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Epices

[:fr]Moutarde blanche[:]

[:fr]

La Moutarde blanche (Sinapis alba) est appelée communément Moutarde anglaise.

Très apéritive, elle excite l’estomac. On l’a surnommée « la pierre à aiguiser l’appétit », « la clé d’or de l’appétit ».

Elle sert à préparer les moutardes fines du commerce.

[wptab name=’Description’]Famille des Brassicacées.

C’est une plante herbacée annuelle de 50 à 80 cm de haut, à tiges assez ramifiées. De croissance rapide, elle peut arriver à maturité en à peine un mois.

Les feuilles pennatifides sont très profondément divisées, sauf celles de la partie supérieure des tiges, à lobes plus ou moins arrondis.

Les fleurs, à pétales jaunes, parfois blancs, s’épanouissent tout l’été, de mai à septembre en répandant un doux parfum.

Le fruit est une silique bosselée, hérissée de poils, renfermant 4 à 8 graines. Le bec est nettement aplati en lame de sabre et est un peu plus long que les valves (à la différence de Sinapis arvensis au bec plus court). À maturité, les graines font de 1 à 2 mm et sont de couleur blanc-jaunâtre, beige.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Comme l’a démontré le Dr Delezenne, c’est un puissant excitant de la sécrétion pancréatique et, grâce à son essence antiseptique, elle contribue à désinfecter l’intestin.

La graine de Moutarde blanche est encore assez employée de nos jours contre la constipation : son action mécanique se complète par le gonflement du mucilage contenu dans son enveloppe extérieure.

Pour l’utiliser, on fait macérer une à deux cuillerées à soupe dans un demi-verre d’eau que l’on absorbe avant les repas. Ne pas trop prolonger le traitement, qui peut provoquer, selon Héraud, une irritation du tube digestif.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Tonifiante par sa teneur en vitamine C
  • Pancréatique
  • Antiseptique
  • Antirhumatismale

[/wptab]
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Piment des jardins

[:en]

Jouissant de propriétés digestives, antiseptiques et stimulantes de l’estomac, le Piment est souvent utilisé comme condiment, surtout dans certaines cuisines exotiques.

C’est du Piment de Hongrie (ou Paprika) que Szent-Györgyi et Svierberly ont extrait pour la première fois la vitamine C à l’état cristallisé (1927-1932).

Pendant longtemps, le Paprika avec ses 200 mg par kilo d’acide ascorbique, fut la seule source de préparation de la vitamine C, avec le jus de Citron et les feuilles fraîches de Tomate.

Toutefois, étant donné la violence de sa saveur âcre et brûlante, on n’utilise guère le Piment pour l’usage interne médical, bien qu’il est été conseillé dans la goutte, la dysenterie, la paralysie, les hémorroïdes, les hémorragies utérines.

Par contre ses propriétés révulsives et rubéfiantes son mise à profit dans ses sinapismes, liniments, et onguent pharmaceutiques utilisés contre les lumbagos, les névralgies, les rhumatismes, et contre les incidents de l’effort sportif : crampes, élongations musculaires, entorses, foulures. Le Piment forme aussi la base des cotons révulsifs, dits « thermogènes ».

[wptab name=’Description’]Famille des Solanacées.

Ses surnoms sont fort nombreux : Piment rouge, Piment enragé, Capsique, Poivre de Guinée, d’Inde, de Turquie ou d’Espagne, Corail des jardins, Piment ou Poivre de Cayenne, Chillies.

Originaire, sans doute, d’Amérique, le Piment fut introduit en Angleterre en 1548 et décrit pour la première fois par Clusius sous le nom de Siliquastrum. Il ne tarda pas à être cultivé en Hongrie et en Espagne.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Le Piment est commercialisé en teinture alcoolique, poudre, pilules.

Décoction. 1 à 4 g par litre d’eau. Le Dr Cazin en faisait prendre 1 ou 2 tasses par jour, au milieu des repas.

Externe

Décoction. Elle peut s’utiliser en gargarismes dans l’aphonie par fatigue des cordes vocales.

Contre l’angine, on applique sur la gorge des Piments tiédis à l’eau chaude, qu’on maintient avec une enveloppe : surveiller la réaction de la peau.

