haleine. On la mêle à d’autres plantes parfumées, Romarin, Thym, Sauge, etc., dans des bains fortifiants, aromatiques ou antirhumatismaux.

[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées.

Belle plante indigène cultivée dans la région septentrionale de l’Europe, la Menthe poivrée dérivée sans doute de la Menthe verte et de la Menthe aquatique. Sa tige, quadrangulaire, porte des feuilles dentées opposées vert sombre et des fleurs en thyrse roses ou violacées. A cause de l’huile essentielle qu’elle contient, toute la plante répand une odeur aromatique et pénétrante, et possède une saveur, d’abord chaude et poivrée, à laquelle succède une sensation agréable de fraîcheur. Il paraît que cette huile essentielle a d’autant plus de qualités qu’elle provient d’une contrée plus froide, ce qui explique la grande faveur de la « Menthe anglaise ». Celle de Milly, en France, est aussi très renommée, ainsi que celle de Maine et Loire. L’essence de Menthe et le menthol sont très utilisés en pharmacie, en parfumerie, en confiserie, dans l’industrie des liqueurs.

Les espèces de Menthe autres que la Menthe poivrée cultivée en France sont nombreuses.

La Menthe du Japon (Mentha arvensis) est cultivée au Japon pour fournir une notable proportion de l’essence et du menthol mondiaux.

La Menthe crépue (Mentha crispa) possède des feuilles crispées et sa saveur est forte et moins agréable.

La Menthe verte (Mentha viridis) est encore appelée Menthe romaine ou Baume vert. Elle croît dans les prairies et les bois humides de l’Europe et de l’Amérique du Nord. Elle se distingue de la Menthe poivrée par ses longues étamines saillant hors de la corolle. Cette Menthe jouirait d’un pouvoir aphrodisiaque plus prononcé que la Menthe poivrée.

La Menthe aquatique (Mentha rotundifolia) est encore appelée Menthe blanche, Mentastre, Baume d’eau. Blanche, cotonneuse et très aromatique, elle croît dans tous les près humides de France.

Voir Menthe Pouliot (Mentha pulegium) [/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 20 à 30 g de feuilles et sommités fleuries par litre d’eau bouillante. Prendre une tasse après les repas. Cette infusion est particulièrement recommandée pour combattre l’ensommeillement succédant au repas de midi.

Contre la toux, on recommande plutôt l’infusion préparée avec 20 g de fleurs de Lavande par litre d’eau.

La saveur de la Menthe étant très prononcée, ne jamais négliger de l’employer pour masquer le goût des tisanes fades ou écœurantes.

Externe

Infusion très concentrée, à raison de 50 g par litre d’eau, pour les compresses et gargarismes. Légèrement astringente, cette infusion convient fort bien en lotion à l’usage des peaux grasses et des pores dilatés.

Lavement. 5 g de Menthe et 5 g de Tanaisie, infusées dans un demi-litre d’eau salée. Il était réputé vermifuge. On peut utiliser aussi de l’alcool de Menthe officinal.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Stomachique
  • Tonique
  • Antispasmodique
  • Analgésique
  • Antiseptique
  • Digestive
  • Aphrodisiaque

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Les peaux grasses, après un démaquillage soigneux, se trouveront bien d’une lotion préparée en faisant infuser, pendant quinze minutes environ, 15 grammes de fleurs et de feuilles de menthe dans 1 litre d’eau bouillante. Cette préparation filtrée et refroidie, appliquée sur le visage, raffermira les tissus et resserrera les pores dilatés de l’épiderme.

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Romarin

Notre époque moderne, plus réaliste, reconnaît au Romarin une action stimulante et tonique certaine, qui le fait recommander pour améliorer la circulation du sang, exciter la digestion de certains dyspeptiques, relever le tonus des surmenés et des convalescents. Son action stimulante sur la fonction biliaire et son effet tonifiant sur le foie sont réputés depuis longtemps. On l’utilise donc avec profit dans de nombreuses affections : congestion du foie et inflammation de la vésicule biliaire accompagnées de crises douloureuses ; paresse d’estomac ; surmenage physique et intellectuel et abattement succédant à une maladie grave. Il est précieux aussi contre le cortège des symptômes accompagnant ces diverses affections : migraines, vertiges, palpitations, oppression, insomnie, nervosité, troubles intestinaux. Pour l’usage externe on l’utilise en bains fortifiants pour les enfants ou les convalescents, ou calmants contre les douleurs rhumatismales.
Il entre dans des préparations destinées à apaiser les maux de dents. Il lui est resté encore, malgré le scepticisme de notre époque, un peu de son ancienne auréole de panacée de jeunesse et de beauté : il est toujours réputé pour entretenir la beauté, la santé et la jeunesse de la peau ; il entre dans des lotions capillaires destinées à favoriser la repousse ou l’entretien de la chevelure et dans la formule des eaux de Cologne.

