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Phytothérapie

Tabac

Le tabac est un produit psychoactif manufacturé élaboré à partir de feuilles séchées de plantes de tabac commun (Nicotiana tabacum), une espèce originaire d’Amérique centrale appartenant au genre botanique Nicotiana (famille : Solanaceae).

Le tabac génère une forte dépendance et sa consommation est responsable de près de 6 millions de décès par an dans le monde dont 600 000 sont des non-fumeurs exposés à la fumée (tabagisme passif). De nombreuses maladies sont liées au tabagisme (maladies cardiovasculaires et cancers entre autres).

Production

Les Nicotiana sont des plantes néotropicales nitrophiles, originaires des régions chaudes et nécessitant un sol riche en humus. La température et la nature des sols jouent un rôle prépondérant sur les propriétés du tabac : la culture ne peut s’effectuer qu’entre des températures allant de 15 °C à 35 °C, 27 °C constituant un idéal pour l’épanouissement des plants.

On estime la surface cultivée mondiale à 5 millions d’hectares, essentiellement en Asie et en Amérique, bien que sa relative plasticité lui permette d’être cultivée entre le 60e degré de latitude nord et le 40e degré de latitude sud.

Le degré de maturation et la méthode de récolte des feuilles constituent des éléments essentiels et déterminants pour leur destination. Sous-maturées, les feuilles sont destinées aux capes pour cigares (l’enveloppe extérieure). La récolte en feuilles peut durer plus d’un mois, les feuilles étant récoltées une par une selon la maturation, tandis que la récolte par tige est beaucoup plus rapide car mécanisée, mais au détriment de la qualité. Il existe trois grandes variétés de tabac cultivé pour être fumé : le tabac de Virginie, le Burley (en) et le tabac oriental.

Composition

La composition du tabac est complexe (des études avancent un ordre de grandeur de 4 000 composés chimiques dont 40 reconnus carcinogènes), à cause de la complexité de la plante et à cause des nombreux traitements réalisés sur le tabac récolté pour en assurer la conservation, la couleur, le parfum, le goût, la plasticité, etc.

Dans la plante fraiche de Nicotiana tabacum, on trouve un mélange d’alcaloïdes composés de 93 % de (S)-nicotine, 3,9 % de (S)-anatabine, de 2,4 % de (S)-nornicotine, et de 0,5 % de (S)-anabasine. Lors de sa croissance, la plante absorbe plusieurs produits radioactifs, qu’on retrouvera dans la fumée, le filtre et moindrement le papier des cigarettes ou des bidies et dans les poumons, via l’inhalation de la fumée. Le polonium du tabac engendre le plus de radioactivité inhalée.

Les feuilles de tabac sont sensibles à certains polluants dont l’ozone troposphérique. Le stress oxydant peut en modifier la composition.

L’American Journal of Public Health (en) a montré, en septembre 2008, que les « majors » de l’industrie du tabac, Philip Morris (PM), RJ Reynolds, British American Tobacco, etc., ont volontairement caché au public, depuis les années 1960, la présence de polonium 210, une substance hautement cancérigène (et utilisée pour l’assassinat de l’espion Alexander Litvinenko) dans les cigarettes. Une des explications de cette présence de produits radioactifs dans le tabac est l’utilisation fréquente aux États-Unis d’engrais à base d’apatites, utilisés pour donner une saveur spécifique au tabac. Certaines variétés semblent absorber moins de radon et de polonium20 (sous réserve que cela ne soit pas dû à une moindre présence de ces produits dans leur environnement).

L’industrie tabatière ajoute en plus dans le tabac de cigarettes des additifs (arômes, sucres, humidifiants), notamment des composés d’ammoniac qui modifient le pH de la nicotine (plus alcalin), en facilitent l’absorption tout en renforçant la dépendance à celle-ci (ouverture plus importante des récepteurs à la dopamine).

Effets « ADDICTIFS »

La nicotine ne met que 7 secondes après chaque inhalation pour atteindre le cerveau, où elle provoque l’équivalent d’une mini-décharge d’adrénaline. Selon les individus, elle jouera le rôle d’accélérateur ou de frein :

  • Pour les uns, elle stimule l’activité cérébrale, augmente la vigilance et les facultés de concentration intellectuelle. A chaque bouffée, elle provoque une accélération du pouls, une augmentation de la tension artérielle et du rythme cardiaque (de 8 à 10 pulsations par minute vingt-quatre heures sur vingt-quatre) ;
  • Chez d’autres, au contraire, la nicotine a un effet tranquillisant et anxiolytique : elle contribue à inhiber les angoisses latentes en agissant comme un sédatif. La façon de fumer varie énormément d’un individu à l’autre. Car sans le savoir, le fumeur tire sur sa cigarette, son cigare ou sa pipe, pour obtenir le taux de nicotine que son organisme réclame. C’est le phénomène d’autotitration de la nicotine.

La nicotine est la principale substance responsable de la dépendance au tabac. Le phénomène d’accoutumance à la nicotine se produit dans le cerveau. Dès que la nicotine y arrive, elle stimule la libération de dopamine. Ce messager chimique joue un rôle clé dans la perception neurologique du plaisir. Il diminue l’anxiété, améliore l’humeur et la mémoire et réduit l’appétit.

Si l’on calcule que chaque cigarette permet environ 10 bouffées, une personne qui fume 30 cigarettes par jour envoie, quotidiennement, 300 appels de dopamine à son cerveau !

Des études suggèrent que le tabagisme diminue l’appétit, mais n’a pas conclu que les personnes en surpoids devraient fumer ou que leur santé amélioreraient par le tabagisme. Ceci est aussi une cause de coeur diseases.Smoking diminue également du poids en surexprimant le gène AZGP1 qui stimule la lipolyse.

Le plaisir neuronal, comme tous les plaisirs, n’a qu’un temps.