Macération du Piment dans l’alcool ; elle est recommandée en frictions stimulantes contre la chute des cheveux.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Digestif
  • Antiseptique
  • Stimulant
  • Révulsif
  • Rubéfiant
  • Thermogène

[/wptab]
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Jouissant de propriétés digestives, antiseptiques et stimulantes de l’estomac, le Piment est souvent utilisé comme condiment, surtout dans certaines cuisines exotiques.

C’est du Piment de Hongrie (ou Paprika) que Szent-Györgyi et Svierberly ont extrait pour la première fois la vitamine C à l’état cristallisé (1927-1932).

Pendant longtemps, le Paprika avec ses 200 mg par kilo d’acide ascorbique, fut la seule source de préparation de la vitamine C, avec le jus de Citron et les feuilles fraîches de Tomate.

Toutefois, étant donné la violence de sa saveur âcre et brûlante, on n’utilise guère le Piment pour l’usage interne médical, bien qu’il est été conseillé dans la goutte, la dysenterie, la paralysie, les hémorroïdes, les hémorragies utérines.

Par contre ses propriétés révulsives et rubéfiantes son mise à profit dans ses sinapismes, liniments, et onguent pharmaceutiques utilisés contre les lumbagos, les névralgies, les rhumatismes, et contre les incidents de l’effort sportif : crampes, élongations musculaires, entorses, foulures. Le Piment forme aussi la base des cotons révulsifs, dits « thermogènes ».

[wptab name=’Description’]Famille des Solanacées.

Ses surnoms sont fort nombreux : Piment rouge, Piment enragé, Capsique, Poivre de Guinée, d’Inde, de Turquie ou d’Espagne, Corail des jardins, Piment ou Poivre de Cayenne, Chillies.

Originaire, sans doute, d’Amérique, le Piment fut introduit en Angleterre en 1548 et décrit pour la première fois par Clusius sous le nom de Siliquastrum. Il ne tarda pas à être cultivé en Hongrie et en Espagne.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Le Piment est commercialisé en teinture alcoolique, poudre, pilules.

Décoction. 1 à 4 g par litre d’eau. Le Dr Cazin en faisait prendre 1 ou 2 tasses par jour, au milieu des repas.

Externe

Décoction. Elle peut s’utiliser en gargarismes dans l’aphonie par fatigue des cordes vocales.

Contre l’angine, on applique sur la gorge des Piments tiédis à l’eau chaude, qu’on maintient avec une enveloppe : surveiller la réaction de la peau.

Macération du Piment dans l’alcool ; elle est recommandée en frictions stimulantes contre la chute des cheveux.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Digestif
  • Antiseptique
  • Stimulant
  • Révulsif
  • Rubéfiant
  • Thermogène

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Cannelle de Ceylan

Comme le Poivre, la Cannelle est utilisée de temps immémoriaux, puisqu’elle est déjà mentionnée en Chine 2 700 ans av. J-C. Elle était d’ailleurs tellement en honneur dans ce pays qu’aucun médecin chinois n’aurait délivré une ordonnance sans Cannelle. Dans ses Recettes du coffret d’or, Tchang King, l’Hippocrate chinois, nous révèle qu’il l’utilisait dans les affections respiratoires. Les Arabes l’employaient comme condiment et comme drogue médicinale destinée à hâter la digestion. Au Moyen Age, c’était aussi un stimulant stomacal et, pour Albert le Grand, « elle calme la toux et fortifie le foie ». A la Renaissance, si elle entre dans beaucoup de préparations culinaires, dont « la saulce chaude, la cameline et le « saupiquet » du célèbre Taillevent, elle n’en est pas moins jugée digne de lutter contre la peste, comme nous l’apprend le « Traité de la peste » de l’apothicaire Guillaume Busnel.
Au XVIIIème siècle, sa faveur et si grande qu’elle entre dans la plupart des préparations alors en honneur, tels le diascordium de Fracastor, le laudanum, l’élixir de Garus.

