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R-S-T

Tabac

Le tabac est un produit psychoactif manufacturé élaboré à partir de feuilles séchées de plantes de tabac commun (Nicotiana tabacum), une espèce originaire d’Amérique centrale appartenant au genre botanique Nicotiana (famille : Solanaceae).

Le tabac génère une forte dépendance et sa consommation est responsable de près de 6 millions de décès par an dans le monde dont 600 000 sont des non-fumeurs exposés à la fumée (tabagisme passif). De nombreuses maladies sont liées au tabagisme (maladies cardiovasculaires et cancers entre autres).

Production

Les Nicotiana sont des plantes néotropicales nitrophiles, originaires des régions chaudes et nécessitant un sol riche en humus. La température et la nature des sols jouent un rôle prépondérant sur les propriétés du tabac : la culture ne peut s’effectuer qu’entre des températures allant de 15 °C à 35 °C, 27 °C constituant un idéal pour l’épanouissement des plants.

On estime la surface cultivée mondiale à 5 millions d’hectares, essentiellement en Asie et en Amérique, bien que sa relative plasticité lui permette d’être cultivée entre le 60e degré de latitude nord et le 40e degré de latitude sud.

Le degré de maturation et la méthode de récolte des feuilles constituent des éléments essentiels et déterminants pour leur destination. Sous-maturées, les feuilles sont destinées aux capes pour cigares (l’enveloppe extérieure). La récolte en feuilles peut durer plus d’un mois, les feuilles étant récoltées une par une selon la maturation, tandis que la récolte par tige est beaucoup plus rapide car mécanisée, mais au détriment de la qualité. Il existe trois grandes variétés de tabac cultivé pour être fumé : le tabac de Virginie, le Burley (en) et le tabac oriental.

Composition

La composition du tabac est complexe (des études avancent un ordre de grandeur de 4 000 composés chimiques dont 40 reconnus carcinogènes), à cause de la complexité de la plante et à cause des nombreux traitements réalisés sur le tabac récolté pour en assurer la conservation, la couleur, le parfum, le goût, la plasticité, etc.

Dans la plante fraiche de Nicotiana tabacum, on trouve un mélange d’alcaloïdes composés de 93 % de (S)-nicotine, 3,9 % de (S)-anatabine, de 2,4 % de (S)-nornicotine, et de 0,5 % de (S)-anabasine. Lors de sa croissance, la plante absorbe plusieurs produits radioactifs, qu’on retrouvera dans la fumée, le filtre et moindrement le papier des cigarettes ou des bidies et dans les poumons, via l’inhalation de la fumée. Le polonium du tabac engendre le plus de radioactivité inhalée.

Les feuilles de tabac sont sensibles à certains polluants dont l’ozone troposphérique. Le stress oxydant peut en modifier la composition.

L’American Journal of Public Health (en) a montré, en septembre 2008, que les « majors » de l’industrie du tabac, Philip Morris (PM), RJ Reynolds, British American Tobacco, etc., ont volontairement caché au public, depuis les années 1960, la présence de polonium 210, une substance hautement cancérigène (et utilisée pour l’assassinat de l’espion Alexander Litvinenko) dans les cigarettes. Une des explications de cette présence de produits radioactifs dans le tabac est l’utilisation fréquente aux États-Unis d’engrais à base d’apatites, utilisés pour donner une saveur spécifique au tabac. Certaines variétés semblent absorber moins de radon et de polonium20 (sous réserve que cela ne soit pas dû à une moindre présence de ces produits dans leur environnement).

L’industrie tabatière ajoute en plus dans le tabac de cigarettes des additifs (arômes, sucres, humidifiants), notamment des composés d’ammoniac qui modifient le pH de la nicotine (plus alcalin), en facilitent l’absorption tout en renforçant la dépendance à celle-ci (ouverture plus importante des récepteurs à la dopamine).

Effets « ADDICTIFS »

La nicotine ne met que 7 secondes après chaque inhalation pour atteindre le cerveau, où elle provoque l’équivalent d’une mini-décharge d’adrénaline. Selon les individus, elle jouera le rôle d’accélérateur ou de frein :

  • Pour les uns, elle stimule l’activité cérébrale, augmente la vigilance et les facultés de concentration intellectuelle. A chaque bouffée, elle provoque une accélération du pouls, une augmentation de la tension artérielle et du rythme cardiaque (de 8 à 10 pulsations par minute vingt-quatre heures sur vingt-quatre) ;
  • Chez d’autres, au contraire, la nicotine a un effet tranquillisant et anxiolytique : elle contribue à inhiber les angoisses latentes en agissant comme un sédatif. La façon de fumer varie énormément d’un individu à l’autre. Car sans le savoir, le fumeur tire sur sa cigarette, son cigare ou sa pipe, pour obtenir le taux de nicotine que son organisme réclame. C’est le phénomène d’autotitration de la nicotine.

La nicotine est la principale substance responsable de la dépendance au tabac. Le phénomène d’accoutumance à la nicotine se produit dans le cerveau. Dès que la nicotine y arrive, elle stimule la libération de dopamine. Ce messager chimique joue un rôle clé dans la perception neurologique du plaisir. Il diminue l’anxiété, améliore l’humeur et la mémoire et réduit l’appétit.

Si l’on calcule que chaque cigarette permet environ 10 bouffées, une personne qui fume 30 cigarettes par jour envoie, quotidiennement, 300 appels de dopamine à son cerveau !

Des études suggèrent que le tabagisme diminue l’appétit, mais n’a pas conclu que les personnes en surpoids devraient fumer ou que leur santé amélioreraient par le tabagisme. Ceci est aussi une cause de coeur diseases.Smoking diminue également du poids en surexprimant le gène AZGP1 qui stimule la lipolyse.

Le plaisir neuronal, comme tous les plaisirs, n’a qu’un temps.

Chaque fois que la dopamine est relâchée, les récepteurs de dopamine sont mis en état d’alerte. Graduellement, leur sensibilité s’émousse et ils n’arrivent plus à se satisfaire du taux normal de dopamine : ils sont « en manque ». Le fumeur est tenté de fumer de plus en plus car une plus grande stimulation est nécessaire pour produire le même effet. La toxicomanie devient rapidement un problème chronique.

Toxicité

La consommation de tabac est responsable selon l’OMS de 6 millions de morts par an dans le monde, soit approximativement 10 % du total.