Chaque fois que la dopamine est relâchée, les récepteurs de dopamine sont mis en état d’alerte. Graduellement, leur sensibilité s’émousse et ils n’arrivent plus à se satisfaire du taux normal de dopamine : ils sont « en manque ». Le fumeur est tenté de fumer de plus en plus car une plus grande stimulation est nécessaire pour produire le même effet. La toxicomanie devient rapidement un problème chronique.

Toxicité

La consommation de tabac est responsable selon l’OMS de 6 millions de morts par an dans le monde, soit approximativement 10 % du total.

Le retentissement sur les organes vascularisés est évident. Un fumeur qui consomme un paquet de cigarettes par jour a une oxygénation équivalente à celle d’un non-fumeur à 2500 mètres d’altitude…

La consommation de tabac peut provoquer :

  • des maladies cardiovasculaires : maladie coronarienne, accident vasculaire cérébral, anévrisme aortique, artériopathie oblitérante des membres inférieurs ;
  • des cancers : cancer bronchique, cancer du larynx, cancer du pharynx, cancer de la bouche, cancer de la vessie, cancer de l’œsophage, cancer du rein, cancer du pancréas, cancer du col de l’utérus, cancer du sein ;
    des maladies respiratoires broncho-pneumopathie chronique obstructive, aggravation de l’asthme, augmentation du risque de pneumonie, histiocytose X, syndrome d’apnée du sommeil ;
  • des maladies de la grossesse et de la petite enfance : placenta praevia, retard de croissance intra-utérin, mort subite du nourrisson, pathologies infectieuses bénignes ;
  • des maladies digestives : œsophagite, reflux gastro-œsophagien, ulcère gastroduodénal, maladies du pancréas, aggravation d’une hépatite, aggravation de la maladie de Crohn ;
  • des maladies variées : aggravation de la dégénérescence maculaire liée à l’âge, aggravation d’une kératite, aggravation de l’acné, retard de cicatrisation, pseudarthrose, agueusie, anosmie.

L’arrêt de la consommation de tabac permet de réduire les risques.

Mécanismes carcinogènes

La fumée contient plusieurs produits pyrolytiques cancérigènes qui se lient à l’ADN et provoquent des mutations génétiques. Les carcinogènes particulièrement puissants sont des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), qui sont toxiques jusqu’à mutagènes époxydes.

Il y a plus de 19 cancérigènes connus dans la fumée de cigarette.

Voici quelques-unes des substances cancérigènes les plus puissants :

  • Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sont des composants de goudron produits par pyrolyse en couvant la matière organique et émis dans la fumée. Plusieurs de ces HAP sont déjà toxiques dans leur forme normale, cependant, beaucoup peuvent devenir encore plus toxiques pour le foie. En raison de la nature hydrophobe des HAP qu’ils ne se dissolvent pas dans l’eau et sont difficiles à expulser du corps. Afin de rendre les HAP plus solubles dans l’eau, le foie crée une enzyme appelée cytochrome P450 qui ajoute un atome d’oxygène supplémentaire à la HAP, le transformant en un époxyde mutagène, qui est plus soluble, mais aussi plus réactive. Le pouvoir cancérogène est radiomimétique, à savoir semblable à celui produit par les rayonnements ionisants nucléaires.
    • Le premier HAP à être identifié comme cancérogène dans la fumée de tabac est le  benzopyrène, qui a montré intoxiquer un époxyde qui se fixe de manière irréversible à l’ADN nucléaire d’une cellule, qui peut soit tuer la cellule ou causer une mutation génétique. Si la mutation inhibe la mort cellulaire programmée, la cellule peut survivre à devenir une cellule cancéreuse.
      Les fabricants de tabac ont expérimenté avec la technologie de vaporisation pour permettre de consommer des cigarettes sans la formation de benzopyrènes cancérogènes. Bien que ces produits sont devenus de plus en plus populaires, ils représentent encore qu’une très petite fraction du marché, et aucune preuve concluante n’a été démontré pour prouver ou réfuter les allégations positives pour la santé positifs.
  • L’acroléine, qui est abondant dans la fumée de tabac, se lie également de manière irréversible à l’ADN, cause des mutations et provoque donc aussi le cancer. Cependant, il n’a pas besoin d’activation pour devenir cancérigène.  Il donne fumer une odeur âcre et un effet lacrymogène irritant et est un contributeur majeur à sa cancérogénicité. Comme métabolites des HAP, l’acroléine est également un agent alkylant électrophile et se lie à la base guanine de l’ADN, par une addition conjuguée, suivie d’une cyclisation dans un hémiaminal en permanence. Le produit d’addition acroléine-guanine induit des mutations d’ADN au cours de la reproduction, et donc provoque des cancers d’une manière similaire aux HAP. Cependant, l’acroléine est 1000 fois plus abondant que les HAP dans la fumée de cigarette et est en mesure de réagir comme il est, sans activation métabolique. Acroléine a été montré pour être un mutagène et cancérigène dans les cellules humaines. La cancérogénicité de l’acroléine a été difficile à étudier par l’expérimentation animale, car il a une telle toxicité qu’elle tend à tuer les animaux avant qu’ils ne développent un cancer.
    Généralement, les composés capables de réagir par l’addition conjuguée comme agents électrophiles (ce qu’on appelle des accepteurs de Michael, après la réaction de Michael) sont toxiques et cancérigènes, car ils peuvent alcaliniser l’ADN en permanence, de manière similaire à du gaz moutarde ou de l’aflatoxine. L’acroléine est un seul d’entre eux présents dans la fumée de cigarette; par exemple, le crotonaldéhyde a été trouvée dans la fumée de cigarette. Michael accepteurs contribuent également à l’inflammation chronique présente dans la maladie du tabac.
  • Les nitrosamines sont un groupe de composés cancérigènes présents dans la fumée de cigarette, mais pas dans les feuilles de tabac non durcis. La formule des nitrosamines sur le tabac séché à l’air se produit pendant le processus de durcissement par une réaction chimique entre la nicotine et d’autres composés contenus dans la feuille non durcie et divers oxydes d’azote présents dans tous les gaz de combustion. Le passage à durcissement de feu indirect a été démontré pour réduire les niveaux de nitrosamines à moins de 0,1 partie par million.

