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O-P-Q

Quinquina

Les indiens connaissaient, en fait, depuis belle lurette les propriétés fébrifuges du Quinquina, qu’ils appelaient Kina-kina, c’est-à-dire « l’écorce des écorces ».
En 1738, l’Académie des sciences envoya au Pérou une mission scientifique, dirigée par la Condamine et Jussieu, pour étudier « l’arbre à fièvre », auquel Linné donne, par reconnaissance justifiée envers la Comtesse, le nom de Cinchona. Ils établirent une sélection parmi les nombreuses variétés de l’espèce Cinchona et classèrent les quatre principales sortes officinales d’écorces, qui sont les Quinquinas gris de Loxa et Huanuco, les Quinquinas jaunes Calisaya, les Qinquinas rouges. Plus tard, des plantations furent entreprises aux Inde, à Ceylan et à Java, car les forêts des Andes avaient été si mal exploitées qu’on pouvait craindre la disparition du précieux Quinquina. La découverte, en 1820, de la Quinine, principal actif du Quinquina, par les Français Pelletier et Caventou donna une auréole de plus au Quinquina, surtout après que le médecin militaire Maillot eut institué son emploi dans le service qu’il dirigeait à Bône, où le paludisme décimait nos troupes : grâce à la quinine, le service de Maillot devint « le service où l’on ne meurt pas ».
Enfin, le Quinquina est à l’origine de l’homéopathie, puisque c’est grâce à lui que Hahnemann constata sur lui-même que, pris à petites doses, il provoquait les symptômes des maladies qu’il guérissait à dose habituelle. C’est ainsi que fut découvert le principe similia similibus de l’homéopathie. De nos jours, bien que le paludisme ne sévisse plus, le Quinquina reste un précieux remède. C’est un des meilleurs antigrippes connus, qui lutte à la fois contre la fièvre et contre l’asthénie grippale ou post-grippale.
Par son action tonique et cordiale, il est indiqué dans toutes les débilités générales et est recommandé aux convalescents et aux asthéniques. Il entre à ce titre dans des apéritifs divers, agréables au goût très appréciés. Depuis Brillat-Savarin, qui le signale dans sa Physiologie du goût, on sait aussi que le Quinquina est un bon réducteur des graisses de l’organisme et que son usage empêcherait l’obésité de s’installer.
On lui reconnaît, d’autre part, un effet analgésique dans le domaine des crampes musculaires et des courbatures fébriles, et un rôle modérateur dans l’excitabilité cardiaque.

[wptab name=’Description’]

Famille des Rubiacées.

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[wptab name=’Utilisation’]
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[wptab name=’Propriétés’]

  • Purgatif

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Pervenche

Agricola, en 1539, signalait la Pervenche comme remède de l’angine.

Mme de Sévigné, aussi soucieuse de la santé de son entourage que de la sienne, ne manquait pas de la recommander à sa fille pour le même usage : « Guérissez-vous avec votre bonne Pervenche, bien verte, bien amère ; rafraîchissez-en cette poitrine enflammée ».

Depuis longtemps, la Pervenche est préconisée contre les hémorragies : simple et bénin saignement de nez (Mathiolle) et crachements de sang. Georges Petit la conseillait même contre l’hémoptysie des tuberculeux. Ses qualités astringentes la font employer, de plus, contre les pertes blanches et l’entérite.

Très bon tonique amer, elle est conseillée par Leclerc contre l’anémie et comme apéritif et fortifiant. Comme les autres amers, elle est aussi fébrifuge et Leclerc la recommandait contre le paludisme.

La médecine populaire l’utilise, en outre, depuis fort longtemps, pour tarir le lait des nourrices, soit seule, soit en association avec la Canne de Provence. C’est encore un très bon antidiabétique, qui amène une diminution de la glycosurie en même temps qu’une atténuation de la pénible sensation de soif. Mais là ne se bornent pas les bienfaits de l’humble petite Pervenche si chère à Claude Bernard, qui la cultivait avec prédilection de son « nid de verdure » de Saint-Julien et qui disait d’elle : « c’est une merveille de la nature. Elle reflète l’azur du ciel ».

Le laboratoire en extrait, particulièrement de l’espèce Vinca rosea de Madagascar, deux alcaloïdes actuellement employés dans la thérapeutique des maladies malignes (leucoses, maladie de Hodgkin, certains sarcomes et certains épithéliomas).