Le retentissement sur les organes vascularisés est évident. Un fumeur qui consomme un paquet de cigarettes par jour a une oxygénation équivalente à celle d’un non-fumeur à 2500 mètres d’altitude…

La consommation de tabac peut provoquer :

  • des maladies cardiovasculaires : maladie coronarienne, accident vasculaire cérébral, anévrisme aortique, artériopathie oblitérante des membres inférieurs ;
  • des cancers : cancer bronchique, cancer du larynx, cancer du pharynx, cancer de la bouche, cancer de la vessie, cancer de l’œsophage, cancer du rein, cancer du pancréas, cancer du col de l’utérus, cancer du sein ;
    des maladies respiratoires broncho-pneumopathie chronique obstructive, aggravation de l’asthme, augmentation du risque de pneumonie, histiocytose X, syndrome d’apnée du sommeil ;
  • des maladies de la grossesse et de la petite enfance : placenta praevia, retard de croissance intra-utérin, mort subite du nourrisson, pathologies infectieuses bénignes ;
  • des maladies digestives : œsophagite, reflux gastro-œsophagien, ulcère gastroduodénal, maladies du pancréas, aggravation d’une hépatite, aggravation de la maladie de Crohn ;
  • des maladies variées : aggravation de la dégénérescence maculaire liée à l’âge, aggravation d’une kératite, aggravation de l’acné, retard de cicatrisation, pseudarthrose, agueusie, anosmie.

L’arrêt de la consommation de tabac permet de réduire les risques.

Mécanismes carcinogènes

La fumée contient plusieurs produits pyrolytiques cancérigènes qui se lient à l’ADN et provoquent des mutations génétiques. Les carcinogènes particulièrement puissants sont des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), qui sont toxiques jusqu’à mutagènes époxydes.

Il y a plus de 19 cancérigènes connus dans la fumée de cigarette.

Voici quelques-unes des substances cancérigènes les plus puissants :

  • Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sont des composants de goudron produits par pyrolyse en couvant la matière organique et émis dans la fumée. Plusieurs de ces HAP sont déjà toxiques dans leur forme normale, cependant, beaucoup peuvent devenir encore plus toxiques pour le foie. En raison de la nature hydrophobe des HAP qu’ils ne se dissolvent pas dans l’eau et sont difficiles à expulser du corps. Afin de rendre les HAP plus solubles dans l’eau, le foie crée une enzyme appelée cytochrome P450 qui ajoute un atome d’oxygène supplémentaire à la HAP, le transformant en un époxyde mutagène, qui est plus soluble, mais aussi plus réactive. Le pouvoir cancérogène est radiomimétique, à savoir semblable à celui produit par les rayonnements ionisants nucléaires.
    • Le premier HAP à être identifié comme cancérogène dans la fumée de tabac est le  benzopyrène, qui a montré intoxiquer un époxyde qui se fixe de manière irréversible à l’ADN nucléaire d’une cellule, qui peut soit tuer la cellule ou causer une mutation génétique. Si la mutation inhibe la mort cellulaire programmée, la cellule peut survivre à devenir une cellule cancéreuse.
      Les fabricants de tabac ont expérimenté avec la technologie de vaporisation pour permettre de consommer des cigarettes sans la formation de benzopyrènes cancérogènes. Bien que ces produits sont devenus de plus en plus populaires, ils représentent encore qu’une très petite fraction du marché, et aucune preuve concluante n’a été démontré pour prouver ou réfuter les allégations positives pour la santé positifs.
  • L’acroléine, qui est abondant dans la fumée de tabac, se lie également de manière irréversible à l’ADN, cause des mutations et provoque donc aussi le cancer. Cependant, il n’a pas besoin d’activation pour devenir cancérigène.  Il donne fumer une odeur âcre et un effet lacrymogène irritant et est un contributeur majeur à sa cancérogénicité. Comme métabolites des HAP, l’acroléine est également un agent alkylant électrophile et se lie à la base guanine de l’ADN, par une addition conjuguée, suivie d’une cyclisation dans un hémiaminal en permanence. Le produit d’addition acroléine-guanine induit des mutations d’ADN au cours de la reproduction, et donc provoque des cancers d’une manière similaire aux HAP. Cependant, l’acroléine est 1000 fois plus abondant que les HAP dans la fumée de cigarette et est en mesure de réagir comme il est, sans activation métabolique. Acroléine a été montré pour être un mutagène et cancérigène dans les cellules humaines. La cancérogénicité de l’acroléine a été difficile à étudier par l’expérimentation animale, car il a une telle toxicité qu’elle tend à tuer les animaux avant qu’ils ne développent un cancer.
    Généralement, les composés capables de réagir par l’addition conjuguée comme agents électrophiles (ce qu’on appelle des accepteurs de Michael, après la réaction de Michael) sont toxiques et cancérigènes, car ils peuvent alcaliniser l’ADN en permanence, de manière similaire à du gaz moutarde ou de l’aflatoxine. L’acroléine est un seul d’entre eux présents dans la fumée de cigarette; par exemple, le crotonaldéhyde a été trouvée dans la fumée de cigarette. Michael accepteurs contribuent également à l’inflammation chronique présente dans la maladie du tabac.
  • Les nitrosamines sont un groupe de composés cancérigènes présents dans la fumée de cigarette, mais pas dans les feuilles de tabac non durcis. La formule des nitrosamines sur le tabac séché à l’air se produit pendant le processus de durcissement par une réaction chimique entre la nicotine et d’autres composés contenus dans la feuille non durcie et divers oxydes d’azote présents dans tous les gaz de combustion. Le passage à durcissement de feu indirect a été démontré pour réduire les niveaux de nitrosamines à moins de 0,1 partie par million.

La fumée secondaire du tabac, ou la fumée principale exhalée, est particulièrement néfaste. Parce que la fumée exhalée est à des températures plus basses que la fumée inhalée, les composés chimiques subissent des changements qui peuvent devenir plus dangereux. En outre, la fumée subit des changements à mesure qu’elle vieillit, ce qui provoque la transformation du composé NO vers le NO2 plus toxique. En outre, la volatilisation cause des particules de fumée de plus en plus petites, et donc plus facilement intégrées profondément dans les poumons d’une personne qui respire plus tard l’air.

Carcinogènes radioactifs

En plus de produits chimiques, des substances cancérogènes non radioactives, le tabac et la fumée de tabac contiennent de petites quantités de plomb-210 (210Pb) et le polonium-210 (210Po) qui sont tous deux des agents cancérigènes radioactifs. La présence de polonium-210 dans la fumée principale de cigarette a été mesurée expérimentalement à des niveaux de 0,0263 à 0,036 uCi (mBq 0.97-1.33), ce qui équivaut à environ 0,1 pCi par milligramme de fumée (4 MBq / mg ) ; ou environ 0,81 pCi de plomb-210 par gramme de fumée condensée sec (30 Bq / kg).