La fumée secondaire du tabac, ou la fumée principale exhalée, est particulièrement néfaste. Parce que la fumée exhalée est à des températures plus basses que la fumée inhalée, les composés chimiques subissent des changements qui peuvent devenir plus dangereux. En outre, la fumée subit des changements à mesure qu’elle vieillit, ce qui provoque la transformation du composé NO vers le NO2 plus toxique. En outre, la volatilisation cause des particules de fumée de plus en plus petites, et donc plus facilement intégrées profondément dans les poumons d’une personne qui respire plus tard l’air.

Carcinogènes radioactifs

En plus de produits chimiques, des substances cancérogènes non radioactives, le tabac et la fumée de tabac contiennent de petites quantités de plomb-210 (210Pb) et le polonium-210 (210Po) qui sont tous deux des agents cancérigènes radioactifs. La présence de polonium-210 dans la fumée principale de cigarette a été mesurée expérimentalement à des niveaux de 0,0263 à 0,036 uCi (mBq 0.97-1.33), ce qui équivaut à environ 0,1 pCi par milligramme de fumée (4 MBq / mg ) ; ou environ 0,81 pCi de plomb-210 par gramme de fumée condensée sec (30 Bq / kg).

Les recherches menées par NCAR radiochimiste Ed Martell a suggéré que les composés radioactifs dans la fumée de cigarette sont déposés dans des «points chauds» où les tubes bronchiques se branchent, que le goudron de la fumée de cigarette est résistant à la dissolution dans le liquide pulmonaire et que les composés radioactifs mettent beaucoup de temps à devenir moins radioactifs  avant d’être effacé par des processus naturels. A l’intérieur, ces composés radioactifs peuvent persister dans la fumée secondaire, et une plus grande exposition se produirait lorsque ces composés radioactifs sont inhalées pendant la respiration normale, qui est plus profonde et plus longue que lors de l’inhalation des cigarettes. Les dommages au tissu de protection épithélial en fumant augmente seulement la rétention prolongée des insolubles polonium-210 composés produits à partir de la combustion du tabac. Martell estime qu’une dose de rayonnement carcinogène de 80-100 rads est délivrée au tissu pulmonaire à la plupart des fumeurs qui meurent d’un cancer du poumon.

Fumer une moyenne de 1,5 paquets par jour donne une dose de rayonnement de 60-160 mSv /an, par rapport à vivre à proximité d’une centrale nucléaire (0,0001 mSv /an)  ou le MSV 3.0 /dose moyenne annuelle pour les Américains. Certaines des apatites en Floride utilisées pour produire du phosphate pour les cultures de tabac U.S.A. contient l’uranium, le radium, le plomb 210 et le polonium-210 et le radon. La fumée radioactive du tabac fécondé cette façon est déposée dans les poumons et libère le rayonnement, même si un fumeur quitte l’habitude. La combinaison de goudron cancérigène et le rayonnement dans un organe sensible tel que les poumons augmente le risque de cancer.

En revanche, un examen de tabac cancérogènes de fumée publiés dans le Journal de l’Institut national du cancer 1999 stipule que «les niveaux de polonium-210 dans la fumée de tabac ne sont pas censés être assez grand pour avoir un impact significatif de cancer du poumon chez les fumeurs.» Dans 2011 Hecht a également déclaré que les «niveaux de 201Po dans la fumée de cigarette sont probablement trop faibles pour être impliqués dans l’induction du cancer du poumon … »

Nicotine

La nicotine, qui est contenue dans les cigarettes et autres produits du tabac fumés, est un stimulant et est l’un des principaux facteurs conduisant à continuer de fumer du tabac. La nicotine est une substance chimique psychoactive très addictif. Lorsque le tabac est fumé, la majeure partie de la nicotine est pyrolysé ; une dose suffisante pour provoquer la dépendance somatique légère et légère à forte dépendance reste psychologique.

La quantité de nicotine absorbée par le corps du tabac dépend de nombreux facteurs, y compris le type de tabac, que la fumée est inhalée, et si on utilise un filtre. Il y a aussi une formation d’harmane (un inhibiteur de la MAO, prescrite dans la dépression et la maladie de Parkinson) à partir de l’acétaldéhyde dans la fumée de cigarette, qui semble jouer un rôle important dans la dépendance à la nicotine probablement en facilitant la libération de dopamine dans le noyau accumbens, en réponse à des stimuli nicotine.

Selon des études réalisées par Henningfield et Benowitz, la nicotine est plus addictive que le cannabis, la caféine, l’éthanol, la cocaïne et l’héroïne lorsque l’on considère à la fois la dépendance somatique et psychologique. Toutefois, en raison des effets de sevrage plus forts de l’éthanol, de la cocaïne et de l’héroïne, la nicotine pourrait avoir un plus faible potentiel de dépendance somatique que ces substances. Environ la moitié des Canadiens qui fument actuellement ont essayé d’arrêter. La dépendance à la nicotine peut se produire dès cinq mois après le début du tabagisme.

L’ingestion d’un composé par le tabagisme est une des méthodes les plus rapides et efficaces de l’introduire dans le courant sanguin, en second après à l’injection, ce qui permet le retour d’information rapide permettant aux fumeurs d’adapter leur dosage. En moyenne, il faut environ dix secondes pour que la substance atteingne le cerveau. En raison de l’efficacité de ce système de distribution, de nombreux fumeurs se sentent dans l’incapacité de cesser de fumer.

Parmi ceux qui tentent de cessation et trois derniers mois sans succomber à la nicotine,
la plupart sont en mesure de rester sans fumée pour le reste de leur vie.

Bien que la nicotine joue un rôle dans les épisodes aigus de certaines maladies (y compris les accidents vasculaires cérébraux, l’impuissance et la maladie de coeur) par sa stimulation de la libération d’adrénaline, augmentant la pression artérielle, le rythme cardiaque, la respiration et les acides gras, le plus grave effet à long terme sont plus le résultat des produits du processus de combustion lente et continue. Cela conduit à l’élaboration de divers systèmes de délivrance de la nicotine, comme le timbre de nicotine ou de gomme à la nicotine, qui peuvent satisfaire le besoin addictif en livrant la nicotine sans la combustion sous-produits nocifs. Cela peut aider le fumeur fortement dépendant de quitter progressivement, tout en interrompant d’autres dommages à la santé.