Un autre alcaloïde améliore la circulation cérébrale, dilate les petites artères et fait baisser la tension.

Enfin, pour l’usage externe, les feuilles de Pervenche sont ventées contre les ecchymoses et pour arrêter le sang des coupures. Elles entrent dans la formule des « espèces vulnéraires », dont l’infusion est recommandée pour l’usage interne et externe après des coups ou une chute.

[wptab name=’Description’]Famille des Apocynacées.

Elle porte plusieurs noms populaires : Bergère, Herbe à la capucine, Violette des sorciers, Violette des morts.

La Pervenche est une jolie petite plante qui tapisse les lieux ombragés. On la cultive aussi dans les jardins.

La Grande Pervenche (Vinca major) est la réplique exacte de la Petite en taille supérieure. Bien que la médecine populaire emploie aussi la Grande Pervenche, c’est néanmoins la Petite qui est préférée pour l’usage médical. Le Codex de 1937, d’ailleurs, ne mentionne que les feuilles de la Petite Pervenche.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction. 30 à 50 g de feuilles sèches par litre d’eau. Prendre 2 ou 3 tasses par jour et, pour les diabétiques, absorber la tisane (très amère) comme boisson de la journée.

Vin. 100 g de feuilles sèches hachées, macérées 10 jours dans un litre de bon vin rouge. On peut aussi verser le vin bouillant sur les feuilles et passer lorsque le liquide est froid. Sucrer fortement. Le vin sera meilleur et doué de propriétés encore plus toniques si on emploie pour le préparer un bon vin doux naturel (muscat ou banyuls).

Externe

La décoction peut être utilisée en gargarismes contre l’angine, en même temps qu’on boit la tisane. Elle sert aussi en lotions sur les plaies et les ecchymoses et en lavements contre la diarrhée.

Cataplasme de feuilles fraîches broyées, à appliquer sur les seins tuméfiés pour en soulager la tension.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Astringent
  • Tonique
  • Apéritif
  • Fortifiant
  • Antidiabétique
  • Vulnéraire

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[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]

Ortie

Employées jadis comme révulsif rapide dans les cas de paralysie, les Orties sont réputées en médecine populaire comme un excellent astringent. On les utilise contre les hémorragies d’origines diverses : crachements de sang, règles trop abondantes, saignements de nez. Leurs vertus anti-diarrhéiques, vantées par le Dr Oudar, sont certaines et se montrent précieuses dans les diarrhées des tuberculeux et des affaiblis, les entérites muco-membraneuses.

Elles sont réputées dépuratives et très utilisées contre les dermatoses rebelles : eczémas, psoriasis, dartres.

Leur action stimulante sur toutes les sécrétions digestives (stomacales, pancréatiques, hépatiques et intestinales) est loin d’être négligeable.

Très revitalisantes, elles possèdent la même richesse et la même action que l’Epinard et répondent aux mêmes indications (elles lui sont même préférables chez les rhumatisants, car elles ne contiennent pas d’oxalates). On consomme encore les jeunes pousses cuites en légume, à la façon des Epinards, dans certaines campagnes, ou on les incorpore aux potages, auxquels elles communiquent un goût très apprécié. On préfère alors, pour cet usage alimentaire, la Petite Ortie, moins fibreuse.

Les Orties contribueraient, en outre, à faire baisser le sucre et se montreraient donc utiles dans le traitement du diabète.

La racine est un diurétique, vanté autrefois contre la rétention d’urine. Pour l’usage externe, les frictions et flagellations avec une poignée d’Ortie constituent de vieux remèdes révulsifs, préconisés contre les douleurs rhumatismales : ces procédés héroïques ne semblent plus guère prisés de nos jours. Par contre, l’Ortie est toujours renommée pour composer des lotions capillaires efficaces pour faire pousser les cheveux.

[wptab name=’Description’]Famille des Urticacées.

On utile en herboristerie la Grande Ortie (Urtica dioïca) et la Petite Ortie (Urtica urens), appelée aussi Ortie brûlante.

Très communes, les Orties sont des plantes vivaces et envahissantes qui pullulent dans les décombres, les lieux abandonnés, le long des chemins.

L’ortie romaine (Urtica pilulifera) a été jadis utilisée dans la diarrhée, mais ne semble plus guère être employée.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Suc. 100 g de plante fraîche par jour (contre les hémorragies, on mélange parfois ce suc avec celui de la Consoude).