Les recherches menées par NCAR radiochimiste Ed Martell a suggéré que les composés radioactifs dans la fumée de cigarette sont déposés dans des «points chauds» où les tubes bronchiques se branchent, que le goudron de la fumée de cigarette est résistant à la dissolution dans le liquide pulmonaire et que les composés radioactifs mettent beaucoup de temps à devenir moins radioactifs  avant d’être effacé par des processus naturels. A l’intérieur, ces composés radioactifs peuvent persister dans la fumée secondaire, et une plus grande exposition se produirait lorsque ces composés radioactifs sont inhalées pendant la respiration normale, qui est plus profonde et plus longue que lors de l’inhalation des cigarettes. Les dommages au tissu de protection épithélial en fumant augmente seulement la rétention prolongée des insolubles polonium-210 composés produits à partir de la combustion du tabac. Martell estime qu’une dose de rayonnement carcinogène de 80-100 rads est délivrée au tissu pulmonaire à la plupart des fumeurs qui meurent d’un cancer du poumon.

Fumer une moyenne de 1,5 paquets par jour donne une dose de rayonnement de 60-160 mSv /an, par rapport à vivre à proximité d’une centrale nucléaire (0,0001 mSv /an)  ou le MSV 3.0 /dose moyenne annuelle pour les Américains. Certaines des apatites en Floride utilisées pour produire du phosphate pour les cultures de tabac U.S.A. contient l’uranium, le radium, le plomb 210 et le polonium-210 et le radon. La fumée radioactive du tabac fécondé cette façon est déposée dans les poumons et libère le rayonnement, même si un fumeur quitte l’habitude. La combinaison de goudron cancérigène et le rayonnement dans un organe sensible tel que les poumons augmente le risque de cancer.

En revanche, un examen de tabac cancérogènes de fumée publiés dans le Journal de l’Institut national du cancer 1999 stipule que «les niveaux de polonium-210 dans la fumée de tabac ne sont pas censés être assez grand pour avoir un impact significatif de cancer du poumon chez les fumeurs.» Dans 2011 Hecht a également déclaré que les «niveaux de 201Po dans la fumée de cigarette sont probablement trop faibles pour être impliqués dans l’induction du cancer du poumon … »

Nicotine

La nicotine, qui est contenue dans les cigarettes et autres produits du tabac fumés, est un stimulant et est l’un des principaux facteurs conduisant à continuer de fumer du tabac. La nicotine est une substance chimique psychoactive très addictif. Lorsque le tabac est fumé, la majeure partie de la nicotine est pyrolysé ; une dose suffisante pour provoquer la dépendance somatique légère et légère à forte dépendance reste psychologique.

La quantité de nicotine absorbée par le corps du tabac dépend de nombreux facteurs, y compris le type de tabac, que la fumée est inhalée, et si on utilise un filtre. Il y a aussi une formation d’harmane (un inhibiteur de la MAO, prescrite dans la dépression et la maladie de Parkinson) à partir de l’acétaldéhyde dans la fumée de cigarette, qui semble jouer un rôle important dans la dépendance à la nicotine probablement en facilitant la libération de dopamine dans le noyau accumbens, en réponse à des stimuli nicotine.

Selon des études réalisées par Henningfield et Benowitz, la nicotine est plus addictive que le cannabis, la caféine, l’éthanol, la cocaïne et l’héroïne lorsque l’on considère à la fois la dépendance somatique et psychologique. Toutefois, en raison des effets de sevrage plus forts de l’éthanol, de la cocaïne et de l’héroïne, la nicotine pourrait avoir un plus faible potentiel de dépendance somatique que ces substances. Environ la moitié des Canadiens qui fument actuellement ont essayé d’arrêter. La dépendance à la nicotine peut se produire dès cinq mois après le début du tabagisme.

L’ingestion d’un composé par le tabagisme est une des méthodes les plus rapides et efficaces de l’introduire dans le courant sanguin, en second après à l’injection, ce qui permet le retour d’information rapide permettant aux fumeurs d’adapter leur dosage. En moyenne, il faut environ dix secondes pour que la substance atteingne le cerveau. En raison de l’efficacité de ce système de distribution, de nombreux fumeurs se sentent dans l’incapacité de cesser de fumer.

Parmi ceux qui tentent de cessation et trois derniers mois sans succomber à la nicotine,
la plupart sont en mesure de rester sans fumée pour le reste de leur vie.

Bien que la nicotine joue un rôle dans les épisodes aigus de certaines maladies (y compris les accidents vasculaires cérébraux, l’impuissance et la maladie de coeur) par sa stimulation de la libération d’adrénaline, augmentant la pression artérielle, le rythme cardiaque, la respiration et les acides gras, le plus grave effet à long terme sont plus le résultat des produits du processus de combustion lente et continue. Cela conduit à l’élaboration de divers systèmes de délivrance de la nicotine, comme le timbre de nicotine ou de gomme à la nicotine, qui peuvent satisfaire le besoin addictif en livrant la nicotine sans la combustion sous-produits nocifs. Cela peut aider le fumeur fortement dépendant de quitter progressivement, tout en interrompant d’autres dommages à la santé.

Des données récentes ont montré que le tabagisme augmente la libération de dopamine dans le cerveau, en particulier dans la voie mésolimbique, le même circuit neuro-récompense activé par l’abus des drogues telles que l’héroïne et la cocaïne. Ceci suggère que l’utilisation de la nicotine a un effet agréable qui déclenche le renforcement positif. Une étude a révélé que les fumeurs présentent une meilleure réaction en temps et les performances de la mémoire par rapport aux non-fumeurs, ce qui correspond à une augmentation de l’activation des récepteurs de la dopamine. Neurologiquement, des études sur les rongeurs ont montré que  l’auto-administration de nicotine abaissent les seuils de récompense. Cette augmentation de la sensibilité au circuit récompense persiste plusieurs mois après que l’auto-administration ait pris fin, ce qui suggère que la nicotine modifie la fonction de récompense du cerveau de manière longue ou permanente. En outre, il a été trouvé que la nicotine peut activer la potentialisation à long terme in vivo et in vitro. Ces études suggèrent que « la mémoire de trace » de la nicotine peut contribuer à des difficultés dans l’abstinence à la nicotine.