De nos jours, on admet les propriétés stimulantes certaines de la Cannelle sur les systèmes respiratoire et circulatoire. Elle augmente aussi la sécrétion du suc gastrique et stimule l’ensemble des fonctions digestives.
Tonifiante, elle est bonne pour les convalescents, les gens fatigués ou manquant d’appétit, et on la recommande particulièrement dans les asthénies post-grippales. D’ailleurs, la Cannelle est aussi un excellent préservatif de la grippe et des refroidissements. Le vin chaud à la Cannelle n’est-il pas la panacée antigrippe familiale par excellence ? Ce vin possède des propriétés toniques et stimulantes incontestables et procure une accélération du cœur et de la respiration. Ces qualités sont d’ailleurs utilisées en pharmacie dans la « potion de Todd » et le « vin de Cannelle composé », qu’on distribuait autrefois si généreusement dans les hôpitaux. Enfin, la Cannelle a une réputation sans doute méritée d’être aphrodisiaque, et le vin obtenu par macération de 60 g de Cannelle et 30 g de vanille dans 1 l de frontignan a grande renommée.

[wptab name=’Description’]x

La meilleure Canelle nous arrive de Ceylan ; celles de Chine, de Guyane, de Java sont moins réputées.

C’est l’écorce desséchée d’un arbrisseau de la famille des Lauriers.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]

voir les différentes HE de Cannelier

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Tonique
  • Stimulante
  • Aphrodisiaque

[/wptab]
[wptab name=’Beauté / Bien-Être’]

Intimité

Pour les Orientaux, elle communique de la force et de l’énergie et elle est utile en cas de diminution de la vigueur sexuelle et de frigidité. On peut l’utiliser soit comme épice, soit sous forme d’essence pour des massages et des bains stimulants.

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Noix de Muscade

[:en]

Aucune épice, peut-être, ne connut la vogue de Nux indica, nom qu’on donnait jadis à la noix de Muscade.

A la renaissance, sous l’impulsion de Fernel, qui la considérait comme un puissant stimulant de l’esprit et des sens, les apothicaires s’emparèrent si bien de la Muscade qu’au XVIIIème siècle elle entrait dans 24 préparations citées au Codex de 1758.

Paullini, de son côté, eut grand-peine à se contenter de 876 pages pour énumérer, dans le livre qu’il lui consacre, ses innombrables vertus. Résumons en disant qu’il la trouve bonne pour tout et pour tous : « bien portants, malades, vivants ou morts ».

Cartheuser, moins fantaisiste, découvrit, au XVIIIème si7cle, son huile essentielle et établit ainsi les propriétés pharmacologiques de la Muscade sur une base sérieuse. Bien qu’on ne trouve peut-être plus « qu’elle fortifie le cerveau et les parties nobles », l’essence que contient la Muscade est réellement digestive, stimulante et carminative. L’emploi de cette épice est donc très indiqué en cuisine pour faciliter la digestion difficile des mets lourds, gras ou féculents, pour stimuler l’appétit et combattre les fermentations.

On prétend aussi que la Muscade empêche le mal de mer.

Douée de propriétés narcotiques et même stupéfiantes, la Muscade est toxique en grande quantité : l’absorption d’une noix entière peut déterminer de l’ivresse, du délire, des convulsions, de la stupeur. Un vers de l’école de Salerne, resté célèbre, montre que la célèbre école de médecine connaissait cette toxicité, puisqu’il montre que la Muscade est salutaire à petite dose et presque un poison mortel à dose forte. Le « beurre de Muscade », substance grasse obtenue à la manière du beurre de Cacao, est utilisé à l’extérieur dans de nombreuses préparations encore en usage dans les campagnes (baume Nerval, liniment de Rosen). On l’emploie en frictions contre les douleurs rhumatismales et les névralgies dentaires.

Le Macis est l’enveloppe qui entoure la noix de Muscade. Lorsque la pulpe du fruit arrivé à maturité se fend, on recueille soigneusement cette enveloppe rouge vif qui recouvre le noyau (ou noix de Muscade). On l’utilise en cuisine comme la noix, mais il est beaucoup plus fin. Le macis entre dans la composition du « vin de Scille composé » (de la charité).

[wptab name=’Description’]Famille des des Myristicacées.

La noix de Muscade (ou de Banda) est la graine du fruit de Myristica fragans, arbre de la famille des Myristicacées, originaire des îles Banda et des Moluques et transporté par la culture à Ceylan, à l’île Maurice, aux Antilles.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

L’emploi de cette épice est très indiqué en cuisine pour faciliter la digestion difficile des mets lourds, gras ou féculents, pour stimuler l’appétit et combattre les fermentations.

