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D-E-F

Dictame de Crète

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Dans l’Antiquité reculée, le Dictame était célèbre comme le plus précieux des vulnéraires, dont les dieux eux-mêmes faisaient usage. Les Grecs l’employaient dans les accouchements et pour favoriser la venue des règles.
Il est assez peu usité de nos jours pour l’usage interne, c’est-à-dire comme emménagogue et tonique. Mais on l’utilise encore comme vulnéraire pour guérir les plaies et les contusions. Il entre toujours dans la formule du baume de Fioravanti du pharmacien.

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[wptab name=’Description’] Famille des Labiacées.

On l’appelle aussi Origan Dictame.

Haut de 0,50 m environ, le Dictame de Crète est une plante cultivée dans le Midi. Il croissait jadis plus particulièrement en Crète, sur le mont Dicte, ce qui lui a valu son nom.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 4 à 15 g de sommités fleuries dans un demi-litre d’eau bouillante. On prendre 2 tasses à thé par jour.
Macération. 30 g par litre de vin blanc. Laisser 15 jours en contact et prendre 2 verres à Bordeaux par jour.

Externe

Cataplasme. Obtenu avec les sommités fleuries broyées.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Vulnéraire
  • Emménagogue
  • Tonique

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Eupatoire

Mithridate Eupator, roi du Pont, laissa son nom à l’Eupatoire, qu’il avait découverte. C’était une des plantes du jardin médicinal d’Olivier de Serres, dont il disait qu’elle « est bonne contre la dysenterie, morsures des serpents et désopile le foie ». Apéritive, stimulante, tonique, la plante, dont on emploie les feuilles et surtout la racine, est aussi un bon cholagogue, très recommandé contre les obstructions du foie et la constipation occasionnée par l’insuffisance hépatique et l’atonie des organes internes.
A l’extérieur, elle a eu grande réputation comme résolutif des tumeurs du fondement ou du scrotum.

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[wptab name=’Description’] Famille des Synanthéracées.

On l’appelle encore Eupatoire d’Avicenne, Herbe de sainte Cunégonde, Origan des marais. Il ne faut pas la confondre avec l’Aigremoine, qu’on appelle souvent Herbe d’Eupatoire ou Eupatoire des Grecs.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion de feuilles. 30 g par litre d’eau.
Décoction. 30 g de racine coupée, durant une nuit, dans 1 litre de vin blanc ou de bière, au choix.

Externe

Contre les tumeurs, on utilise soit le cataplasme de feuilles pilées, soit des compresses chaudes imbibées de décoction concentrée de racine.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Apéritive
  • Stimulante
  • Tonique
  • Cholagogue

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Ellebore Noir

Vénéneuse, la plante est un purgatif extrêmement violent. Chez les Hindous, le livre de Susruta, où sont énumérées 760 plantes, cite l’Ellébore comme hallucinogène. Avec Hippocrate (Vème s. av. J.-C.) apparaît la théorie de la « bile noire », source de diverses maladies, dont la mélancolie et la folie furieuse. L’Ellébore, purgatif drastique, semble tout indiqué pour débarrasser l’organisme de cette fameuse « bile noire ». Les druides l’utilisaient aussi pour combattre les maladies mentales et guérir la folie. La foi en cette propriété fut longtemps conservée dans les campagnes : le bon La Fontaine ne nous en fait-il pas part dans ses fables ? Au XIXème s., Pinel, ce médecin si humain qui fit tomber les chaînes des aliénés, s’attacha à l’étude de l’Ellébore. De nos jours, cette plante dangereuse n’est plus jamais utilisée pour l’usage interne. Et, bien que Cazin recommande la décoction de racines en lotions comme étant un excellent remède contre les dartres invétérées, mieux vaut peut-être employer un traitement moins dangereux…

L’Ellébore blanc (Veratum album) ou Vératre, appelé aussi Varaire, de la famille des Colchicacées, est une plante vivace des hautes montagnes de l’Europe. Elle possède des feuilles plissées et des fleurs blanchâtres. On utilisait la racine, à la fois purgatif et émétique violent. On en faisait aussi des pommades contre la gale et les dartres. Bien trop dangereux, l’Ellébore blanc n’est plus employé de nos jours, comme d’ailleurs l’Ellébore noir.