La cancérogénicité de la fumée de tabac n’est pas expliquée par la nicotine en soi, qui ne sont pas cancérigènes ou mutagènes, même si elle est un précurseur métabolique pour plusieurs composés qui le sont. En outre, le tabac inhibe l’apoptose, accélérant ainsi les cancers existants. Aussi, le NNK, un dérivé de la nicotine converti de la nicotine, peut être cancérigène.

Il est à noter que la nicotine, bien que fréquemment impliquée dans la production de la dépendance au tabac, n’est pas significativement addictive lorsqu’elle est administré seule. Le potentiel de dépendance se manifeste après la co-administration d’un inhibiteur de MAO(monoamine oxidase), ce qui provoque spécifiquement la sensibilisation de la réponse locomotrice chez le rat, une mesure du potentiel de dépendance.

Syndrome du sevrage tabagique

Irritabilité, anxiété, tristesse… les symptômes de manque peuvent être plus ou moins présents selon les individus. Mais il est prévisible d’en être victime durant les premières semaines suivant l’arrêt du tabac.

Pour une personne qui veut cesser de fumer, la perte de ces éléments véritablement positifs
du tabagisme (diminution de l’anxiété, amélioration de l’humeur et de la mémoire et réduction de l’appétit) est une étape cruciale à franchir.

D’autres facteurs émotifs et comportementaux accroissent la dépendance, comme le plaisir du geste et l’association avec des moments agréables (le premier café, le repas avec des amis, etc.).

Le sommeil, qui est souvent déjà de moins bonne qualité chez les fumeurs, est aussi fréquemment perturbé pendant quelques semaines. Les réveils sont plus courants durant la nuit. Il est habituel que les ex-fumeurs se lèvent une heure plus tôt le matin, durant la première semaine tout en ayant l’impression d’avoir mal dormi. Patience. Là aussi, tout reviendra peu à peu à la normale.

De nombreux cas de constipations, ballonnements, gastrites, ou crise de fringale… sont aussi à retenir et surtout à ne pas négliger !

Pour limiter l’apparition de tous ces phénomènes d’humeur, mieux vaut ne pas choisir le jour « J » dans une période d’intense activité professionnelle ou s’il y a des problèmes personnels ou une fragilité.

Les spécialistes du sevrage tabagique recherchent, notamment chez les gros fumeurs, la présence d’une anxiété ou de symptômes dépressifs. Ces derniers sont, en effet, deux fois plus répandus chez les fumeurs. Arrêter de fumer quand on présente une authentique dépression risquerait de la majorer et d’entraîner un déplacement vers d’autres formes de dépendance.

L’hygiène de vie joue un rôle essentiel pour lutter contre les manifestations désagréables du sevrage tabagique. Il est ainsi particulièrement recommandé de modérer sa consommation de café ou de thé, qui sont des excitants du système nerveux et accroissent l’anxiété. Attention aussi à l’alcool ou à la nourriture !

En revanche, la pratique d’une activité sportive aura l’avantage de calmer tout en
permettant de lutter contre la prise de poids favorisée par l’arrêt du tabac.

Sureau

On utilise l’écorce moyenne, les fleurs et les fruits du Sureau pour leurs propriétés médicinales.
La seconde écorce, d’odeur forte et nauséeuse, est un diurétique très vanté. Leclerc la recommandait contre l’hydropisie, Martin contre l’ascite, Lemoine contre la néphrite aigüe avec œdème. Elle est aussi laxative.
Les feuilles paraissent jouir de propriétés analogues à celles de l’écorce : diurétiques et laxatives. Mais elles sont rarement utilisées à l’intérieur. Elles sont, en outre, renommées comme tonique externe contre les hémorroïdes et les brûlures.
Les fleurs fraîches sont laxatives. Sèches, elles sont surtout sudorifiques, mais aussi diurétiques. On les emploie chaque fois qu’il faut provoquer une transpiration cutanée abondante et salvatrice : début de rhume, de fièvres éruptives (rougeole, scarlatine), affections catarrhales (bronchite, grippe), crise de rhumatisme. Elles entrent dans la tisane des « espèces purgatives », encore appelée thé de santé, thé de Saint-Germain ou poudre de longue vie.
Adoucissantes et résolutives, elles sont aussi utilisées à l’extérieur contre les fluxions, les engelures, les crises de goutte, les inflammations oculaires. Les baies sont sudorifiques et, à dose forte, elles deviennent purgatives. On les recommande contre les rhumatismes et l’hydropisie.
Au temps de Pline, les Romains s’en servaient pour teindre les cheveux.

Le Yèble, ou Hièble (Sambucus ebulus), est une sorte de petit Sureau très commun dans certaines localités. Il possède les mêmes propriétés que le Sureau et on peut utiliser toutes ses parties (écorce, fleurs, baies et feuilles) exactement pour les mêmes usages que les parties correspondantes du Sureau.

[wptab name=’Description’]Famille des Caprifoliacées.

On l’appelle aussi Sureau commun ou Sureau noir.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction de seconde écorce. 45 à 60 g par litre d’eau. Laisser réduire de moitié et boire dans la journée comme diurétique.
Vin. Verser un litre de vin bouillant sur 150 g de seconde écorce. Laisser macérer 48 heures et prendre 2 verres à bordeaux par jour dans le même dessein.
Infusion. 50 g de fleurs sèches par litre d’eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes et prendre 4 ou 5 tasses par jour, comme sudorifique et contre les rhumatismes.
Suc des baies pressées. 20 à 30 g à prendre dans la matinée comme purgatif.
Rob de Sureau. Ecraser des baies, qu’on laisse reposer ainsi au frais pendant 24 heures. Les presser ensuite pour en exprimer le suc. Faire évaporer ce suc au bain-marie, de façon à obtenir un sirop à consistance de miel. Une prise de 4 à 8 g de ce rob a un effet sudorifique ; au-delà, il est purgatif.
Les feuilles sont assez rarement utilisées pour l’usage interne.