[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées. On l’appelle aussi Rose marine, Encensier et Romarin des troubadours

Cette plante chère aux jardins médiévaux a connu jadis une très grande vogue. La dameuse « eau de la reine de Hongrie », simple alcoolat de Romarin, jouit d’une célébrité inouïe. La recette en fut donnée à Isabelle, reine de Hongrie, par un ermite aussi saint qu’inconnu : véritable eau de jouvence, semble-t-il, cette eau la guérit des rhumatismes, goutte et autres infirmités dont elle était atteinte ; « même elle s’en lavait le visage, ce qui la rendit plus belle », nous dit Mme Fouquet dans son Recueil des remèdes faciles et domestiques (édition de 1678).
L’eau miraculeuse guérit aussi un illustre malade, sa Majesté Louis quatorzième du nom, « d’un rhumatisme qui lui occupait l’épaule et le bras ».
Le Romarin entrait dans beaucoup de remèdes les plus représentatifs de l’ancienne pharmacopée : le baume Tranquille, le baume Opodeldoch, l’alcoolat vulnéraire, le vin aromatique, le vinaigre des quatre voleurs.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion de sommités fleuries. 20 à 30 g par litre d’eau bouillante.
Vin. Il est obtenu par macération, pendant 3 jours, de 30 à 60 g par litre de bon vin. Prendre 2 ou 3 verres à bordeaux par jour.

Externe

Le vin de Romarin peut servir en compresses contre les maux cutanés divers et spécialement contre les engorgements pâteux et indolents, les gonflements articulaires, les entorses, les chevilles enflées par la fatigue.
Infusion concentrée. 50 à 60 g par litre d’eau. Utilisée en lotions ou en vaporisations, elle donne un teint frais, raffermit la peau et atténue les rides. Cette même infusion peut servir à bassiner les régions rhumatisantes douloureuses et, ajoutée à l’eau du bain en quantité convenable, donne des bains antirhumatismaux, ou fortifiants et stimulants, destinés aux enfants et aux convalescents.
Teinture. Faire macérer 80 g de plante dans un litre d’eau à 90° pendant un mois. Elle est excellente en frictions contre les rhumatismes. En cas de maux de dents, se rincer la bouche avec le liquide et le garder le plus longtemps possible sur la dent malade.
Lotion capillaire. Prendre 60 g de Romarin, 60 g de racine de Bardane et 60 g de racine d’Ortie, et les faire macérer 15 jours dans un litre d’alcool (on peut aussi y mettre du Buis et de la Capucine). Frictionner chaque soir le cuir chevelu avec la lotion.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Stimulant
  • Tonifiant
  • Fortifiant
  • Calmant

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Pour retrouver forme et tonus, une bonne solution : un bain tonique et odorant au romarin. On utilisera environ de 200 à 250 grammes de plantes séchées dans un sachet de gaze ou, plus simplement, dans un gant de toilette que l’on déposera au fond de la baignoire ou que l’on placera directement sous le robinet d’eau chaude.
On peut obtenir une bonne lotion tonique pour le visage en faisant infuser dans 1 litre d’eau bouillante 50 grammes de romarin, auxquels on pourra ajouter le même poids de pelures d’orange.
Pour les problèmes de peau et de cuir chevelu, il stimule et nettoie en cas de séborrhée, de pellicules, de faiblesse des cheveux, d’acné. Pour le traitement de l’épiderme, il est recommandé d’utiliser, comme tonique, l’eau aromatique obtenue par le processus de distillation de l’huile essentielle.

[/wptab]
[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]

Menthe Pouliot

Connue des Grecs et des Romains, la Menthe Pouliot est reconnue comme stimulante et excitante du système nerveux.

Elle active, d’autre part, la sécrétion bronchique et favorise l’expectoration, ce qui la fait recommander dans l’asthme, la toux quinteuse et l’enrouement. Cazin l’associe alors au Serpolet, à l’Hysope et à la Sauge.

Haller la préconisait aussi comme emménagogue et vermifuge et conte le hoquet et les vomissements.

[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées.

La Menthe Pouliot (Mentha pulegium) est une sorte de Menthe à feuilles presque ronde et à peine dentées, appelée parfois Bléchon. La tige, cylindrique, est très rameuse. L’odeur et le goût ne sont pas très agréables. On la rencontre plutôt dans l’Europe méridionale, de l’Espagne à l’Asie Mineure : en Provence, en Italie, en Algérie.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

On utilise son infusion, à la dose de 20 à 50 g par litre d’eau, dont on prend 2 ou 3 tasses par jour. Son essence était employée autrefois pour éloigner les poux du corps.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Stimulante
  • Fluidifiant
  • Expectorant
  • Emménagogue
  • Vermifuge

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Sarriette des jardins

Utilisée surtout comme condiment, la Sarriette est l’aromate indispensable des plats de petits pois, de féculents et surtout de fèves, dont elle aide la digestion. Son essence antiseptique la rend précieuse aussi dans la préparation des gibiers faisandés. Pour l’usage plus spécifiquement médical, on l’emploie contre les digestions pénibles, les crampes d’estomac, les contractions nerveuses et chaque fois qu’un estomac paresseux a besoin d’être stimulé. Carminative, elle chasse les flatulences, favorise l’évacuation des gaz et empêche les fermentations intestinales. En Allemagne (et sans doute par l’action de son essence antiseptique), elle est un remède populaire contre les diarrhées.