Des données récentes ont montré que le tabagisme augmente la libération de dopamine dans le cerveau, en particulier dans la voie mésolimbique, le même circuit neuro-récompense activé par l’abus des drogues telles que l’héroïne et la cocaïne. Ceci suggère que l’utilisation de la nicotine a un effet agréable qui déclenche le renforcement positif. Une étude a révélé que les fumeurs présentent une meilleure réaction en temps et les performances de la mémoire par rapport aux non-fumeurs, ce qui correspond à une augmentation de l’activation des récepteurs de la dopamine. Neurologiquement, des études sur les rongeurs ont montré que  l’auto-administration de nicotine abaissent les seuils de récompense. Cette augmentation de la sensibilité au circuit récompense persiste plusieurs mois après que l’auto-administration ait pris fin, ce qui suggère que la nicotine modifie la fonction de récompense du cerveau de manière longue ou permanente. En outre, il a été trouvé que la nicotine peut activer la potentialisation à long terme in vivo et in vitro. Ces études suggèrent que « la mémoire de trace » de la nicotine peut contribuer à des difficultés dans l’abstinence à la nicotine.

La cancérogénicité de la fumée de tabac n’est pas expliquée par la nicotine en soi, qui ne sont pas cancérigènes ou mutagènes, même si elle est un précurseur métabolique pour plusieurs composés qui le sont. En outre, le tabac inhibe l’apoptose, accélérant ainsi les cancers existants. Aussi, le NNK, un dérivé de la nicotine converti de la nicotine, peut être cancérigène.

Il est à noter que la nicotine, bien que fréquemment impliquée dans la production de la dépendance au tabac, n’est pas significativement addictive lorsqu’elle est administré seule. Le potentiel de dépendance se manifeste après la co-administration d’un inhibiteur de MAO(monoamine oxidase), ce qui provoque spécifiquement la sensibilisation de la réponse locomotrice chez le rat, une mesure du potentiel de dépendance.

Syndrome du sevrage tabagique

Irritabilité, anxiété, tristesse… les symptômes de manque peuvent être plus ou moins présents selon les individus. Mais il est prévisible d’en être victime durant les premières semaines suivant l’arrêt du tabac.

Pour une personne qui veut cesser de fumer, la perte de ces éléments véritablement positifs
du tabagisme (diminution de l’anxiété, amélioration de l’humeur et de la mémoire et réduction de l’appétit) est une étape cruciale à franchir.

D’autres facteurs émotifs et comportementaux accroissent la dépendance, comme le plaisir du geste et l’association avec des moments agréables (le premier café, le repas avec des amis, etc.).

Le sommeil, qui est souvent déjà de moins bonne qualité chez les fumeurs, est aussi fréquemment perturbé pendant quelques semaines. Les réveils sont plus courants durant la nuit. Il est habituel que les ex-fumeurs se lèvent une heure plus tôt le matin, durant la première semaine tout en ayant l’impression d’avoir mal dormi. Patience. Là aussi, tout reviendra peu à peu à la normale.

De nombreux cas de constipations, ballonnements, gastrites, ou crise de fringale… sont aussi à retenir et surtout à ne pas négliger !

Pour limiter l’apparition de tous ces phénomènes d’humeur, mieux vaut ne pas choisir le jour « J » dans une période d’intense activité professionnelle ou s’il y a des problèmes personnels ou une fragilité.

Les spécialistes du sevrage tabagique recherchent, notamment chez les gros fumeurs, la présence d’une anxiété ou de symptômes dépressifs. Ces derniers sont, en effet, deux fois plus répandus chez les fumeurs. Arrêter de fumer quand on présente une authentique dépression risquerait de la majorer et d’entraîner un déplacement vers d’autres formes de dépendance.

L’hygiène de vie joue un rôle essentiel pour lutter contre les manifestations désagréables du sevrage tabagique. Il est ainsi particulièrement recommandé de modérer sa consommation de café ou de thé, qui sont des excitants du système nerveux et accroissent l’anxiété. Attention aussi à l’alcool ou à la nourriture !

En revanche, la pratique d’une activité sportive aura l’avantage de calmer tout en
permettant de lutter contre la prise de poids favorisée par l’arrêt du tabac.

[:fr]Agnus castus[:]

[:fr]CLINIQUE — Les principales affections dans lesquelles on a employé ou recommandé ce médicament sont : Impuissance, Gonorrhêe secondaire. Règles supprimées ; Agalactie, Ulcères dans la bouche et aux gencives ; Gonflement et indurations de la rate ; Ascite ; Flatuosités ; Excoriation et crevasses à l’anus (application extérieure) ; Gonflement et induration des testicules ; Flueurs blanches ; Luxations ; Nodosités arthritiques ; Gonflement inflammatoire, rhumatismal, désarticulations ; Stérilité, etc…
[wptab name=’Symptômes généraux’]
Démangeaison picotante à différentes parties. — Somnolence. — Sommeil agité avec réveil en sursaut — Rêves anxieux ou lascifs. — Frissons avec tremblement, quoique le corps soit chaud au toucher. — Frissonnement sans soif, avec froid aux mains. — Le soir, au lit, chaleur passagère au corps avec froid aux genoux
[/wptab]
[end_wptabset skin=pepper_grinder location=top width=400 px onhover=1][:]

[:fr]Agaricus muscarius[:]