Externe

Infusion concentrée. 100 g de fleurs par litre. Elle sert à imbiber des compresses contre les fluxions dentaires, les eczémas et les dartres, ou peut être employée en bains chauds et courts, contre les engelures. Elle est excellente en lotions contre les inflammations des paupières, les conjonctivites et les orgelets.
Bain antidouleur. Il se prépare avec une décoction concentrée de fleurs de Sureau, que l’on peut mélanger avec de la Sauge et du Romarin, contre les rhumatismes.
Cataplasme. Les feuilles de Sureau, broyées dans l’huile d’Œillette, sont renommées contre les hémorroïdes et les brûlures.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Laxative
  • Sudorifique
  • Adoucissante
  • Purgative

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Seules les fleurs de sureau, à raison d’une poignée pour 1 litre d’eau, infusées dix minutes, dans 1 litre d’eau bouillante, peuvent être utilisées en compresses froides sur les épidermes délicats. Une infusion plus concentrée, également employée en compresses froides, apportera un soulagement non négligeable aux paupières lourdes et aux yeux fatigués.

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[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]

Rose Rouge

Beaucoup d’auteurs ont attribué à la Rose rouge une grande efficacité contre la tuberculose. Inventée par les médecins arabes, la conserve de Roses, ou djelendjoubin, était considérée par Avicenne comme spécifique de la phtisie, et ce remède continua à avoir du succès auprès des médecins du Moyen Age et de la Renaissance.
Le Dr Roques préconisait encore au siècle dernier cette conserve de Roses, et le Dr Leclerc la recommandait en citant des observations médicales à l’appui. La valeur tonique de ce remède le rend utile, de toute manière, aux gens fatigués et débilités.
Tonique et astringente, la Rose rouge est aussi prônée, à l’instar de Cazin, dans les écoulements muqueux chroniques, la leucorrhée, les hémorragies et la diarrhée.
Au temps de Napoléon, cette Rose eut une telle réputation que les médecins-majors des armées impériales venaient en personne à provins pour se ravitailler en pétales séchés et préparés : on les utilisait dans la dyspepsie, les entérites, les maux de gorge, la débilité, les maladies de peau et les affections des yeux.
L’essence de Roses contient une substance fortement anesthésique qui explique l’utilisation de l’eau distillée de Rose comme collyre, pour calmer la douleur de l’inflammation. Sa valeur antiseptique, de plus, est considérable, puisqu’une communication faite à l’Académie des sciences révèle que, employée à 1 ou 2 p. 1000, elle a une action stérilisante aussi active qu’une solution à 5 p. 1000 de phénol. Des recherches récentes, faite par P. Tanret et L. Jacques, on montré qu’une macération aqueuse de Rose rouge était douée de propriétés antibiotiques puissantes contre des ennemis aussi sérieux que le staphylocoque, le colibacille, le protéus, le pyocyanique.
Pour l’usage externe, la Rose rouge est utilisée pour son astringence, en lavements contre la diarrhée, en gargarismes contre les angines, en injections contre les pertes blanches.
Elle est très utilisée pour les soins de la peau et entre à ce titre dans de nombreux remèdes : pommade rosat, eau distillée de Rose, vinaigre de rose, encore en usage dans le nord de la France, pour traiter les plaies qui suppurent.
Elle eut aussi une certaine réputation contre les hémorroïdes. Un texte ancien d’Assyrie-Babylonie, retrouvé dans les tablettes de Gilgamesh, donne une recette de « suppositoire », composé de pétales de Rose broyés et de térébenthine, à introduire dans l’anus « graissé avec de l’huile de Cyprès ». Arnaud de Villeneuve, célèbre médecin espagnol du Moyen Age, recommande la recette suivante dans son ouvrage Regimen sanitatis : « Faites bouillir dans l’eau un sachet composé de 3 parties de feuilles de Rose et de 4 de feuilles de Myrtille ; exprimez-le et que le malade y reste longtemps assis dessus, matin et soir » (en somme, une façon intelligente d’envoyer son malade dans les roses…).

La Rose à cent feuilles (Rosa centifolia) sert à préparer l’eau de Rose, ainsi que la Rose de Puteaux et la Rose de Damas.
La Rose sauvage est la fleur du Rosier sauvage ou Eglantier.

[wptab name=’Description’]Famille des Rosacées.

On l’appelle aussi Rose de Provins, Rose de France, Rose provinciale ou Rose de Champagne.

C’est une des Roses indigènes les plus cultivées pour la beauté et le parfum suave de ses fleurs veloutées, rouge foncé. On les récolte avant épanouissement pour l’usage médical.

Parfum : riche, rosacé, intense, doux
Action énergétique : yin
Planètes dominantes : Vénus, Jupiter
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion de pétales. 8 à 15 g par litre d’eau bouillante, dont on prend 2 ou 3 tasses par jour, entre les repas.
Le véritable djelendjoubin arabe (ou zuccar de Rose) se prépare « en faisant sécher à l’ombre des pétales de Rose rouge non encore complètement épanouie, jusqu’à résorption de l’humidité ; broyer alors dans un mortier de pierre en ajoutant le triple de leur poids en sucre blanc ; placer le tout dans un vase de verre bouché d’un parchemin et exposer 3 mois au soleil en remuant souvent. Conserver ensuite dans un endroit frais ».
On peut, plus simplement, préparer la conserve selon la recette du Dr Leclerc : broyer les pétales avec 3 fois plus de sucre et un léger sirop de sucre, de façon à obtenir une pâte de la consistance du miel. Prendre 50 à 60 g par jour entre les repas (les tuberculeux peuvent ajouter une forte pincée de poudre de Prêle).
La confiture de Roses, très efficace contre les diarrhées, se prépare en faisant infuser 60 g de pétales dans 2 litres d’eau bouillante. Laisser en contact 24 heures. Faire bouillir avec 1 Kg de sucre jusqu’à consistance de sirop. Absorber plusieurs cuillerées par jour jusqu’à la cessation complète des troubles.

Externe

Infusion concentrée, à raison de 50 à 60 g par litre d’eau bouillante pour les gargarismes, les lavements, les injections, les lavages des yeux enflammés.
Pour la beauté des yeux, des compresses froides imbibées de cette infusion sont excellentes, mais imbibées d’eau de Rose du commerce elles sont aussi radicales pour apaiser l’inflammation des paupières détendre et faire briller le regard.
Miel rosat. Appelé encore mellite de Rose, il se prépare en laissant infuser une demi-heure à feu doux 100 g de pétales dans 400 g d’eau bouillante. Passer et faire dissoudre 650 g de miel dans le liquide. A utiliser en collutoire ou à ajouter au liquide des gargarismes (30 g par tasse).
Pommade rosat. Sa réputation contre les gerçures des lèvres n’est plus à faire. Elle se prépare en faisant fondre à feu doux 50 g de cire blanche. Y mêler 100 g d’huile d’Amandes douces. Laisser refroidir et ajouter alors, en mélangeant bien, 50 cg de carmin délayé dans un peu d’huile et 10 gouttes d’essence de Roses.
Vinaigre rosat. Il se prépare en mettant à macérer 100 g de pétales séchés dans un litre de vinaigre blanc. On peut ajouter quelques racines d’Iris bien sèches, qui parfumeront davantage. Bien boucher et exposer 10 jours au soleil. On utilise ce vinaigre (à raison de 5 à 25 g par tasse) comme astringent à ajouter à l’eau des gargarismes et des injections, et à celle des ablutions pour les soins de beauté de la peau. Etendu d’eau bouillie, il stérilise et fait cicatriser les blessures ; il est souverain contre les coups de soleil.
Ne jamais utiliser d’instruments en fer pour toutes ces préparations.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Tonifiant
  • Astringent
  • Anesthésique
  • Antiseptique
  • Antibiotique