On l’employait aussi parfois, jadis, contre les crises d’asthme.
La Sarriette fait partie avec beaucoup d’autres plantes aromatiques, de « l’alcoolat vulnéraire », qu’on appelle aussi « alcoolat polyaromatique » ou encore « eau d’arquebuse ».

[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées.

C’est le Pebre d’aï (Poivre d’âne) des Provençaux, qui aromatise le lapin, les fèves et les pois, les écrevisses et les fromages de chèvre. On l’appelle aussi Herbe de saint Julien.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 50 g par litre. Prendre une tasse après chaque repas.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Carminative

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Thym

Les propriétés du Thym sont sensiblement les mêmes que celles du Serpolet.
C’est à la fois un tonique et un antispasmodique des voies digestives, qui facilite la digestion tout en calmant les contractions nerveuses de l’estomac et de l’intestin. Il chasse les gaz, empêche les fermentations et, de plus, stimule l’appétit.
Excellent antiseptique, il n’est pas étonnant qu’on l’utilise pour aseptiser, tout en les parfumant, les marinades, surtout celles du gibier faisandé. Au Maroc et en Tunisie, la décoction de Thym dans l’huile d’olive est encore très prôné contre les mauvaises plaies, afin de les nettoyer et de les aseptiser. Cette propriété est aussi mise à profit pour lutter contre les rhumes de cerveau, les bronchites, les rhinopharyngites.
En règle générale, le Thym active toutes les fonctions de désintoxication, favorise la transpiration et la diurèse et se recommande chaque fois qu’il est bon de favoriser l’élimination des toxines de l’organisme (grippe, rhumatisme, maladie de pléthore).
Le Thym est aussi un stimulant qui a la réputation d’exciter l’intelligence, à la manière du Thé ; son infusion est recommandée, après les repas, aux intellectuels sédentaires pour vaincre la somnolence due à la digestion et leur permettre de se remettre au travail.
Le Thym est aussi un bon vermifuge, qu’on peut administrer sans danger aux enfants.
Pour l’usage externe, le Thym est tout indiqué chaque fois qu’il faut nettoyer et aseptiser : plaies, ulcères, pertes blanches.
Il est aussi très efficace comme calmant des douleurs rhumatismales, de la goutte, de l’arthrite. Il permet de préparer des bains fortifiants très recommandés aux enfants chétifs. Même la beauté y trouve son compte, puisque le Thym constitue pour certains coiffeurs, un tonique du cuir chevelu qui arrête et empêche la chute des cheveux, les épaissit et active leur repousse.
C’est aussi un bon dentifrice, fortifiant des gencives, désinfectant de l’haleine, préventif des caries.

[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées.

C’est la Farigoule des garrigues provençales.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 20 à 30 g de plante par litre d’eau bouillante, dont on prendra 3 ou 4 tasses par jour comme stimulant, contre les rhumes et les mauvaises digestions. A la dose de 50 g, l’infusion se montre plus excitante.
Sirop contre la coqueluche : faire dissoudre 175 g de miel dans 100 g d’infusion chaude.

Externe

Infusion de Thym (15 g) et Tanaisie (5 à 10 g) par litre d’eau bouillante. Laisser en contact un quart d’heure, passer et injecter en lavement à bonne température, contre les vers.
Contre les douleurs, on utilise du Thym fais, qu’on fait chauffer à sec dans une poêle en fer. Appliquer bien chaud entre deux mousselines sur la région douloureuse. On peut aussi faire une pâte avec du Son, de l’eau et du Thym, et l’appliquer chaude en cataplasmes.
Bain de Thym. Il est fortifiant, revigorant, ou antidouleurs, et se prépare avec une décoction de 500 g de Thym bouilli dans quelques litres d’eau, qu’on ajoute à l’eau du bain.
Lotion capillaire. Elle est tonique et faite avec une décoction concentrée, à raison de 100 g par litre d’eau qu’on laisse réduire de moitié. Frictionner le cuir chevelu avec cette lotion et en rincer les cheveux après le shampooing. Cette même décoction peut servir en lavages ou en compresses pour panser les plaies.
On peut remplacer le dentifrice habituel, plusieurs fois par semaine, par du Thym sec pulvérisé dont on imprègne la brosse.
Elixir dentifrice. Mettre 100 g de Thym à macérer 10 jours dans un litre d’eau-de-vie. Ajouter une cuillerée à café à l’eau du verre à dents. Cet élixir peut aussi servir à aseptiser les plaies ou à frictionner les douleurs.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Tonique
  • Antispasmodique
  • Antiseptique
  • Sudorifique
  • Stimulant
  • Vermifuge
  • Calmant

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

L’infusion astringente et odorante obtenue en jetant dans 1 litre d’eau bouillante une poignée de thym frais et de romarin est aussi agréable que rafraîchissante pour laver le visage. A utiliser le jour même.
Sur la peau, on l’applique avec une éponge, en lavage, en application diluée, en cas d’infection, de furoncle, d’acné, de coupure, de piqûre d’insecte, de dermatite du cuir chevelu (elle agit aussi en cas de parasitose : présence de poux, par exemple).

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