Infusion. 30 à 60 g de feuilles par litre d’eau. Laisser en contact pendant 10 minutes et prendre une tasse avant les repas.

Sirop. Faire infuser 12 heures 250 g de feuilles de jeune Ortie avec un litre est demi d’eau bouillante. Filtrer, ajouter le double de poids de sucre. Porter à ébullition jusqu’à la consistance de sirop et prendre une tasse par jour en plusieurs fois.

Comme diurétique, la racine s’utilise en décoction, à raison de 30 à 40 g par litre. Laisser bouillir 10 minutes et boire en deux jours.

Externe

Les feuilles d’Ortie se mêlent à la Capucine et au Buis dans la lotion capillaire dont la formule est donnée à Capucine.

Avec la racine d’Ortie, on prépare une autre lotion capillaire, en faisant macérer 60 g de racine séchée avec 60 g d’Origan dans un litre d’eau-de-vie pendant un mois. Faire des frictions journalières avec cette lotion.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Révulsif
  • Astringent
  • Anti-diarrhéique
  • Dépuratif
  • Stimulant
  • Revitalisant
  • Diurétique (racine)

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Pour fortifier et tonifier le cuir chevelu, on utilisera avantageusement une lotion confectionnée en broyant deux ou trois bonnes poignées d’orties. Le suc obtenu sera additionné de son volume d’eau. Cette préparation sera appliquée en frictions légères sur le cuir chevelu. Les peaux sèches ou sensibles se trouveront bien d’une lotion appliquée en compresses sur le visage et préparée en faisant infuser pendant un quart d’heure, dans un quart de litre d’eau, une poignée d’orties fraîches, préalablement hachées.

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Pin sylvestre

Possédant des propriétés antiseptiques et expectorantes connues de tous, les bourgeons de Pin sylvestre sont employés dans les catarrhes bronchiques, la grippe, les rhumes rebelles et les affections pulmonaires chroniques. On leur reconnaît aussi une action excitante et diurétique et leur usage s’étend au traitement des inflammations de la vessie, du rhumatisme, de la goutte, de la leucorrhée et des maladies de peau. Mais leur indication principale demeure le traitement des maladies des voies respiratoires.

En Allemagne, on prépare avec les aiguilles une « laine des forêts » (Waldwolle), servant à la matelasserie, et renommée pour en faire des matelas aux rhumatisants. On fait bouillir, pour l’obtenir, les aiguilles dans l’eau alcaline et on retire ensuite de cette eau « l’huile essentielle de bois » utilisée en bains contre la goutte et les rhumatismes. On prépare aussi un « sirop balsamique d’aiguilles de Pin ».

[wptab name=’Description’]Famille des Coniféracées.

Appelé aussi Pin sauvage.

Bel arbre de nos régions montagneuses, le Pin sylvestre pousse spontanément aux altitudes de 900 à 2 000 m, mais il est répandu même en plaine par la culture.

Le Pin maritime (Pinus maritima) a des aiguilles plus allongées et plus vertes que le Pin sylvestre. Moins haut que celui-ci, son écorce est rouge violacé.

On peut utiliser ses bourgeons comme ceux du Pin sylvestre et pour les mêmes usages.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. Faire infuser pendant une heure 25 à 40 g de bourgeons par litre d’eau. Sucrer fortement, car la tisane est très amère.

Sirop. Faire macérer 60 g de bourgeons, pendant une heure, avec 50 g d’eau-de-vie. Jeter ensuite un litre d’eau bouillante sur le tout. Laisser macérer de nouveau pendant 6 heures. Ajouter alors le même poids de sucre, après avoir filtré, et cuire au bain-marie jusqu’à l’obtention du sirop. Prendre 4 à 5 cuillérées à soupe par jour.

Externe

Décoction. 60 g par litre d’eau ; s’utilise en injections vaginales, en inhalations. Elle est aussi renommée pour lotionner les peaux rouges congestionnées, irritées (on peut aussi employer une décoction d’aiguilles).[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Purgatif

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[wptab name=’Soins’]

Influences Psychologiques

Le fait de marcher dans une pinède aide l’homme à retrouver le contact avec ses cycles vitaux et à entrer en harmonie avec les événements naturels.
L’essence de pin a un effet stimulant et dynamisant sur le cortex surrénal, la glande endocrinienne chargée de la réaction au stress. Elle est donc indiquée en cas de fatigue, de convalescence, de chute de la libido pour cause de surmenage.