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[wptab name=’Soins’]

Influences Psychologiques

Elle élimine les humeurs colériques et l’amertume (elle adoucit et apaise). Son parfum donne un « coup de fouet » à l’esprit, c’est un antidépresseur qui combat les états d’abattement et de douleur.
L’essence de rose calme également les névroses anxieuses et les somatisations cardiaques, avec palpitations et accélération des battements.

Esthétique

L’eau de rose est un tonique astringent qui peut être utilisé soit comme démaquillant, soit comme lotion, pour le cou et le visage. On peut obtenir une eau de rose en faisant infuser, pendant une demi-heure, dans 1 litre d’eau bouillante la valeur de quatre ou cinq poignées de pétales secs de roses rouges. Filtrée, cette préparation peut être utilisée en compresses tièdes sur le visage. On peut la conserver trois ou quatre jours au réfrigérateur.
En compresses froides sur les paupières, cette lotion repose et embellit les yeux fatigués.
Depuis la nuit des temps, un flacon d’eau de rose fait partie des instruments de la toilette féminine et, appliquée délicatement sur la peau, elle l’aide à retrouver sa fraîcheur et son tonus.
Si l’eau de rose représente l’aspect le plus léger de la fleur, comme la rosée qui se pose sur la peau, l’huile a plus de corps, elle pénètre en profondeur, apaise et adoucit comme une caresse : la peau irritée, fatiguée et « stressée » est soulagée par la caresse de la rose, elle retrouve ce qu’elle perd quotidiennement, elle se calme et retrouve son équilibre.
L’huile essentielle de rose est, avec celle du jasmin, une alliée précieuse pour le traitement de tous les types de peau, en particulier en cas de problèmes de couperose, car elle a un effet astringent, prévient les rides et soigne les peaux rougies ou asphyxiées. Ajoutée à des crèmes ou des masques de beauté, en massage pour le visage et le corps, elle prévient le vieillissement et tonifie les tissus.
La rose, le jasmin et la fleur d’oranger sont les trois meilleures essences florales, les plus délicates et les plus coûteuses et elles sont toutes les trois très bénéfiques pour la peau. Utilisées en très petites quantités (une goutte de chacune), elles enrichiront un traitement de beauté du visage, le rendant digne d’une princesse de légende.

Intimité

Connue depuis des siècles comme aphrodisiaque, elle n’a pas un effet stimulant comme d’autres essences, mais agit sur la tension nerveuse, réconfortant le cœur et vivifiant l’esprit. Il semblerait qu’elle stimule la production de spermatozoïdes, qui diminue à cause d’un stress chronique, ce qui est souvent une cause de stérilité dans un couple.

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Tilleul

Le tilleul possède des propriétés calmantes et antispasmodiques bien connues. Légèrement hypnotique, le Tilleul possède une action sédative remarquable sur le système nerveux, qu’il apaise peu à peu : il permet ainsi à bien des insomniaques de trouver un sommeil réparateur sans risque d’accoutumance. Il convient admirablement pour remédier à l’agitation des surmenés intellectuels, sans provoquer de dépression reflexe. Bien qu’il ne soit pas capable de calmer l’épilepsie, comme on l’imaginait naguère, son pouvoir apaisant est bien réel. Par son action antispasmodique, il favorise aussi les digestions difficiles, surtout celles qui ont pour origine une nervosité excessive. Son heureux effet sur la pléthore est aussi admis et on le recommande dans l’artériosclérose et pour fluidifier le sang.
Favorisant la transpiration, c’est aussi le remède national contre la grippe et les refroidissements, qui calme en même temps les maux de reins, les courbatures et les maux de tête qui les accompagnent.
Le liquide sucré, appelé « miellat » dans certaines régions, sécrété au moment des grandes chaleurs par les fleurs et l’écorce, est un adoucissant recommandé par Hoffmann contre les brûlures. Cazin l’a utilisé avec succès contre la diarrhée, la gastro-entérite chronique. On lui trouve aussi des vertus dépuratives.
Enfin, un travail récent de Cahen, présenté à l’Académie des sciences, a montré que l’extrait d’aubier du Tilleul possède un effet hypotenseur et antispasmodique (Etude pharmacologique de l’aubier de « Tilia sylvestris »).
Pour l’usage externe, les bains de Tilleul sont la providence des mères de famille pour venir à bout de leur progéniture déchaînée, et la décoction est recommandée en lotion pour calmer la douleur après une chute ou un coup et pour diminuer l’enflure. Cette décoction est aussi une eau de beauté qui détend la peau, en enlève les impuretés, les dartres, les boutons et les rides.

Le Tilleul des Anciens est le Tilleul argenté (Tilia argentea), qui provient d’Orient et est cultivé dans quelques jardins. Son arôme est différent et il n’est pas officinal.

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Famille des Tiliacées. Les fleurs de Tilleul sont fournies par le Tilleul des bois (Tilia sylvestris) et le Tilleul à grandes feuilles (Tilia platyphylla), mais la variété sylvestris est la plus appréciée.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion de fleurs. 3 à 5 g par tasse d’eau bouillante (soit une cuillerée à dessert). On peut prendre 2 ou 4 tasses par jour.
La sève di Tilleul se prend à raison de 3 cuillerées à soupe par jour.