[wptab name=’Description’] Famille des Renonculacées.

C’est la Rose de Noël, cette fleur qui apporte un peu de gaieté dans un hiver morose.

Plante vivace des montagnes d’Europe, la Rose de Noël est aussi une plante ornementale cultivée ; ses feuilles, vert sombre, sont très découpées ; ses jolies fleurs, blanc rosé, ont des sépales persistants. On utilisait sa racine, noirâtre à l’extérieur, blanchâtre à l’intérieur, chargée de radicules entremêlées, d’odeur nauséeuse et de saveur âcre.

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[wptab name=’Utilisation’]
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[wptab name=’Propriétés’]

  • Purgatif
  • Emétique

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Drosera

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Cette plante aux mœurs étranges et carnivores, très grêle, habite les marécages et les tourbières des régions tempérées et chaudes.
Au contact d’un insecte, la feuille ouverte se referme en emprisonnant sa proie, qui est tuée et digérée ensuite par le liquide acide, riche en pepsine, que secrètent ses glandes et qui a valu à cette tueuse le nom poétique d’Herbe à la rosée. Après la digestion de la victime, le piège se rouvre, prêt à fonctionner par la médecine.

Décrite à la Renaissance par Clusius et Dodoens, cette plante curieuse attira l’attention de Darwin. La plante fraîche renferme un principe possédant des propriétés rubéfiantes, d’après Brissemoret, mais qui ne sont pas retenues par la médecine.

[wptab name=’Description’] Famille des Droséracées.

On l’appelle très souvent Rossolis, mais aussi Rosée du soleil, Herbe à la rosée et Tue-Mouches.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Teinture antispasmodique contre la coqueluche, préparée à partir de la plante entière (5 à 20 gouttes, 3 à 5 fois dans les 24 heures) pour calmer les quintes, diminuer leur fréquence et la durée des paroxysmes. Le remède exerce aussi une action sédative sur les vomissements de la coqueluche. L’homéopathie utilise aussi le Drosera contre la tuberculose pulmonaire.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Rubéfiante
  • Antispasmodique

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Dauphinelle

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Comme l’indique son nom latin (consolida), la Dauphinelle était la Consoude royale des anciens chirurgiens, réputée pour consolider les plaies et blessures. Dangereuse, la plante est émétique et irritante, et on ne l’emploie jamais pour l’usage interne. On ne l’utilise plus guère que pour détruire les poux de la tête et du pubis, comme d’ailleurs une plante très voisine, le Staphisaigre (Delphinium staphisagria).

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[wptab name=’Description’]

Famille des Renonculacées. On l’appelle très souvent Pied-d’Alouette et, moins poétiquement, Herbe aux poux.

Très abondante dans les moissons, cette plante herbacée croît dans tous les terrains. La variété améliorée (Delphinium ajacis) est cultivée dans les jardins pour sa beauté ornementale.

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[wptab name=’Utilisation’]

Externe

Poudre de semences. Obtenue par pulvérisation (contre la vermine) : prendre garde de ne pas faire tomber dans les yeux.
Infusion. 3 g de fleurs dans 100 g de vinaigre.
Macération. 3 g de fleurs dans 100 g d’eau pendant 36 heures. Ces deux préparations sont recommandées par Benvenuti afin de détruire aussi les lentes.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Emétique
  • Irritante

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Erysimum

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Comme son nom populaire l’indique, l’Erysimum est considéré, à juste titre, comme le spécifique des enrouements, des extinctions de voix, des affections du larynx et du pharynx en général. Il soulage la douleur et atténue l’inflammation et la sensation de sècheresse.
Mais à côté de ces précieuses propriétés, pour lesquelles il est d’ailleurs le plus souvent utilisé, l’Erysimum est aussi stimulant et antiscorbutique.