Externe

Le « beurre de Muscade », substance grasse obtenue à la manière du beurre de Cacao, est utilisé à l’extérieur dans de nombreuses préparations encore en usage dans les campagnes (baume Nerval, liniment de Rosen). On l’emploie en frictions contre les douleurs rhumatismales et les névralgies dentaires.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Adoucissante

[/wptab]
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Aucune épice, peut-être, ne connut la vogue de Nux indica, nom qu’on donnait jadis à la noix de Muscade.

A la renaissance, sous l’impulsion de Fernel, qui la considérait comme un puissant stimulant de l’esprit et des sens, les apothicaires s’emparèrent si bien de la Muscade qu’au XVIIIème siècle elle entrait dans 24 préparations citées au Codex de 1758.

Paullini, de son côté, eut grand-peine à se contenter de 876 pages pour énumérer, dans le livre qu’il lui consacre, ses innombrables vertus. Résumons en disant qu’il la trouve bonne pour tout et pour tous : « bien portants, malades, vivants ou morts ».

Cartheuser, moins fantaisiste, découvrit, au XVIIIème si7cle, son huile essentielle et établit ainsi les propriétés pharmacologiques de la Muscade sur une base sérieuse. Bien qu’on ne trouve peut-être plus « qu’elle fortifie le cerveau et les parties nobles », l’essence que contient la Muscade est réellement digestive, stimulante et carminative. L’emploi de cette épice est donc très indiqué en cuisine pour faciliter la digestion difficile des mets lourds, gras ou féculents, pour stimuler l’appétit et combattre les fermentations.

On prétend aussi que la Muscade empêche le mal de mer.

Douée de propriétés narcotiques et même stupéfiantes, la Muscade est toxique en grande quantité : l’absorption d’une noix entière peut déterminer de l’ivresse, du délire, des convulsions, de la stupeur. Un vers de l’école de Salerne, resté célèbre, montre que la célèbre école de médecine connaissait cette toxicité, puisqu’il montre que la Muscade est salutaire à petite dose et presque un poison mortel à dose forte. Le « beurre de Muscade », substance grasse obtenue à la manière du beurre de Cacao, est utilisé à l’extérieur dans de nombreuses préparations encore en usage dans les campagnes (baume Nerval, liniment de Rosen). On l’emploie en frictions contre les douleurs rhumatismales et les névralgies dentaires.

Le Macis est l’enveloppe qui entoure la noix de Muscade. Lorsque la pulpe du fruit arrivé à maturité se fend, on recueille soigneusement cette enveloppe rouge vif qui recouvre le noyau (ou noix de Muscade). On l’utilise en cuisine comme la noix, mais il est beaucoup plus fin. Le macis entre dans la composition du « vin de Scille composé » (de la charité).

[wptab name=’Description’]Famille des des Myristicacées.

La noix de Muscade (ou de Banda) est la graine du fruit de Myristica fragans, arbre de la famille des Myristicacées, originaire des îles Banda et des Moluques et transporté par la culture à Ceylan, à l’île Maurice, aux Antilles.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

L’emploi de cette épice est très indiqué en cuisine pour faciliter la digestion difficile des mets lourds, gras ou féculents, pour stimuler l’appétit et combattre les fermentations.

Externe

Le « beurre de Muscade », substance grasse obtenue à la manière du beurre de Cacao, est utilisé à l’extérieur dans de nombreuses préparations encore en usage dans les campagnes (baume Nerval, liniment de Rosen). On l’emploie en frictions contre les douleurs rhumatismales et les névralgies dentaires.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Adoucissante

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Poivre

Nous utilisons le fruit de cette liane grimpante de l’Inde et de la Malaisie, sous le nom de Poivre noir ou de Poivre blanc ; le poivre noir, cueilli un peu avant maturité complète, conserve son péricarpe, et le Poivre blanc est le même fruit, cueilli à maturité totale et débarrassé de son enveloppe. Nous connaissons aussi, depuis peu, le Poivre vert en conserve ou surgelé, que vendent certains magasins de luxe. Le Poivre fut toujours une épice spécialement appréciée et, jadis, très précieuse et très coûteuse.