Esthétique

On connaît l’action bénéfique des bains aux bourgeons de pin dans les cas de fatigue physique ou nerveuse, ainsi que pour conserver la beauté et la souplesse de l’épiderme. On utilisera alors une décoction de cinq à six poignées de bourgeons de pin préalablement séchés et bouillis pendant trente minute dans 5 ou 6 litres d’eau. Cette préparation sera versée dans l’eau tiède du bain.

Les bains, les bains de pieds ou les bains pour les mains sont indiqués en cas de sudation excessive.

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Pavot officinal

Les Assyro-Babyloniens utilisaient déjà le Pavot comme anesthésiant, ainsi d’ailleurs que les Hindous.

Mais ce sont surtout les Chinois qui mire en honneur, comme narcotique, le suc du Pavot ou opium. En dehors de la guérison, l’apaisement de la douleur n’a-t-il pas toujours été le but suprême de la médecine ? C’est pourquoi, de son côté, Sydenham a pu déclarer que « sans le suc de Pavot, la Médecine aurait été manchote et bancale ».

En France, les capsules de Pavots ne sont plus délivrées en pharmacie, en l’absence de prescription médicale, depuis le décret de 14 avril 1911.

Elles étaient utilisées après avoir été privées de leurs graines, qui sont dépourvues de pouvoir narcotique et apportent un élément huileux indésirable. On les employait comme sédatif général, comme calmant de la toux et de la douleur. Mêlées à la racine de Guimauve, elles permettent de préparer le « gargarisme calmant du Codex ». On les utilisait aussi en lavements contre les douleurs abdominales. Les feuilles de Pavot entrent dans la composition de baume Tranquille.

Quant à l’opium, il était un des éléments de la plupart des calmants et, à ce titre, il entrait dans plusieurs préparations galéniques, dont beaucoup sont abandonnées par la thérapeutique actuelle (extrait thébaïque, poudre de Dover, teinture d’opium, sirop diacode). D’autres sont encore utilisées (laudanum de Sydenham élixir parégorique), mais assez rarement, à titre d’antalgique. En pratique, de nos jours, on emploie plutôt la morphine, alcaloïde extrait de l’opium.

[wptab name=’Description’]Famille des Papavéracées.

On l’appelle encore Pavot à opium.

On emploie rarement les feuilles pour l’usage médical. Ce sont surtout les têtes ou capsules de Pavot, renfermant de nombreuses graines blanches, qui sont utilisées. En Orient, pour obtenir l’opium, on incise la capsule au moment où celle-ci passe de la couleur verte à la couleur jaune : c’est avec suc ou latex qui s’écoule qu’on prépare l’opium.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]En pratique, de nos jours, on emploie plutôt la morphine, alcaloïde extrait de l’opium.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Anesthésiant
  • Narcotique
  • Sédatif
  • Antalgique

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Pissenlit

On utilise les feuilles et les racines, mais, en fait, les racines sont plutôt considérées comme médicales et les feuilles comme alimentaires : disons qu’on peut considérer ces dernières comme le type même du médicament-aliment. Dans les temps lointains, le suc du Pissenlit était considéré comme le spécifique des troubles de la vue. Il semble que cette vertu n’ait pas été démontrée.

Depuis bien longtemps, la médecine populaire reconnaissait à la racine de Pissenlit le pouvoir de stimuler les fonctions hépatiques. Cette propriété a été confirmée par Vignal, Brisemoret et Leclerc, qui l’employaient avec succès contre les congestions du foie. Des travaux ont prouvé que le Pissenlit agissait en augmentant la quantité de bile formée (une décoction de feuilles fraîches double le volume de bile excrétée, une décoction de racines fraîches le quadruple). En même temps, le Pissenlit augmente la contractilité de la vésicule biliaire et agit sur le foie lui-même. Il n’est donc pas étonnant que sa réputation soit si grande dans le traitement de l’insuffisance hépatique, des crises hépatiques douloureuses et des ictères. De plus, par l’intermédiaire de la fonction biliaire stimulée, il régularise les fonctions intestinales et combat remarquablement la constipation. Il agit efficacement contre différentes dermatoses et la cellulite, souvent en rapport avec une insuffisance hépatique. On l’utilise aussi dans le traitement de l’hypercholestérolémie et, par conséquent, de l’athéromatose.