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[wptab name=’Description’] Famille des Cruciféracées.

On l’appelle souvent Vélar, mais son nom d’Herbe aux chantres est bien plus évocateur. On utilise les feuilles et les sommités fleuries pour l’usage médical.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 30 à 40 g de feuilles et sommités fleuries. Laisser infuser une vingtaine de minutes. Sucrer au miel et prendre 3 ou 4 tasses par jour entre les repas.
Sirop de Vélar, très populaire. Faire d’abord bouillir 30 g de feuilles et sommités fleuries dans un litre d’eau additionnée de 10 g de Réglisse jusqu’à réduction au tiers. Passer. Ajouter alors 200 g de miel ou 250 g de sucre et mettre cuire au bain-marie bouillant jusqu’à consistance de sirop.

Externe

Gargarismes. Faits avec l’infusion miellée, ils sont très adoucissants.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Stimulant
  • Antiscorbutique

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Euphorbe Epurge

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La plante porte à la fois le nom d’Euphorbus, médecin du Juba, roi de Numidie, qui découvrit ses propriétés purgatives, et le nom « d’épurge » qui insiste précisément sur la violence de son effet. Hippocrate et certains auteurs anciens la considéraient comme un poison. L’huile rubéfiante et extrêmement purgative qu’on extrayait de ses graines figurait néanmoins encore au Codex de 1866 et on utilisait aussi ses racines, expectorantes et vomitives. De nos jours, l’Euphorbe n’est plus utilisée pour l’usage interne, car elle est bien trop dangereuse.

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Famille des Euphorbiacées. On l’appelle aussi Petite Catapuce, Ginousette, Esule.

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[wptab name=’Utilisation’]

Externe

Suc (très efficace contre les verrues). Il suffit de déposer du suc sur les verrues toutes les heures. Le lendemain, en pressant, la verrue est généralement expulsée.
Frictions. Faites avec une poignée de plantes, elles sont révulsives en cas de sciatique, de rhumatisme ou de bronchite.
La décoction de plante passe pour dépilatoire.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Purgative
  • Rubéfiante
  • Expectorante
  • Vomitive

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Ephedra

Les parties vertes et les rameaux florifères de l’Ephédra sont utilisés en Chine, depuis des siècles, sous le nom de Ma Huang. Tchang-King, dans ses Recettes du coffret d’or, nous parle de l’Ephédra comme remède à utiliser dans les affections respiratoires, et l’Ephédra est une des 365 drogues végétales citées dans le Nei king, premier des traditionnels Pen ts’ao. Les Indiens du Pérou employaient l’Ephédra, à l’époque précolombienne, pour calmer les douleurs, bien qu’ils témoignaient d’une très grande résistance naturelle à la douleur.
L’Ephédra sert surtout, en médecine, pour l’extraction de son alcaloïde actif, l’éphédrine, qui est, comme on l’a dit, une véritable « adrénaline végétale », utilisée dans l’asthme, la dyspnée, le rhume des foins, les maladies allergiques (dermatoses prurigineuses, urticaires, œdème de Quincke), l’hypotension permanente, etc. Les espèces européennes et américaines ne renferment pas assez d’éphédrine pour servir à l’extraction, et seules les espèces d’Extrême-Orient sont actives.

[wptab name=’Description’] Famille des Gnétacées.

Il existe de très nombreuses espèces d’Ephédra, en Asie, en Amérique, en Europe. On rencontre parfois l’Ephédra sur les côtes méditerranéennes de la France, et le port de la plante fleurie rappelle en petit celui du Genêt à balai.