Connu de Théophraste e d’Hippocrate, le Poivre était utilisé par les Romains comme condiment et comme drogue médicale. Dioscoride l’employait contre les maladies nerveuses et, particulièrement, l’épilepsie. Les Arabes s’en servaient contre les calculs de la vessie et des reins et contre les rhumatismes. L’école de Salerne le tenait en grande estime et le trouvait bon pour adoucir la toux, pour chasser la fièvre et, surtout, pour stimuler l’appétit et la digestion : elle recommandait à cet effet une sauce faite de Poivre, avec de la Menthe et de Cannelle. A la Renaissance, le Poivre était prôné contre les fièvres et, en général, contre toutes les faiblesses.
On ne manquait pas de faire entrer le Poivre dans les préparations en honneur à cette époque : l’indispensable thériaque et le diascordium de Fracastor.
De nos jours, le Poivre n’est plus guère qu’un condiment apprécié et la thérapeutique l’a pratiquement abandonné.
Pourtant, les travaux de Cadéac et Meunier ont montré qu’il augmentait la sécrétion du suc pancréatique, ce qui lui donne une action digestive certaine sur les hydrates de carbone et les graisses. Le Pr Bouchardat, au siècle dernier, en faisait un apéritif qu’il recommandait aux anorexiques et aux anémiques, et le Poivre possède toujours ses propriétés fébrifuges, toniques et tonifiantes. Il n’y a pas si longtemps, une dose de 5 cg à 2 g par jour était considérée comme un aphrodisiaque sur lequel on pouvait compter. Il était aussi la base, avec un peu d’acide arsénieux, des « pilules asiatiques », utilisées contre la lèpre tuberculeuse.
Quoi qu’il en soit, le Poivre n’a plus sa place dans le Codex actuel.

Le Poivre long (Piper longum) dont la saveur est âcre et brûlante, possède les mêmes propriétés que celles du Poivre commun.
Son action stimulante, sur les sécrétions bronchiques a été reconnue par le Dr Leclerc, qui conseillait une préparation faite avec 3 g de Poivre long concassé, infusé dans 150 g d’eau bouillante, et parfumée avec 50 g de sirop de Menthe.
Les apothicaires arabes le mêlaient à de l’Oignon écrasé et à du sel pour en faire un emplâtre excitant du cuir chevelu, employé avec succès, paraît-il, contre la calvitie.
Les feuilles de Bétel-Piper sont chiquées dans toute l’Asie et donnent aux dents une couleur rose caractéristique. Elles embaument l’haleine, à défaut, d’embellir le sourire, et sont réputées pour exciter l’appétit et guérir la diarrhée.
Piper methysticum ou Poivre enivrant est le Kawa-kawa des îles des mers du Sud, qui fournissait la boisson enivrante favorite des indigènes avant l’arrivée des Européens. Ce Poivre est doué de précieuses propriétés médicinales.
La Cubèbe (Piper cubeba) est encore appelée Poivre à queue. C’est un arbuste sarmenteux qui croît surtout à Sumatra et a été introduit à Ceylan sur la côte de Malabar. Le fruit, qui a une odeur aromatique particulière, a la grosseur du Poivre ordinaire, mais porte un pédoncule aussi long que le diamètre du fruit. Ce fruit, qui est, par ailleurs, un stimulant et un stomachique comme tous les Poivres, a été très employé contre la blennorragie et les leucorrhées. On l’utilisait aussi dans les bronchites chroniques. On l’employait généralement en poudre (1 à 15 g par jour) ou sous forme de pilules, capsules, dragées, etc.
[wptab name=’Description’]Famille des Pipéracées.

Son nom scientifique et les noms qu’il porte dans diverses langues (anglais, Pepper ; italien, Pipe ; etc.) dériveraient tous du sanscrit pilpali. Son nom français n’a rien à voir avec celui de Pierre Poivre, naturaliste et administrateur français, qui introduisit la culture des épices dans les possessions françaises de l’océan Indien.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Externe

Pour l’usage externe, on utilise encore le Poivre noir pulvérisé pour saupoudrer des cataplasmes rubéfiants.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Digestive
  • Fébrifuge
  • Tonique
  • Tonifiant
  • Aphrodisiaque

[/wptab]
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Safran

Plus près de nous, Roques lui reconnaissait des propriétés stomachiques, emménagogues, stimulantes et aphrodisiaques. Il en faisait un narcotique léger. Leclerc, de son côté, le conseillait pour calmer des douleurs des gastralgies et comme emménagogue, dans les cas dysménorrhée et d’insuffisance ovarienne chez les femmes anémiées et lymphatiques. Toutes ces vertus thérapeutiques réelles du Safran sont bien délaissées de nos jours, seuls nous intéressent maintenant ses usages culinaires. On l’utilise encore parfois pour l’usage externe contre les troubles de la première dentition (le « sirop de dentition de Delabarre » est à base de Safran).