[:fr]CLINIQUE
Les affections dans lesquelles on a jusqu’ici fait usage de. ce remède sont : Amblyopie amaurotique ; Odontalgie ; Faiblesse par abus du coït ; Douleurs ostéocopes aux jambes ; Convulsions et tremblements des membres? ; Accès épileptiques, Éruption comme des grains de millet ; Engelures
[wptab name=’Symptômes généraux’]
Douleurs crampoïdes aux muscles, étant assis — Tiraillement aux membres, principalement pendant le repos, soit assis, soit debout, et disparaissant par le mouvement — Symptômes qui se manifestent en croix (par
exemple au bras droit et à la jambe gauche), en marchant lentement, amélioration — Grande sensibilité de tout le corps ; la pression la plus douce produit des douleurs continues.— Douleurs de meurtrissures aux membres dans toutes les articulations après un exercice même modéré — Douleurs térébranles dans différentes
parties du corps, principalement à la tète, avec envie de dormir, et accablement étant assis —Grande faiblesse et lourdeur dans tous les membres — Tremblement — Convulsions — Accès épileptiques — Grande sensibilité à l’air frais
[/wptab]
[end_wptabset skin=pepper_grinder location=top width=400 px onhover=1][:]

[:fr]Aconitum napellus[:]

[:fr]CLINIQUE
Étant indiqué par l’ensemble des symptômes, ce médicament pourra quelquefois être utile dans l’un ou l’autre cas des affections suivantes : — Inflammations locales aiguës ; Inflammations rhumatismales et arthritiques avec gonflement ; affections principalement des personnes pléthoriques, d’un caractère vif, constitution bilieuse et nerveuse, yeux et cheveux bruns ou noirs, teint fortement coloré, elc ; Congestions sanguines actives, névralgies et accès de spasmes, principalement chez les jeunes gens (et surtout chez les jeunes filles) d’un tempérament sanguin, et menant une vie sédentaire ; suites fâcheuses d’un refroidissement dans un froid sec (vent d’est) ou par un courant d’air ; affections par suite d’une frayeur ou d’une colère ; Accès de convulsions ; Tétanos? ; Trismus? ; Accès d’évanouissement ; Accès de catalepsie? ; Brûlures ; Éruptions miliaires ; Miliaire pourprée ; Roséole ; Roungeole ; Période éruptive de la petite vérole ; Inflammations érysipélateuses ; Éruptions urticaires ; Fièvres inflammatoires, même avec symptômes bilieux ou nerveux ; Fièvre catarrhale avec un caractère inflammatoire ; Somnambulisme? ; Somnolence comateuse? ; Aliénations mentales avec idées fixes d’une mort prochaine ; Congestions cérébrales avec vertiges ; Apoplexie sanguine ; Céphalalgies congestives, catarrhales, nerveuses, etc. ; Migraine ; Encéphalite ; Hydrocéphale aiguë ; Ophthalmies aiguës, même celles par l’introduction de corps étrangers ; Prosopalgies et odontalgies congestives ou nerveuses ; Angines aiguës phlegmoneuses ou catarrhales ; Angine scarlatine ; Dentition difficile avec fièvre ; Souffrances bilieuses ; Vomissement des femmes enceintes ou hystériques ; Vomissements de vers ; Hématémèse ; Ictère ; Hépatite ; Entérite ; Péritonite ; Orchite, à la suite d’une gonorrhée ; Métrorrhagies et règles trop copieuses par suite de pléthore ; Péritonite puerpérale ; Métrite ; Flueurs blanches ; Hernies incarcérées ; Catarrhe ordinaire et grippe dans la période inflamnmatoire ; Croup, première période ; Coqueluche, première période ; Accès d’asthme congestif ; Asthme de Millar ; Laryngite et bronchite aiguës ; Pleurésie ; Pneumonie ; Hémoptysie ; Affections de coeur ; Palpitations, etc
[wptab name=’Symptômes généraux’]
Douleurs lancinantes ou rhumatismales qui se renouvellent par le vin ou autres causes échauffantes. Souffrances qui, principalement la nuit, paraissent insupportables, et qui, pour la plupart, disparaissent dans la position assise — Accès de douleurs avec soif et rougeur desjomes
— Sensibilité douloureuse du corps et surtout des parties malades, à tout mouvement et au moindre contact — Douleur de meurtrissure et sensation de lourdeur dans tous les membres — Tiraillement avec faiblesse paralytique aux bras et aux jambes — Manque de force et de solidité, douleurs et craquement dans les articulations, principalement des jambes — Chute rapide et générale des forces – Accès d’évanouissement, principalement en se redressant de la position couchée, et quelquefois avec congestion de sang à la tête, bourdonnement des oreilles, pâleur mortelle
du visage et frissonnements – Malaise connue par suite d’une transpiration supprimée ou par suite d’un refroidissement, avec mal à la tête, bourdonnement des oreilles, coliques et rhume de
cerveau. — Sensation de froid et de stagnation du sang dans tous les vaisseaux. — Secousses dans les membres. — Accès cataleptique avec cris, grincement de dents et hoquet. — Gonflement et
couleur noirâtre de tout le corps.
[/wptab]
[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″]
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[:fr]Artemisia annua[:]

[:fr]

L’Artemisia Annua (en chinois: qinghao 青蒿) est une plante annuelle glabre originaire de Chine naturalisée en Europe. Elle peut atteindre une hauteur de plus de 2,5 m en culture (en Europe) . Il s’agit d’une plante à jour long, c’est à dire qu’elle arrive plus vite à maturité lorsque la durée du jour est long. Sa répartition naturelle s’étend à l’ensemble des zones tempérées chaudes et également dans certains pays des zones intertropicales.

[wptab name=’Description’] Famille des Ambroisies.

Les tiges très ramifiées ont une longueur comprise entre 30 cm et 100 cm (pouvant atteindre plus de 3 m en culture), les feuilles sont très divisées et les capitules ont une longueur de 1 mm à 1,5 mm se positionnant en grappes lâches et terminant les branches. La floraison est estivale. On la trouve dans tous les terrains vagues (y compris au milieu des habitations) des zones tempérées chaudes.