Quant à ses vertus diurétiques, elles sont réelles et connues depuis longtemps, puisqu’il leur doit son nom imagé.

Le Pissenlit possède, en outre, des vertus apéritives et toniques ; c’est un reconstituant et un régénérateur du sang, qu’on recommande depuis bien longtemps contre les « pâles couleurs ».

Son usage procure aussi un effet embellissant, car on assiste rapidement à un éclaircissement du teint et au nettoyage de la langue. De plus, son suc frais appliqué sur les taches de rousseur les fait disparaître.
[wptab name=’Description’]Famille des Synanthéracées.

On l’appelle souvent Dent-de-Lion, mais aussi Salade-de-Taupe, Florion-d’or ou Couronne-de-Moine.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Les feuilles de Pissenlit, surtout celles du Pissenlit sauvage, ou, en tout cas, non étiolé, devraient être la salade préférée des hépatiques, des goutteux, des pléthoriques comme des anémiques.

Décoction. 30 à 60 g de racines et feuilles fraîches par litre d’eau. Faire bouillir une demi-heure, puis laisser infuser 4 heures (on peut aussi utiliser du vin). Prendre 2 verres par jour entre les repas.

Le Dr Leclerc conseille le glycéré alcoolique préparé avec 100 g de suc de racines fraîches, auquel on ajoute une cuillérée à soupe d’alcool à 90°, une cuillérée de glycérine et une d’eau. Prendre 1 à 2 cuillérées à soupe par jour du mélange.

Le Dr Decaux précise que les résultats du traitement dépendent beaucoup du mode de préparation de la plante et de l’époque où elle est récoltée. Il conseille uniquement le suc récolté en début d’automne, comme étant plus actif.

Externe

Décoction de racines. Elle nettoie la peau.

Suc frais du Pissenlit. Contre les taches de rousseur, on passe deux fois par jour du suc frais sur le visage et on se lave, deux fois par jour également, avec une décoction de fleurs « une poignée par tasse) bouillie 30 minutes. Les belles dames de la Renaissance utilisaient un mélange à parties égales de suc de Pissenlit et de crème de lait. Elles s’en frictionnaient doucement le visage pour en éliminer toutes les impuretés et obtenaient un teint radieux.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Hépatique
  • Laxatif
  • Hypocholestérolémiant
  • Diurétique
  • Apéritif
  • Tonique

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Prêle

La prêle est tellement riche en silice que sa tige sert à polir les bois précieux. C’est un reminéralisant de premier ordre, que Louis Renon prescrivait pour accroître les défenses des tuberculeux. Elle est très recommandée pour prévenir la carie dentaire et pour remédier aux ongles fragiles, cassants et dédoublés.
C’est un bon diurétique que la médecine populaire utilise contre la gravelle et l’hydropisie, l’albuminurie et l’hypertension des pléthoriques.
C’est aussi un des meilleurs hémostatique, qui se montre efficace chaque fois qu’il y a saignement (hémorroïdes, saignements de nez, règles trop abondantes, hématuries).
Ses cendres constituent un très bon pansement absorbant contre l’aérophagie.
A l’extérieur, le Dr Leclerc recommande la prêle pour arrêter le sang des plaies et pour panser les hémorroïdes et les ulcères variqueux.

[wptab name=’Description’]

Famille des Equisétacées. On l’appelle le plus souvent Queue-de-cheval et, parfois, Queue-de-Renard, Herbe à récurer.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction prolongée. De 50 à 60 g de plante sèche par litre d’eau (laisser bouillir une demi-heure au moins). Prendre un verre à bordeaux avant chaque repas.
Poudre de plante sèche. 1 à 2 g 2 fois par jour, pendant 20 jours par mois, contre la carie et la fragilité des ongles.
Contre l’aérophagie. Parfumer de la cendre tamisée de Prêle avec quelques gouttes d’essence d’Anis. Prendre un demi-gramme une demi-heure avant chaque repas. On peut manger les jeunes pousses de Prêle en salade, comme le font certains habitants de Toscane, depuis le temps des Romains.