Il ne faut pas confondre le véritable Safran avec le Carthame, appelé encore Safran bâtard d’Allemagne, ni avec le Colchique ou Safran des prés, ni avec le Curcuma ou Safran des Indes. Carthame et Curcuma ont été parfois employés frauduleusement pour falsifier le Safran, épice très cher.

[wptab name=’Description’]Famille des Iridacées.

Originaire du Levant, où on le cultivait depuis les temps les plus reculés, le Safran est une plante tubéreuse cultivée en France dans le Gâtinais et dans le Vaucluse, mais aussi en Espagne et en Italie.

Le Safran est l’âme d’or de la bouillabaisse et de la soupe de poissons, auxquelles il est indispensable : agréable à l’œil et au goût, il ensoleille tout ce qu’il touche et déploie dans chaque plat, pour notre plus grand plaisir, ses qualités de stimulant de l’appétit et d’excitant de l’estomac. Connu es anciens, il a été signalé par Homère comme médicament et parfum. Les Romains et les Grecs le tenaient fort en honneur : Lucien et Martial l’ont chanté comme des poètes ; plus terre à terre, Dioscoride et Pline l’utilisaient pour provoquer l’urine, calmer la toux et « exciter à l’amour ».
Pendant longtemps, il jouit d’un grand prestige, et maintes préparations qui connaissaient la grande vogue aux XVIIème et XVIIIème siècles, s’honoraient de sa présence, tels, par exemple, les pilules de Cynoglosse et le Laudanum de Sydenham. On l’appelait alors « le roi des végétaux » ou « l’ami du poumon ».

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion prolongée. A raison de 0,5 à 1 g par litre, elle est utilisée comme stomachique, aphrodisiaque, hypnotique. Comme emménagogue, la dose doit être plus élevée : 1 à 2 g par litre. Prendre 2 à 3 tasses par jour.
Sirop : 25 g de stigmates écrasés, mis à macérer 2 jours dans un demi-litre de vin, type banyuls. Ajouter alors 600 g de sucre après avoir filtré. Faire fondre au bain-marie couvert.
Teinture. Faire macérer 100 g de stigmates écrasés dans 1 litre d’alcool à 80° pendant 10 jours. Agiter de temps en temps, puis filtrer

Externe

Pour faciliter la sortie des premières dents, on peut frictionner les gencives des enfants avec le sirop de Safran ou de la teinture coupée d’eau. Mais on peut aussi se servir de poudre de Safran pur ou d’un mélange de poudre de Safran et de miel ou de glycérine.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Apéritif
  • Stomachique
  • Emménagogue
  • Stimulant
  • Aphrodisiaque
  • Hypnotique

[/wptab]
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Anis Vert

Les graines, verdâtres, allongées, récoltées à la fin de l’été, ont une saveur sucrée très aromatique : elles sont utilisées pour l’usage médical, la confiserie (anis de Flavigny), la distillerie (anisette), la pâtisserie (pain d’épice, biscuits).

Pline l’Ancien accordait à l’Anis le pouvoir de faire dormir et de garder la jeunesse du visage.

L’Anis est un bon antispasmodique qui calme les estomacs douloureux et les menstruations difficiles. Il est surtout recommandé contre les troubles nerveux dyspeptiques (contractions, douleurs des organes digestifs, vertiges, palpitations et sensation d’opression après les repas, aérophagie). Il soulage fort bien les coliques venteuses.
Son action apaisante le fait recommander aussi par le Dr Leclerc contre l’asthme et la toux quinteuse.
L’Anis est encore un galactogène très réputé qui augmente la sécrétion lactée chez les nourrices, tout en calmant les coliques des nourrissons (d’après le Dr Cazin).
Enfin, on a recommandé l’Anis contre la fatigue générale accompagnée de migraines et de défaillance cérébrale.

[wptab name=’Description’] Famille des ombellifères

On l’appelle également : Anis d’Europe, petit anis

Plante herbacées qui vient d’Egypte. Elle est cultivée autour de la Méditerranée.