Attention de ne pas confondre l’armoise annuelle avec l’ambroisie reconnue comme l’une des premières causes d’allergies polliniques (y compris cutanées). Les feuilles de l’armoise annuelle sont très divisées, de couleur vert clair, et l’odeur est très forte quand on les froisse entre les doigts, tandis que celles de l’ambroisie n’ont aucune odeur.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]

L’armoise annuelle est utilisée par les herboristes chinois depuis longtemps dans le traitement de nombreuses maladies, telles que des dermatites ou bien encore contre la malaria depuis l’antiquité. En effet, la plante contient de l’artémisinine (qinghaosu (青蒿素)), une lactone sesquiterpénique qui s’est révélée efficace à titre curatif, et non préventif, contre des formes graves de paludisme (en particulier contre Plasmodium falciparum devenu en de nombreux endroits résistants aux médicaments classiques). C’est donc une alternative simple à la portée des populations soumises à ce fléau.

L’artémisinine est efficace contre plusieurs souches de parasites responsables du paludisme.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

L’artémisine est active contre les souches multi-résistantes de plasmodium, agent du paludisme (maladie parasitaire des régions chaudes, la plus répandue dans le monde)

  • Anticancérigène
  • Active contre les souches multi-résistantes de plasmodium, agent du paludisme

L’Artémisine se débarrasse de la maladie en interagissant avec les ions métalliques, qui se trouvent en grande quantité dans le cancer, sans s’attaquer aux cellules normales : notamment la leucémie (8 heures), cancer du sein (16 heures).

Il existe d’autres plantes qui peuvent aider à lutter contre le cancer :

  • Le Lapacho (Pau d’Arco) avec ses quinones qui remonte le système immunitaire
  • L’ail biologique et le romarin sont d’autres bons exemples mais ils ne sont utiles qu’en début de phase.

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[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ][:]

Asperge

Famille des Liliaceae

Originairaire du Sud de l’Europe, l’asperge sauvage pousse spontanément dans diverses régions de France (Rhône, Sud de la loire par ex.). Variété cultivées : asperge d’Argenteuil, asperges vertes, blanche à pointe violette,…. Elle était déjà cultivée chez les Grecs et les Romains.

Indications
  • Asthénies physique et intellectuelle, convalescences
  • Anémie
  • Déminéralisation
  • Insuffisance hépatique et rénale
  • Lithiase urinaire
  • Arthritisme, goutte, rhumatismes
  • Bronchites chroniques
  • Dermatose (certains eczémas)
  • Viscosité sanguine
  • Palpitations
  • Diabète

[wptab name=’Constituants’]

Eau (90-95 %) – glucides (1,70 à 3,50 %) – lipides (0,10 à 0,15 %) – protides (1,60 à 1,90 %) – cellulose (0,65 à 0,70 %) – Vitamine A, B1, B2, acide folique, C – manganèse, fer, phosphore, potassium, chaux, cuivre, fluor, brome, iode, … asparagine, méthyl-mercaptan (qui donne aux urines leur odeur caractéristique), …

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Dépuratif
  • Diurétique
  • Draineur hépatique et rénale, de l’intestin, des poumons et de la peau
  • Reminéralisant
  • Fluidifiant sanguin
  • Calmant de l’éréthisme cardiaque
  • Entraîne une diminution de la glycosurie
  • Laxatif

[/wptab]
[wptab name=’Mode d emploi’]

Comme beaucoup de légumes : à l’état cru, râpée dans les fors-d’oeuvre ou sous forme de jus.

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Phytothérapie : du rêve à la réalité

Les gélules à base de plantes fleurissent ! De la beauté à la forme en passant par la mémoire, le champ d’action de ces produits semble infini. Mais attention… Ce qui est vendu n’est pas forcément autorisé et ce qui est permis n’est pas forcément efficace ! Tour d’horizon des pièges et des problèmes de la phytothérapie.

Dans les pharmacies, les grandes surfaces, les magasins diététiques on trouve de tout ou presque. La vitalité, la beauté, la minceur sont à portée de main sous forme de petites gélules anodines et tentantes.

Un marché florissant

Un marché qui affiche une croissance de 14 % pour un chiffre d’affaires de 240 millions d’€uros. Cet eldorado attire fabricants en quête de respectabilité (réunis au sein d’un syndicat qui affirme son respect du cadre réglementaire) et aventuriers sans foi ni loi. Conséquence logique de cet état chaotique : tout ce qui est vendu n’est pas forcément autorisé. Depuis 1989, la DGCCRF, direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a mis en place un plan de suivi des compléments alimentaires.

Des plantes non autorisées

D’après le dernier rapport d’activités de la DGCCRF, un nombre de plus en plus important de compléments utilise des plantes non autorisées. Dotées de propriétés médicinales, des plantes comme le millepertuis, le ginkgo biloba, l’aubépine ou encore la valériane sont strictement contrôlés. Le millepertuis par exemple peut être utilisé comme source d’arôme sous réserve que la teneur maximale en principe actif soit inférieur à 0,01 mg/kg dans les aliments. Toute autre utilisation doit faire l’objet d’une autorisation de mise sur le marché. Ces plantes sont actives et c’est bien là le danger : elles peuvent avoir des interactions avec des médicaments.

Un problème d’étiquette

Les autres problèmes relevés par la DGCCRF proviennent de l’étiquetage : les compléments ne contiennent pas forcément les doses d’ingrédients indiqués sur l’emballage. Parfois elles dépassent les valeurs annoncées, et cela peut représenter un danger. Et si elles en contiennent moins, il y a tromperie. Du côté des allégations, il y a généralement peu de problème car les messages délivrés sur les emballages sont souvent flous et laconiques.

Ceci étant, les allégations peuvent parfois induire en erreur. « En effet, explique le Pr Luc Cynober, une substance n’est pas dangereuse mais son usage peut l’être. C’est le cas des gélules vendues pour préparer la peau au bronzage. Le béta-carotène utilisé dans ces produits n’est pas dangereux mais il ne protège pas la peau des coups de soleil ».

Doit faire ses preuves !