Externe

Décoction forte et prolongée. (100 g par litre). Utilisée en lotions et compresses, comme hémostatique, contre les hémorroïdes et les ulcères variqueux (on peut aussi employer la plante fraîche broyée en cataplasmes). Cette décoction est aussi renommée, à parties égales avec la Sauge, contre la transpiration fétide des pieds.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Reminéralisant
  • Diurétique

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[wptab name=’soins’]

Esthétique

Pour éviter la formation de caries dentaires, on peut utiliser une poudre obtenue en broyant assez finement la plante séchée. Employer cette poudre à sec en deux brossages, matin et soir.
Pour permettre à l’épiderme de conserver son velouté et sa souplesse, on peut utiliser une décoction obtenue en faisant bouillir, pendant une dizaine de minutes, de 20 à 25 grammes de la tige stérile de prêle préalablement trempée pendant plusieurs heures dans de l’eau froide. On appliquera ensuite cette lotion en compresse sur le visage.

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Primevère

Selon une longue tradition médicale venant de l’Antiquité, les thérapeutes ont longtemps considéré la Primevère comme le spécifique de la paralysie. Le Dr Chomel, médecin de Louis XV, qui nous apprend à cette époque la plante était déjà désignée sous son nom populaire d’Herbe à la paralysie, ajoute qu’elle guérissait surtout «la paralysie de la langue et le bégaiement ».
Le bon abbé Kneipp la préconisait contre l’arthrite : « Si vous avez une prédisposition à l’arthrite ou que vous souffriez déjà de cette maladie, buvez pendant un certain temps de la tisane de Primevère, chaque jour une tasse. Les douleurs seront atténuées et finiront par s’éteindre ».
Linné, de son côté, trouvait que les « fleurs sont sédatives, cament la douleur et provoquent le sommeil ». Ces propriétés calmantes et antispasmodiques furent mises à profit par Ray, Bartholin et Lieutaud, qui les utilisaient dans l’hystérie, l’apoplexie, les maux de tête, les vertiges, l’insomnie et les contractions nerveuses de l’estomac. Elles jouissent aussi de propriétés béchiques utiles dans les rhumes traînants.
La racine d’après de Dr Leclerc, a le pouvoir d’augmenter les sécrétions salivaires et bronchiques. Elle favorise donc l’expectoration et elle est très recommandée dans la bronchite, la pneumonie et la coqueluche. Le Dr Leclerc la préconise également dans le traitement des contusions et des enflures des membres blessés.

[wptab name=’Description’]

Famille des Primulacées. On l’appelle souvent Coucou, Herbe de Saint Pierre, Herbe à la paralysie.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion de fleurs. On l’utilise contre la migraine, l’insomnie, la toux et les douleurs. D’un beau jaune d’or, elle répand un parfum agréable et sa saveur est délicieuse (infusée dans du vin, la fleur de Primevère lui donne du bouquet s’il en est dépourvu). On la prépare avec 4 à 6 g de fleurs par tasse d’eau bouillante. Infuser 10 minutes et prendre 3 tasses par jour, dont une au coucher.
Décoction de racine, pour favoriser l’expectoration. Elle se prépare avec 30 g de racine par litre d’eau. Laisser bouillir 5 minutes et infuser 10minutes. Prendre 3 tasses par jour, entre les repas.
Le parfum délicat de la fleur de Primevère la fait utiliser dans certaines régions pour parfumer la bière et l’empêcher d’aigrir, et par les Suédois pour préparer, par fermentation avec du miel, une liqueur appréciée.

Externe

Décoction forte de racine, à raison de 100 g par litre, bouillie 20 minutes ; elle s’utilise en compresses contre les ecchymoses et les contusions.
On emploie encore, mais beaucoup plus rarement de nos jours, le suc de la plante broyée sur les articulations goutteuses douloureuses et les piqûres des bêtes venimeuses.
L’huile obtenue par macération de fleurs au soleil, en flacons bien bouchés, pendant 6 semaines au moins, est encore renommée en frictions, dans certaines campagnes, contre les contusions, les douleurs musculaires et articulaires, les œdèmes à la suite de coups. Chez certaines personnes, le contact des Primevères sur la peau peut déclencher une dermatite particulière, appelée « dermatite primulaire » par le Dr Louis Ramond, donnant des plaques rougeâtres avec sensation de cuisson pénible et démangeaisons insupportables. Eviter, par conséquent, de s’asseoir en minijupe dans un champ de Primevères au printemps ou d’en porter dans l’échancrure de corsage.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Calmant
  • Antispasmodique
  • Béchique

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Pâquerette

La Pâquerette a été autrefois un vulnéraire très employé dans les campagnes. On l’utilisait pour remédier aux chutes et aux coups, aussi bien comme remontant interne, qui dissipait les maux de tête et les réactions émotives succédant à l’accident, que pour résorber à l’extérieur les contusions et œdèmes.