Originaire du Levant, l’Anis vert est une plante cultivée qui fut introduite en Europe au XVIème siècle. En France, l’Anis vert est cultivé près d’Albi, en Anjou et en Touraine. On trouve dans le commerce plusieurs variétés : Anis d’Espagne et de Malte, A

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 10 à 15 g de graines par litre d’eau ou une cuillerée à café par tasse. Prendre 2 ou 3 tasses par jour. Contre les coliques des enfants, on peut infuser les graines d’Anis dans le lait.

Liqueur digestive d’Anis. Faire macérer au moins un mois 50 g d’Anis et 1 g de Cannelle dans un demi-litre d’eau-de-vie blanche pour fruits.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Antispasmodique
  • Apaisant

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Pour fortifier les gencives et conserver une haleine fraîche, on peut se rincer la bouche avec une préparation obtenue en faisant macérer pendant une quinzaine de jours 15 grammes de semences d’anis vert dans un demi-litre d’alcool à 40° ou un volume équivalent d’eau-de-vie de pays.

[/wptab]
[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]

Cumin

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Le Cumin figurait dans la plupart des recettes culinaires des Romains et, de nos jours, il est particulièrement apprécié des Allemands, des Hollandais et des Anglais, qui l’utilisent comme condiment dans les pains et gâteaux, les fromages, etc. Stomachique et carminatif, le Cumin facilite la digestion des mets un peu lourds. Il jouit aussi de propriétés stimulantes et diurétiques et, comme l’Anis, il favorise la sécrétion du lait chez les nourrices. Il ne faut toutefois pas en abuser, car il est légèrement irritant. Les Arabes utilisent comme aphrodisiaque un mélange de miel, de Cumin et de Poivre, dont ils usent deux fois par jour.
On en fait des cataplasmes pour résoudre les engorgements des seins et des testicules.

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[wptab name=’Description’]Famille des Ombéllifères.

On le surnomme Faux Anis.

Avec sa tige grêle et rameuse et ses feuilles découpées en lanières, le Cumin n’est pas sans rappeler le Fenouil. La saveur aromatique de ces fruits comme leur action médicinale les apparentent à ceux de l’Anis.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Condiment. Mêler le Cumin aux aliments dont la digestion n’est pas de tout repos ou qui provoque des gaz intestinaux (fromages forts genre Munster, choucroute, haricots, viande en daube, plats orientaux).
Infusion. Une cuillerée de semences par tasse d’eau bouillante. On laisse 10 minutes en contact et on prend une tasse après chaque repas.

Externe

Cataplasmes résolutifs. Se préparent avec des semences infusées dans l’eau bouillante et glissées, chaudes entre deux épaisseurs de linge fin.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Stomachique
  • Carminatif
  • Stimulant
  • Diurétique
  • Aphrodisiaque

[/wptab]
[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]

Moutarde Noire

[:en]

L’emploi des enveloppements sinapisés, préparés alors avec du Lin, du Safran et de la Moutarde, est une des innovations de Galien, ce médecin grec du IIème siècle qui demeura la plus grande autorité jusqu’au XVIIème siècle.

Le procédé de révulsion est demeuré classique jusqu’à nos jours et est toujours préconisé contre la congestion des bronches, les refroidissements graves, les affections rhumatismales douloureuses et dans les congestions de la tête : il est appliqué sous forme de cataplasmes, en frictions rubéfiantes ou en bains de pied.

Il ne doit jamais être utilisé chez hypernerveux ou atteints d’affections cutanées ou de varices.

Bien que son usage le plus général soit externe, la Moutarde noire peut s’employer à l’intérieur comme tonique et comme stimulant. Elle est aussi antiscorbutique et purgative, mais il ne faut pas en prolonger l’usage, car elle est irritante.

[wptab name=’Description’]Famille des Cruciféracées.

C’est la Moutarde des champs, qu’on appelle aussi Sénevé.

Poussant à l’état sauvage au bord des chemins, dans les champs et dans les décombres, la Moutarde est aussi l’objet d’une culture industrielle.

Voir la Moutarde blanche (Sinapis alba)[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Assez rare. On utilise 8 à 15 g de semences concassées qu’on mêle à 300 g de lait, ou encore on mélange 15 g de semences à 1litre de vin ou de bière.

La farine à raison d’une cuillérée à soupe dans un verre d’eau, est un vomitif instantané.