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[wptab name=’Utilisation’]
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[wptab name=’Propriétés’]

  • Calmant

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Eglantier

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Les Perses tenaient en grande estime le modeste gratte-cul, qui dissolvait les calculs et diminuait les règles trop abondantes, et la fleur d’Eglantier, mélangée avec le suc de la Canne à sucre, passait pour guérir la phtisie… et finir même par réveiller les morts. Au XVIIème siècle, parmi les célèbres remèdes secrets de Mme Fouquet, guérisseuse patentée, il y avait « l’opiat de cynorrhodon », qui resserrait le ventre en cas de diarrhée. Un vieux remède populaire contre la rage consistait à faire absorber à jeun, au mordu, une omelette contenant 60 g de racine d’Eglantier râpée (de là vient, paraît-il, le nom de « Rosier des chiens »).
Astringent, le fruit de l’Eglantier est toujours renommé comme remède contre l’entérite et la diarrhée. On en fait une confiture ménagère agréablement acidulée et une conserve. La décoction est à la fois un antidiarrhéique efficace et un vermifuge contre les ascaris. Quant aux fleurs, elles sont légèrement laxatives.

[wptab name=’Description’] Famille des Rosacées.

C’est le Rosier sauvage et Rosier des chiens.

Ce rosier sans culture croît dans les parcs et les buissons. Comme toutes les roses, il a des épines, et ses feuilles sont semblables à celle du rosier cultivé.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction. 30 g de baies par litre d’eau (soit 5 à 10 par tasse) qu’on laisse bouillir 2 minutes. Prendre 3 ou 4 tasses par jour.
Infusion de fleurs. Très agréable au goût, se prépare avec une cuillerée à dessert par tasse, infusée 10 minutes.
Conserve de cynorrhodons. Mêler 2 Kg de pulpe de baies écrasées pour 3 Kg de sucre. Faire chauffer quelques instants au bain-marie pour bien amalgamer l’ensemble.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Astringent
  • Antidiarrhéique
  • Vermifuge
  • Laxative

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Douce-Amère

Depuis longtemps, les propriétés dépuratives de la plante ont été reconnues et appliquées. Linné l’utilisait contre la Syphilis, la goutte, le rhumatisme, Boerhaave contre la pleurésie et la pneumonie, et Cazin conseillait de la substituer à la Salsepareille contre les maladies de peau. De nos jours, on continue à l’employer comme dépuratif dans certaines maladies de peau (herpès, psoriasis, eczéma), contre les rhumatismes, l’arthritisme, et pour épurer le sang trop épais (maladies de la cinquantaine). Ses vertus sudorifiques la font conseiller aussi dans les cas de congestion pulmonaire, où elle permet de réaliser une réaction salutaire.
A l’extérieur, elle est conseillée contre les dartres, l’herpès, les hémorroïdes, les engorgements glandulaires des seins.

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[wptab name=’Description’] Familles des Solanacées.

On l’appelle aussi Morelle grimpante, Vigne de Judée.

C’est une assez jolie plante grimpante, qui croît dans les lieux frais et ombragés, au bord des ruisseaux, le long des haies, à la lisère des bois. On utilise les rameaux de la plante, recueillis après la chute des feuilles, qu’il faut couper en tronçons et fendre pour la conservation.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 30 g de rameaux par litre d’eau. Laisser infuser une demi-heure et prendre un quart à un demi-litre par jour, dont une partie le matin à jeun.
Sirop dépuratif. Faire infuser 100 g de tiges coupées pendant 6 heures dans 1 litre et demi d’eau bouillante. Passer en exprimant et ajouter 180 g de sucre pour 100 g de liquide. Laisser bouillir quelques minutes et passer à nouveau. Prendre 3 à 5 cuillerées à soupe par jour.

Externe

Décoction. 50 g de rameaux par litre d’eau. A employer en bains ou en lotions.
Cataplasme de feuilles écrasées contre l’engorgement des seins. Le suc de Douce-Amère, appliqué sur les taches du visage, les fait disparaître.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Dépurative
  • Sudorifique

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