Tout ce qui est autorisé n’est pas forcément efficace ! « Certaines plantes, rappelle le Pr Cynober, ont été très étudiées -c’est le cas du thé, du soja notamment- d’autres sont moins connues, ce qui ne signifie pas qu’elles n’ont pas de propriétés intéressantes ». Difficile dans ce cas de préjuger de leurs effets. Cependant, même si on sait qu’une plante est efficace, sa présence parmi les ingrédients d’un complément ne garantit pas le résultat. « Le soja, continue le Pr Cynober, se compose de différentes sortes d’isoflavones, ce mélange harmonieux est potentiellement intéressant mais si on donne une dose massive d’un seul de ces composés, l’effet sera différent ».

En l’absence d’études sérieuses il est ainsi difficile d’avoir un avis sur les propriétés des compléments alimentaires. « En effet, confirme le Pr Cynober, ces produits peuvent être efficaces comme ils peuvent ne pas l’être ; ils ne font pas l’objet d’étude car cela coûte cher et ce n’est pas obligatoire ».

Satisfaits malgré tout

Si l’efficacité de certains compléments alimentaires peut être l’objet de controverse, les utilisateurs semblent néanmoins satisfaits. Car l’engouement pour ces produits ne se dément pas.

Phytothérapie : des fleurs pour des maux quotidiens

Les compléments alimentaires à base de plantes ont explosé depuis quelques années ! Mais naturel ne veut pas dire inoffensif ! Pour preuve de nombreux produits ont été retirés du marché pour leur toxicité. L’agence française de sécurité sanitaire des aliments avait rendu un rapport alarmant en 2003 sur ces suppléments et autres aliments végétaux … A lire avant de passer au vert !

Aujourd’hui les compléments alimentaires ont envahi les rayons diététiques et les pharmacies. La plupart des spécialités sont à base de plantes. Mais cette origine naturelle n’est pas forcément un gage de sécurité. Car difficile de s’y retrouver entre tous les végétaux employés, et les préparations à base de plantes entières, d’extraits, de molécules isolées… L’agence française de sécurité sanitaire des aliments a décidé en 2003 de faire le tri.

Faites confiance aux traditions !

L’AFSSA préconise de se référer aux traditions et aux croyances populaires pour évaluer les produits sur le marché ! Certes, peu d’études existent sur les propriétés d’une plante entière et les laboratoires ne s’intéressent souvent qu’à un seul principe actif issu de la plante. Difficile alors de connaître les effets d’extraits de parties entières. Et pourtant, l’industrie pharmaceutique utilise depuis toujours la pharmacopée traditionnelle pour découvrir de nouveaux médicaments, et ce n’est pas un hasard. Il est donc plus sûr de se référer aux modes de préparations traditionnels afin de prévenir les mauvaises utilisations et surtout les effets nocifs. Dans les discussions actuelles sur la nouvelle réglementation européenne, la notion d’usage traditionnel serait reconnue pour les produits utilisés depuis 30 ans au moins. Des initiatives intéressantes confirment d’ailleurs que la tradition est souvent une véritable mine d’or pour la santé : en Afrique, les pharmaciens travaillent avec les shamans et médecins « traditionnels » pour écrire et traduire de façon scientifique cette tradition de soin orale. Et s’il est souvent difficile de retranscrire des siècles d’usage médicinal, on fait parfois de grandes découvertes. Notre végétation regorge encore de principes actifs et efficaces alors autant se fier à la tradition pour les dénicher.

L’importance du mode de préparation

Respecter les méthodes traditionnelles est sans aucun doute une solution pour choisir les plantes, mais il faut aussi impérativement respecter le mode de préparation. Car, souvent, ce n’est pas le végétal lui-même qui est en cause, mais le procédé de fabrication. Quelques scandales ont même égrainé la fin du 20ème siècle. Mais pas de panique, la plupart des produits sont soigneusement testés avant leur mise en vente et les erreurs se font de plus en plus rares. Le plus simple est encore de faire confiance à votre pharmacien qui doit sélectionner des produits de qualité.

Plantes et médicaments : des liaisons dangereuses…

Autre danger de certaines plantes : leur interaction possible avec des médicaments « classiques ». Citons par exemple le cas du Millepertuis. Cette plante est utilisée dans le traitement de la dépression légère. Or elle a des interactions avec nombre de spécialités classiques : théophylline, anti-vitamine K, ciclosporine, pilules contraceptives, antiretroviraux. De même, l’ail a des effets sur le foie qui peuvent bloquer l’action de certains traitements. Dans tous les cas, il est toujours important de parler avec son médecin ou son pharmacien de son traitement avant de prendre des compléments.

Depuis ce rapport de l’AFSSA la directive européenne sur les compléments alimentaires a été appliquée en France. Les produits employés sont aujourd’hui mieux contrôlés et les consommateurs mieux informés. De quoi rassurer tous les adeptes de la phytothérapie !

Capucine (Grande)

C’est la « fleur sanguine du Pérou » introduite en Europe au début du XVIIème siècle, et toujours admirée depuis pour l’élégance de sa fleur en forme de corne.
Au XVIIIème siècle, on considérait la Capucine comme propre à faire venir les règles. On connaissait aussi ses vertus antiscorbutiques, précieuses au temps de la marine à voile où sévissait le scorbut : cela n’a rien d’étonnant puisqu’on a dosé 285 mg de vitamine C dans 100 g de feuilles fraîches.

Tombée ensuite dans l’oubli, c’est Cartheuser, en 1805, qui la réhabilita en lui attribuant diverses vertus thérapeutiques : diurétiques, laxatives, pectorales, anthelminthiques. Il jugea aussi la « fleur d’amour » aphrodisiaque et capable d’aiguiser l’appétit vénérien. Le Dr Leclerc, de son côté, mit l’accent sur les propriétés expectorantes de la Capucine, qui fluidifie les sécrétions bronchiques. Il la recommande contre la bronchite chronique et l’emphysème, où elle agit vraisemblablement comme les autres végétaux à essence sulfurée (Ail, par exemple). Cette richesse en soufre fait aussi de la Capucine une plante à utiliser dans la prévention des troubles de la sénescence et par ceux qui veulent « vivre jeunes et longtemps » (Pr Léon Binet).
Le Dr Leclerc et le Dr Cazin conseillent, d’autre part, les fruits mûrs pour leurs propriétés laxatives et purgatives.
Enfin, la Capucine est la « plante à cheveux » par excellence, recommandée en lotion capillaire contre la chute des cheveux par Leclerc et J. Brel.