Externe

Décoction forte. 60 à 70 g de fleur par litre. Elle peut être utilisée en lotion, en compresses, en eau de beauté.
Lavement. Cette décoction calme les inflammations intestinales.
Bain calmant. Il se prépare avec une décoction de 500 g de Tilleul dans quelques litres d’eau que l’on ajoute dans le bain.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Calmant
  • Antispasmodique
  • Hypnotique
  • Sédatif
  • Apaisant
  • Sudorifique
  • Dépuratif
  • Hypotenseur

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

L’usage répété d’une lotion au tilleul peut éclaircir le teint. On l’obtiendra en faisant infuser deux poignées de tilleul séché dans 1 litre d’eau bouillante.
Une décoction d’environ 500 grammes de bractées versée dans un bain procurera un sentiment de relaxation et de bien-être qui sera très apprécié.

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Raifort

Ses vertus ne sont pas sans rappeler celles de son cousin, le Cochléaria officinal. Comme lui, il est un des végétaux antiscorbutiques les plus puissants. Ses énergiques propriétés apéritives et stimulantes le font employer contre l’anémie et le manque d’appétit. Il tonifie l’estomac et en excite les sécrétions. Diurétique, on l’emploie aussi dans l’hydropisie, la goutte et les rhumatismes. Expectorant, on l’administre dans les catarrhes chroniques, l’asthme, la bronchite.
La racine de Raifort doit être récoltée à plus d’un an et à moins de deux ans. Elle ne perd pas ses propriétés par sa dessiccation lorsque celle-ci a été bien conduite, c’est-à-dire à la chaleur du soleil ou d’une étuve faiblement chauffée. A l’extérieur, le Raifort peut remplacer la Moutarde comme rubéfiant.

[wptab name=’Description’]

Famille des Cruciféracées. Cette plante est le Cochléaria de Bretagne, mais on l’appelle généralement Raifort. Elle porte encore les noms de Cran, Cranson, Moutarde des capucins.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Le Raifort, en condiment, convient admirablement aux charcuteries fumées, dont il aide la digestion.
Vin tonique et antianémique. Laisser macérer, durant 24 heures, 30 g de racine fraîche de Raifort dans un litre de vin blanc. On peut ajouter la même quantité de feuilles fraîches de Cochléaria (la racine de Raifort et les feuilles de Cochléaria sont souvent mêlées dans des compositions d’officine telle que le « sirop de Raifort composé », le « vin antiscorbutique », etc.). On prend un verre à madère de ce vin avant chaque repas. Cette même macération peut aussi être faite avec de la bière.
Infusion. 15 à 30 g par litre d’eau bouillante. On laisse macérer 12 heures et on prend deux tasses par jour entre les repas.
Sirop de Raifort. Pour les enfants lymphatiques, rachitiques, sans appétit, couper la racine fraîche en rondelles que l’on saupoudre de sucre. Laisser macérer dans un bocal de verre bien bouché. Recueillir le jus qui se forme et donner une cuillerée à soupe par jour.

Externe

Cataplasme rubéfiant de pulpe de racine fraîche râpée, dans la grippe, la bronchite aigüe, la congestion pulmonaire.
Poudre révulsive au Raifort. Pulvériser la racine soigneusement séchée. On se sert de cette poudre, qu’on peut éventuellement mêler au cinquième de son poids de farine de Moutarde, comme d’un sinapisme ordinaire.
Excitant fortement la sécrétion salivaire, on peut encor mâcher la racine pour combattre le déchaussement des gencives.

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[wptab name=’Propriétés’]

  • Antiscorbutique
  • Stimulant
  • Diurétique
  • Expectorant
  • Rubéfiant

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Ricin

Les Egyptiens furent les premiers, croit-on, à utiliser le Ricin comme purgatif, et les Recette du coffret d’or, de Tchang-King, nous prouvent que, très tôt, les Chinois l’employèrent pour ce même usage. Au XVIIIème siècle, le Ricin était devenu, en France, le purgatif le plus populaire, et il l’est demeuré de nos jours.
Les graines de Ricin sont dangereuses et ne sont jamais utilisées directement : quelques unes suffisent à produire un effet purgatif d’une violence extrême.
On utilise toujours uniquement l’huile extraite de ces graines. L’huile de Ricin ne doit jamais être employée comme purge après la plupart des anthelminthiques végétaux ou chimiques, car elle diminue leur action et favorise la survenue de phénomènes d’intolérance. Pour l’usage externe, les feuilles de Ricin ont des propriétés émollientes et galactogènes, et on les utilise contre les douleurs de l’arthrite, l’inflammation des yeux, et pour augmenter la sécrétion du lait.
L’huile de Ricin, outre ses usages industriels, est très employée dans les brillantines, certaines lotions capillaires, et dans des pommades contre les maladies de peau.

[wptab name=’Description’]Famille des Euphorbiacées.

Originaire de l’Inde et probablement aussi du nord-est de l’Afrique, le Ricin est cultivé dans le midi de la France : arbre dans les pays chauds, il n’atteint chez nous que la taille d’une plante élevée.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

On préparait autrefois, en Provence, l’huile de Ricin pour l’usage familial, en faisant infuser les graines dans l’eau bouillante et en recueillant l’huile qui surnageait.
La dose pour un adulte est de 5 g à 10 g comme laxatif, 15 à 40 g comme purgatif (mais une cuillerée à soupe, soit 15 g, suffit souvent). On l’absorbe dans un excipient quelconque, Café ou jus d’Orange en général.

Externe

Les feuilles fraîches s’utilisent en cataplasmes.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Purgatif
  • Emollient

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Thé de Java

Les indigènes les utilisent depuis longtemps comme diurétiques et les Européens établis aux Indes néerlandaises les imitèrent, ce qui explique que la plante figure à la pharmacopée néerlandaise depuis 1926.

En France, les premières études sur l’Orthosiphon furent entreprises dès 1887 par Périnelle et le Pr Guyon.

Depuis l’Orthosiphon est toujours couramment employé chez les cardiaques et les rénaux. Il augmente le débit urinaire et favorise l’excrétion des déchets tels que l’urée, l’acide urique et les chlorures. Il réalise un drainage complet de toutes les toxines qui encombrent l’organisme.

Il est donc recommandé contre toutes les affections arthritiques : goutte, rhumatisme, migraines, eczéma, hépatisme. Jouissant aussi de propriétés sédatives, on l’utilise contre les manifestations douloureuses des maladies urinaires : prostatite, cystite, pyélonéphrite, ténesme vésical.

[wptab name=’Description’]Famille des Labiacées-Ocimoïdacées.

Appelé parfois Thé de Java ou Barbiflore, cette plante se rencontre dans les lieux humides de Java et dans quelques parties de l’Inde et de l’Australie.