Externe

Il faut se souvenir que c’est l’eau qui fait l’essence de Moutarde à laquelle la Moutarde doit son action rubéfiante. La farine doit donc être conservée dans un endroit très sec afin de rester active. L’eau chaude, à plus de 40 °C, empêche l’essence de se former : les cataplasmes, les bains sinapisés ne doivent jamais dépasser cette température. Ne jamais ajouter de vinaigre, qui diminue l’action de la Moutarde.

Cataplasmes sinapisés. Mélanger 4 parties de farine de Lin et une partie de farine de Moutarde avec laquelle on saupoudre la surface.

Bain de pieds sinapisé. Délayer 150 g de farine de Moutarde avec un peu d’eau froide. Laisser reposer la pâte obtenue et l’ajouter peu à peu à 4 litres d’eau chaude ne dépassant pas 40 °C.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Révulsif
  • Rubéfiant

[/wptab]
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L’emploi des enveloppements sinapisés, préparés alors avec du Lin, du Safran et de la Moutarde, est une des innovations de Galien, ce médecin grec du IIème siècle qui demeura la plus grande autorité jusqu’au XVIIème siècle.

Le procédé de révulsion est demeuré classique jusqu’à nos jours et est toujours préconisé contre la congestion des bronches, les refroidissements graves, les affections rhumatismales douloureuses et dans les congestions de la tête : il est appliqué sous forme de cataplasmes, en frictions rubéfiantes ou en bains de pied.

Il ne doit jamais être utilisé chez hypernerveux ou atteints d’affections cutanées ou de varices.

Bien que son usage le plus général soit externe, la Moutarde noire peut s’employer à l’intérieur comme tonique et comme stimulant. Elle est aussi antiscorbutique et purgative, mais il ne faut pas en prolonger l’usage, car elle est irritante.

[wptab name=’Description’]Famille des Cruciféracées.

C’est la Moutarde des champs, qu’on appelle aussi Sénevé.

Poussant à l’état sauvage au bord des chemins, dans les champs et dans les décombres, la Moutarde est aussi l’objet d’une culture industrielle.

Voir la Moutarde blanche (Sinapis alba)[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Assez rare. On utilise 8 à 15 g de semences concassées qu’on mêle à 300 g de lait, ou encore on mélange 15 g de semences à 1litre de vin ou de bière.

La farine à raison d’une cuillérée à soupe dans un verre d’eau, est un vomitif instantané.

Externe

Il faut se souvenir que c’est l’eau qui fait l’essence de Moutarde à laquelle la Moutarde doit son action rubéfiante. La farine doit donc être conservée dans un endroit très sec afin de rester active. L’eau chaude, à plus de 40 °C, empêche l’essence de se former : les cataplasmes, les bains sinapisés ne doivent jamais dépasser cette température. Ne jamais ajouter de vinaigre, qui diminue l’action de la Moutarde.

Cataplasmes sinapisés. Mélanger 4 parties de farine de Lin et une partie de farine de Moutarde avec laquelle on saupoudre la surface.

Bain de pieds sinapisé. Délayer 150 g de farine de Moutarde avec un peu d’eau froide. Laisser reposer la pâte obtenue et l’ajouter peu à peu à 4 litres d’eau chaude ne dépassant pas 40 °C.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Révulsif
  • Rubéfiant

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Curcuma

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Sans doute déjà connu par Dioscoride, le Curcuma était utilisé aux Indes contre les dermatoses prurigineuses et les ophtalmies purulentes. Il jouissait d’une grande faveur au XVIIème siècle, et Lémery le considérait comme apéritif et comme « propre à lever les obstructions de la rate, pour la jaunisse et la pierre ». Cazin et les médecins du XIXème siècle l’employaient comme stimulant du foie, excitant des fonctions digestives et diurétique. Leclerc et Parturier le préconisaient dans la jaunisse et les troubles urinaires. Les propriétés cholérétiques du Curcuma ont d’ailleurs été confirmées à plusieurs reprises. On peut utiliser la poudre comme épice dans certains plats de cuisine exotique.

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[wptab name=’Description’] Famille des Zingibéracées.

On l’appelle aussi Safran des Indes, Racine de Safran.

C’est un rhizome qui croît aux Indes orientales et en Chine, ressemblant un peu au Gingembre pour la forme et l’odeur, mais jaune intérieurement : le Curcuma sert d’ailleurs pour la teinture en jaune.

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[wptab name=’Utilisation’]
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Apéritif
  • Stimulant (foie)
  • Cholérétique

[/wptab]
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