[wptab name=’Description’]Famille des Troaéolacées

On l’appelle aussi Cresson du Pérou, Cresson d’Inde.

Avec ses fleurs aux vives couleurs, jaunes, rouges ou pourpres, la Capucine, qu’elle soit rampante ou grimpante, est une des plantes ornementales les plus cultivées dans nos jardins.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Salade. On peut mettre à profit les qualités à la fois alimentaire et thérapeutiques de la Capucine en utilisant la fleur pour orner les salades, qu’elle corse de son accent un peu poivré évoquant le Cresson. Potage vitaminé. Associer pommes de terre et feuilles de « Cresson d’Inde ». Confits au vinaigre. Boutons floraux et jeunes fruits peuvent remplacer les Câpres, ainsi que le conseillait déjà l’abbé Rozier dans son « Cours complet d’agriculture » paru en 1785.

Décoction. 15 à 30 g de feuilles par litre d’eau. En ce qui concerne les propriétés laxatives de la Capucine, on peut soit utiliser les fruits desséchés à la dose de 0,60 g écrasés avec du sucre ou mêlés à du miel (Dr Cazin), que l’on prend avant le repas du soir, soit prendre 1 à 3 cuillerées à café de fruits frais, conservés en les triturant avec 3 fois leur poids de sucre.

Alcoolature. Faire macérer des feuilles fraîches tassées dans le même volume d’eau de vie blanche pendant 15 jours. Après avoir filtré, on conserve en bouteille et on prend une cuillère à café 3 fois par jour. L’avantage de l’alcoolature est de permettre de suivre le traitement en toute saison.

Externe

Décoction. Une poignée de fleurs, feuilles et fruits peut servir en gargarismes et bains de bouche contre le déchaussement des dents. Lotion capillaire. On peut soit se servir de l’alcoolature, soit encore utiliser la formule de Dr Leclerc : hacher 100 g de feuilles, fleurs et semences fraîches de Capucine avec 100 g de feuilles fraîches d’Ortie et 100 g de feuilles fraîches de Buis. Faire macérer 15 jours dans un 1/2 l d’alcool à 90°. Passer et parfumer à l’essence de Géranium. Employer en frictions journalières du cuir chevelu, appliquées avec une brosse rude.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Antiscorbutique
  • Diurétique
  • Laxative
  • Pectorale
  • Anthelminthique
  • Aphrodisiaque
  • Expectorante
  • Purgative

[/wptab]
[wptab name=’Beauté’]

Esthétique

La capucine est utilisée comme tonique du cuir chevelu, soit en shampooing, où les propriétés de la plante sont associées à celles du bouleau, soit en lotion, associée à l’ortie.

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Joubarbe (grande)

Cazin l’a utilisée comme astringente dans les cas de dysenterie, mais vantait aussi ses qualités antispasmodiques. Reschel la préconisait dans les affections nerveuses résultant de troubles fonctionnels ayant leur siège dans l’utérus.

Elle n’est plus que très rarement utilisée pour l’usage interne. Par contre, elle est très délicieuse pour l’usage externe. Le suc, remède éprouvé contre les cors, justifie bien le nom populaire de la plante, puisque deux ou trois applications suffisent. Les feuilles fraîches broyées sont renommées contre les hémorroïdes, les brûlures, les tumeurs ganglionnaires. La pommade à base de suc fait merveille contre les dartres et les maladies de peau en général.

D’autres espèces de Joubarbe ont aussi des vertus médicinales.

La Joubarbe des vignes (Sedum telephium) est le plus souvent appelée Orpin. C’est une petite plante vivace, aux tiges et feuilles charnues comme une plante grasse, aux fleurs jaunes, et qui croît dans les lieux incultes. On conserve les feuilles dans l’huile dans certaines régions, sous le nom d’Orpin confit : cette macération est un remède populaire contre les coupures, les hémorroïdes, les cors.
La Joubarbe rose (Sedum rhodiola) est une plante des hautes montagnes, à odeur de rose, qu’on utilisait jadis contre les maux de tête et comme astringent.
La Joubarbe âcre (Sedum acer) porte beaucoup de noms populaires : Orpin brûlant, Poivre des murailles, Petite Joubarbe, Pain d’oiseau, et Vermiculaire à cause de ses racines fines et menues.
Elle a, comme les autres Joubarbes, l’aspect d’une plante grasse, une tige peu élevée, des feuilles charnues.
Ses petites fleurs en épi sont jaune d’or. On l’a employée jadis comme émétique et antiépileptique, et en applications sur les gencives atteintes de scorbut. On l’utilise encore parfois en Allemagne en cataplasmes de feuilles pilées sur les articulations déformées par l’arthrite.

[wptab name=’Description’]Famille des Crassulacées

On l’appelle encore Joubarbe des toits, Artichaut sauvage, Herbe aux cors.

Plante vivace, qui croît sur les toits de chaume, les vieux murs de ferme et les ruines, la Joubarbe jeune ressemble à une tête d’Artichaut.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 10 à 15 g de feuilles par litre d’eau. Prendre 4 tasses par jour. Mais on utilise le plus souvent le suc de la plante fraîchement exprimé, dont on prend une demi-cuillerée à café à la fois dans un peu d’eau sucrée, 3 ou 4 fois par jour.

Externe

On applique le suc 2 fois par jour sur les cors.
Cataplasmes de feuilles broyées que l’on renouvelle 2 fois par jour.
Pommade. Mélanger, à feu très doux, 100 g de suc frais, 100 g de saindoux, 100 g d’huile d’amandes douces. Lorsque l’ensemble est liquéfié et amalgamé, battre au fouet jusqu’à refroidissement complet.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Astringente
  • Antispasmodique

[/wptab]
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