En dehors de cette utilisation principale de la modeste petite Pâquerette, on l’utilisait aussi comme diurétique, utile dans les affections rhumatismales, l’hydropisie, la gravelle, et comme sudorifique, précieux chaque fois qu’il fallait provoquer une salutaire réaction de l’organisme. C’est ainsi que les paysans ont longtemps employé la décoction chaude de Pâquerette pour faire avorter la pleurésie. Et, les jours de pénurie, ses jeunes feuilles fournissaient une agréable salade ou épaississaient un potage…

Il semble que, de nos jours, cette timide se soit laissé oublier. Seule l’homéopathie pense encore à elle en conseillant la « teinture de Bellis perennis » pour nettoyer et guérir les plaies.

[wptab name=’Description’]Famille des Synanthéracées.

On l’appelle souvent Petite Marguerite.

La Pâquerette est souvent cultivée dans les massifs en variété améliorée, à fleurs doubles et de coloris divers.

La Grande Marguerite ne paraît pas réunir l’unanimité des auteurs autour de ses propriétés. Certains la classaient comme apéritive, diurétique, dépurative. D’autres comme Ray, la recommandaient contre l’asthme et la phtisie. Dans le doute, abstiens-toi… Aussi la Grande Marguerite n’est plus utilisée de nos jours.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Macération à froid, pendant 48 heures, de deux poignées de plante fraîche, fleurs et feuilles, dans du vin blanc.

Externe

Cette macération peut servir à bassiner les coups et blessures.
Cataplasme. Plus utilisé, il est fait de fleurs pilées, contre les coups, contusions, entorses, ecchymoses.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Vulnéraire
  • Diurétique
  • Sudorifique

[/wptab]
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Passiflore

Introduite en Europe au XVIIème siècle, la Passiflore ne tarda pas à entrer dans la pharmacopée comme antispasmodique de choix.

Elle eut aussi son poète, P. Contant, apothicaire de province, qui sut la célébrer joliment.

La plante ou ses dérivés sont toujours utilisés de nos jours comme hypnotiques et sédatifs calmants du système nerveux.

Le Pr Renon et le Dr Leclerc ont préconisé la Passiflore dans l’insomnie ayant pour origine l’intoxication alcoolique, la ménopause, la neurasthénie, et chaque fois que « l’obstacle au sommeil est dû à l’excitation cérébrale ». Elle diminue l’angoisse qui s’oppose au repos et calme les soucieux et les surmenés. Le sommeil qu’elle provoque est normal et n’est jamais suivi de dépression nerveuse réactionnelle.

Cadeau qui nous vient du lointain empire des Aztèques à jamais perdu, la Passiflore semble être la plante dont notre civilisation a le plus grand besoin.

[wptab name=’Description’]Famille des Passifloracées.

On l’appelle souvent Fleur de la Passion ou Grenadille.

Originaire de l’Amérique du Sud, cette plante curieuse s’est adaptée en Europe méridionale et sur notre Côte d’Azur. Dans les différents organes de sa grande fleur très décorative, l’imagination populaire a retrouvé les divers instruments de la Passion du Christ (couronne d’épines, fouet, marteau…) : c’est ce qui lui a valu son nom.

La fleur de la Passion était une des plantes cultivées dans les jardins des souverains aztèques au temps de Moctezuma.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 20 g de fleurs en bouton par litre d’eau bouillante. Laisser infuser un quart d’heure. Prendre 2 tasses par jours, dont une le soir une heure avant le coucher.

Teinture. Mettre à macérer 200 g de fleurs sèches et contusées dans un litre d’alcool à 60°. Fermer le flacon, laisser 10 jours en contact en agitant de temps en temps. Filtrer. Prendre 40 à 50 gouttes de cette teinture le soir au coucher.

Ne pas dépasser la quantité prescrite : des doses trop fortes peuvent provoquer une céphalée particulière et même des troubles de la vision.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Antispasmodique
  • Hypnotique
  • Sédatif

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