Les indigènes de Java font subir aux feuilles des manipulations comparables à celles qui sont en usage pour le Thé, afin de les dessécher en conservant leur arôme et leurs propriétés thérapeutiques.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

On utilise diverses préparations à vase d’extrait d’Orthosiphon, mais aussi la tisane.

Infusion. 5 g de feuilles sèches pour un demi-litre d’eau, que l’on boit dans la journée.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique

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Thé

L’action stimulante sur le système nerveux central, que chacun de nous a éprouvée, donne une augmentation de l’activité intellectuelle, avec une vigilance et un tonus psychique accrus et une grande facilité des associations d’idées. C’est un défatigant remarquable, qui aide, de plus, à dissiper les migraines et les céphalées qui accompagnent parfois la concentration intellectuelle.
Il facilite et accélère la digestion, même lorsqu’il s’agit de mets lourds et gras, et on peut certainement lui attribuer une part de la légèreté légendaire des repas chinois.
Sur le rein, ses effets diurétiques sont évidents et loin d’être négligeables.
Son action sur le système cardio-respiratoire est connue de longue date. Le Dr Leclerc, le cite d’ailleurs, le Café, pour stimuler la respiration des malades souffrant d’essoufflement au cours d’une affection pulmonaire. On a constaté aussi que le Thé est un agent très actif contre l’athérosclérose. Des expériences sur les rats et les lapins ont démontré l’effet hypocholestérolémiant du Thé, et, en fait, Chinois et buveurs de Thé montrent, en général, un taux bas de cholestérol et une absence d’athérosclérose.
Le Thé vert, enfin, se montre utile pour stopper les diarrhées bénignes.
Pour l’usage externe, le Thé fait partie des armes secrètes des coquettes. Chacune sait que rien n’est meilleur que des compresses imbibées d’une forte décoction de Thé, ou tout simplement du Thé qui reste dans la théière, pour faire disparaître les poches sous les yeux et les cernes dus à la fatigue. Et si quelque pleur diplomatique a mouillé ces yeux-là, les mêmes compresses se chargeront de faire disparaître le gonflement et les rougeurs (alterner les compresses chaudes et froides pour un résultat plus rapide).
L’infusion est aussi une excellente lotion pour resserrer les peaux grasses, et elle permet aux peaux bronzées des retours de vacances de garder longtemps leur hâle seyant.

[wptab name=’Description’]

Toutes les sortes de Thé vendues dans le commerce proviennent de Thea sinensis, arbrisseau de la famille des Caméliacées, cultivé en Chine, au Japon, à Ceylan, en Indochine.

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[wptab name=’Utilisation’]
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Défatiguant
  • Diurétique
  • Hypercholestérolémiant

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Souci

De nos jours, lorsqu’il est encore utilisé pour l’usage interne, c’est presque uniquement pour ses propriétés emménagogues : les fleurs de Souci, en effet, favorisent l’apparition des règles et les rendent moins douloureuses, surtout lorsque ces menstruations difficiles sont accompagnées, ou résultent, de dépression nerveuse et d’anémie.
Pour l’usage externe, il a gardé sa réputation d’autrefois. Anti-infectieux efficace, il nettoie et guérit les maux cutanés en un temps record (c’est le Calendula homéopathique).
Il sert toujours en bain d’yeux contre l’ophtalmie, pour panser les brûlures et les engelures, les plaies infectées, et contre diverses maladies de peau (acnés, impétigo, ulcères, eczéma). Il passait même jadis pour être anticancéreux. On l’utilise aussi contre les cors et les verrues.

[wptab name=’Description’]Famille des Synanthéracées.

Jadis le Souci connaissait une grande vogue en médecine populaire. Sudorifique et dépuratif, on l’utilisait contre les maladies de peau, les affections scrofuleuses, l’ictère et les engorgements des viscères abdominaux. On employait ses vertus antispasmodiques contre l’hystérie et diverses maladies nerveuses. On lui reconnaissait en outre des vertus stimulantes et antiscorbutiques.

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[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion de fleurs. 30 g par litre d’eau bouillante. Laisser 10 minutes en contact. Prendre 3 tasses par jour. Comme emménagogue, faire le traitement pendant 10 jours avant la date présumée des règles.
Teinture. Fleurs de Souci tassées sur lesquelles on verse 3 fois leur volume d’alcool à 40° et qu’on laisse macérer 10 jours. Prendre 2 à 4 g par jour.

Externe

On utilise la teinture diluée avec un peu d’eau contre les maux cutanés les plus divers, ou encore des compresses et lotions préparées avec l’infusion.
Pommade contre les ulcères, les brûlures et engelures. Elle se prépare avec une décoction concentrée de 100 g de pétales bouillis trois quart d’heure avec 300 g d’eau. Après avoir filtré, on ajoute deux fois le poids de saindoux et on laisse cuire doucement jusqu’à évaporation du liquide.
Suc de la plante entière. Mêlé à un peu de vin blanc ou d’eau-de-vie, il est excellent pour calmer les maux de dents et les névralgies faciales. Faire des bains de bouche ou des compresses.
Contre les cors et les verrues, appliquer des pétales pilés et réduits en bouillie.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Emménagogue
  • Anti-infectieux

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[wptab name=’Soins’]

Esthétique

On peut utiliser les propriétés du souci pour adoucir les peaux très fragiles : sous forme d’une lotion obtenue en faisant infuser, pendant un quart d’heure, une poignée de fleurs et de tiges de calendula dans une eau très chaude mais non bouillante. Appliquer en compresses tièdes sur le cou et le visage.

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Ratanhia

C’est la racine fournie par Krameria triandra, de la famille des Papilionacées, arbuste rampant des lieux arides et sablonneux du Pérou, de la Nouvelle-Grenade et du Brésil. L’écorce de cette racine, très riche en tanin, est un astringent puissant utilisé dans les diarrhées chroniques, les hémorragies, les hémorroïdes, les fissures anales. C’est aussi un excellent dentifrice. Les dames de Lima s’en servaient, de temps immémorial, pour cet usage : c’est à cause de cela que Ruiz s’intéressa à cette racine, l’étudia et l’appela d’ailleurs Raiz para los dientes (racine pour les dents).

[wptab name=’Description’]Famille des Papilionacées, arbuste rampant des lieux arides et sablonneux du Pérou, de la Nouvelle-Grenade et du Brésil.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion. 20 g de racine par litre. Rendre un demi-verre, à intervalles réguliers.

Externe

Décoction. 50 g par litre, bouillie un quart d’heure, en injections, lavements, fomentations.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Astringeant

[/wptab]
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